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me niveau pendant 6 semaines de son séjour à l'Hôpital.
Comme le 1° malade, Léon H. appartient au groupe des adiposo-génitaux.
Le 12 octobre on applique le même traitement que dans le premier cas : les injections quotidiennes de l’extrait perthymique à la dose de 2 cc. par jour. Mais l’effet général de ce traitement fut sensiblement inférieur à celui du 1‘ cas. Le poids non seulement n’a pas diminué, il est même augmenté, passant de 42 k. 550 au début de ce traitement à 43 k. 500 vers la fin.
Les urines ont manifesté une tendance plutôt à l’augmentation de volume. L'influence sur l’état général n’était pas bien nette.
Au contraire en ce qui concerne les organes génitaux, le résultat fut notable, les bourses ont grandi, les testicules sont descendus dans les bourses.
Le 14 novembre, on a passé au traitement thyroidien, qui a produit assez rapidement une amélioration dans l’état du malade.
Le 13 janvier 1927, on a enregistré la perte du poids qui est descendu jusqu’à 41 k. 100. L'enfant se portait mieux, la somnolence était moindre, Le 7 février 1927, le poids était de 42 k. 200, la taille, ayant augmenté d’un em., était de 131 em. On constata que les testicules sont de nouveau descendus par rapport à leur situation du mois de novembre.
Le 7 mai nous trouvons un poids de 41 k. 700, uñe tail-
‘le de 132,5 em. Le sujet a un bon appétit, il est moins
émotif, et sa dyspnée est moindre que pendant son séjour à l'Hôpital, mais l’enfant continue à boire et à uriuer abondamment,
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Les bourses, les testicules et la verge sont petites, mais les testicules se trouvent complètement dans les bourses.
3° Observation
(Résumé de l'observation, communiqué par le proïesseur agrégé P. Lereboullet).
Léopold D., 12 ans. Obésité assez marquée. Cryptorchidie avec les deux testicules perceptibles dans les anneaux inguineaux, mais peu volumineux, le droit surtout. Pas de signes d’hypothyroiïdie.
Le 12 mars 1927, l’enfant est mis au traitement opothérapique pluriglandulaire et aux injections d’extrait perthymique de Carrion. Après 9 piqûres, le malade est revu le 12 mai ; on constate que le testicule gauche est bien descendu et qu’il est de dimensions normales, le testicule droit est plus gros qu’au précédent examen. L'enfant a gagné un centimètre de taille, mais a encore augmenté de poids. L'amélioration dans l’état testiculai-
re est évidente ; en revanche l’action sur l’obésité a été nulle.
Comme nous le voyons, les résultats du traitement sont différents selon les cas. En ce qui concerne le prenier garçon, les effets du traitement sont multiples :
1° Sur l’état général, sa stimulation notable, avec atténuation de somnolence et régularisation des fonctions digestives.
2° Sur le poids, une diminution progressive.
3 Sur la polyurie.
4 Enfin et surtout sur l’appareil génital.
Cette action manifeste de l’opothérapie perthymique sur les organes génitaux, nous la constatons également
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dans le 2° cas, tandis que cette fois ni l’état général, ni le poids, ni la polyurie ne semblent être influencés par l'extrait du thymus.
De même, dans le 3° cas : influence notable sur l’état testiculaire, action nulle sur l'obésité.
Les modifications de l’appareil génital au cours du traitement portent :
1° Sur les bourses qui augmentèrent de volume.
2 Sur les testicules qui semblent être grossis.
3° Sur la verge qui commença à se développer et à s’allonger.
Bien entendu, il ne faut pas oublier que l'extrait thyroidien exerce parfois sur la cryptorchidie, liée, comme ses épiphénomènes avec les syndrômes thyroidiens ou non liée, action dans le même sens que l'extrait du thymus, dans nos observations. Nous avons vu par ailleurs dans le 2° cas que la substitution du traitement thyroidien à l’opothérapie thymique ayant très vite amélioré l’état du malade et provoqué une diminution de son embonpoint, n’a fait que prolonger et qu’accentuer, le processus du développement de l'appareil génital.
Néanmoins, l'influence de l’extrait thyroidien sur la cryptorchidie est ordinairement beaucoup plus lente à se manifester que celle de l’extrait thymique dans nos observations. En outre, elle est toujours liée à l'influence générale stimulatrice, qu’exerce l’opothérapie thyroidienne sur les échanges de l’organisme, et par ce fait, elle est comparable aux effets qu’a donné l'extrait du thymus dans la première de nos observations.
Mais les 2° et 3° observations montrent le fait de dissociation de cette influence de l'extrait perthymique : au-
cune efficacité sur l’état général et le poids, et l’action manifeste sur les organes génitaux.
= Le mécanisme de cette action est à discuter. Quand 1l ne s’agit que de trois cas, il est bien difficile d’en tirer les conclusions. On peut tout de même confronter les observations cliniques avec les résultats similaires expérimentaux obtenus par MM. Camus et Gournay. En tenant compte des constatations expérimentales des auteurs précédents, citées dans le chapitre 2, on aurait le droit d'envisager la possibilité des interrelations intimes entre le thymus et les glandes génitales, et on pourrait penser à une action spécifique, hormonienne, de l’extrait du thymus.
Plusieurs objections ont été formulées contre cette manière de voir. Nous rappelerons celle d’ordre histologique qui est fondamentale : le thymus n’a pas de structure glandulaire, histologiquement c’est un organe hymolymphatique, et ïl est bien difficile de l’assimiler aux glandes vasculaires sanguines. |
Il y a une autre explication très défendable de l’action du thymus sur le développement de l’appareil génitale, basée sur les considérations générales, tirées des recherches sur les facteurs de la croissance de l'organisme.
Le thymus, organe en évolution, est un tissu embryonnaire. L'action stimulatrice du tissu embryonnaire sur la croissance est un fait déjà connu depuis longtemps. Il est bien mis en évidence par les travaux de M.P. Carnot sur l’opothérapie embryonnaire. Les expériences récentes de À. Carrel et Eveling (1922-1926) et de P. Carnot (1923- 1926) l’ont démontré de nouveau d’une façon péremptoire.
L'extrait du tissu embryonnaire agit sur le développe-
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