‹ De l'adénopathie trachéo-bronchique en général et en particulier dans la scrofule et la phthisie pulmonaireChapitre 22 sur 34 · L:i face est beaucoup moins enflée · texte numérisé non relu

L:i face est beaucoup moins enflée

Le 24. Cette nuit, toux, oppression; respiration sifflante, comme avant.

Ce matin, on voit la joue droite un peu plus tendre (il a plu et il pleut).

Le 28. Mieux.

Le 31. Fatiguée la nuit, oppression, toux.

1er août 4872. N’est pas réglée depuis trois mois; les règles auraient dû venir il y a huit ou dix jours. Depuis trois ou quatre jours, douleurs dorsales, lombaires et au bas-ventre; face meilleure.

Le 2. Oppression très-vive cette nuit avec fortes douleurs lombaires. On a dû faire venir l’interne de garde; se plaint aussi de douleurs le long du bras gauche à partir de la fosse sous-claviculaire. Ce sont très-probablement des douleurs, suite de compression de nerfs aussi bien aux jambes qu’au bras gauche.

Depuis trois jours, point de côté à gauche.. Il y a deux jours, elle se mit à la fenêtre la nuit et elle a eu froid, elle vomit.

La percussion est douloureuse à gauche au niveau de l’omoplate.

Signes de pleurésie, fausses membranes avec peu de liquide dans la moitié inférieure de la partie postérieure du thorax à gauche. Pas de vibrations. Souffle aux deux temps, surtout à la limite supérieure. Là avec souffle, bruits de frottement (râles [?]). Ces bruits sont moins bien perçus plus bas; à la limite égophonie. Oppression moins forte que la nuit, mais elle persiste.

En avant et à droite, en haut, inspiration rude, avec frottement sec pleural. A gauche, en haut et en avant, on n’entend pas de respiration ; du reste là, matité presque absolue, de même qu’à droite. Les sommets en avant sont les seuls points de la face thoracique antérieure où il y ait un peu de son, quoique très-faible. Ailleurs dans cette région antérieure, matité absolue. En arrière, matité signalée de la pleurésie, à droite son assez grave; sonorité.

Les masses ganglionnaires sont toujours grosses, ainsi que la mamelle gauche; la droite s’est prise aussi.

Toujours 1 ganglion deltofdien droit; et ganglions (2 ou 3) dans la fosse sous-épineuse à gauche et à droite, mais surtout à gauche.

Le 3. Hier elle a été très-mal. Ce matin, pâle, fatiguée, oppressée. A droite et en arrière, frottement sec (sensation de glissement de deux surfaces sèches). Pouls fréquent, peau chaude. L’œdème de la face diminue considérablement; affaiblissement.

Trois heures. Dyspnée et cyanose labiale augmentées.

3 août. Morte à cinq heures et demie, brusquement, avec état asphyxique, mais sans agonie.

Au moment de la mort, l’œdème de la face et du cou avait presque entièrement disparu.

Opposition par les parents à Yautopsie.

Obs. VIII (personnelle).

Adénopathie cervicale (des deux côtés) plus prononcée à droite.

Signes d’adénopathie trachéo-bronchique à droite spécialement.

Gravigny (Gabriel), 27 ans, typographe. Entré le 17 juillet à l’Hôtel- Dieu, salle Saint-Bernard (service de M. le Dr N. Guéneau de Mussy).

Le malade est entré à l’Hôtel— Dieu se plaignant de sa respiration qui est gênée et courte et de douleur dans le côté gauche, au niveau de la douzième côte.

Il y a un mois, le malade avait pris froid , et le même jour, il avait ressenti des frissons et de la fièvre. Un point de côté le faisait aussi souffrir, et ce point de côté se continue encore aujourd’hui sous la forme de douleurs sourdes et lancinantes.

La gêne dans la respiration existait depuis 4 mois.

Huit mois avant qu’il se plaignît de cette gêne, il avait vu se former dans les fosses sus-claviculaires gauche et droite, surtout dans cette dernière, une tumeur ganglionnaire. Cette tumeur mit longtemps à grossir, et sous l'influence d’une pommade dont le malade ne connaît pas la composition, elle diminua promptement des deux tiers, il y a sept mois environ, puis resta stationnaire jusqu’à ce jour.

C’est trois mois après la diminution de cette tumeur ganglionnaire superficielle que la gêne de la respiration commença.

Cette gêne a très-peu augmenté. Depuis l’apparition de cet amas de ganglions, le malade, qui n’avait fait aucune maladie , dont les parents possèdent une excellente santé, qui n’avaitjamais toussé et avait toujours eu la respiration très-libre, s’est trouvé de temps en temps indisposé. Il lui a fallu assez souvent quitter son travail.

A son entrée à l’hôpital, on constate dans les fosses sus-claviculaires droite et gauche, des masses ganglionnaires nombreuses, surtout à droite.

Les ganglions, qu’il est impossible de circonscrire, adhèrent légèrement au tissu cellulaire voisin enflammé.

Ils forment un tout peu mobile, situé entre le sterno-cléido-mastoïdien en dedans, le trapèze en dehors, la clavicule en bas.

Ils sont indolents. Le malade n’a jamais eu de quinte de toux.

En arrière, la tonalité est plus élevée du côté droit que du côté gauche.

Le son monte de gauche à droite (du rachis à l’épaule).

La respiration est sèche, rude, aiguë, manquant d’expansion du côté droit.

Du même côté, râles sibilants. La respiration est diminuée des deux côtés excepté aux deux bases où elle est augmentée.

Quelques craquements se passant dans la plèvre s’entendent à droite et au sommet.

A la percussion, la tonalité est plus élevée à droite qu’à gauche, sur les lames des quatre premières vertèbres dorsales.

En avant, la tonalité est plus élévée au niveau de la première pièce du sternum que dans les fosses sus et sous-claviculaires droite et gauche.

Cette différence de tonalité est surtout marquée au niveau de la portion droite de cette première pièce du sternum un peu au-dessous et au niveau fie l’articulation sterno-claviculaire droite.

C’est à ce niveau surtout que s’entend un souffle expiratoire léger, mais très-net et prolongé, souffle qui n’est perçu , ni dans la partie gauche de la première pièce, ni au niveau de l’articulation sterno-claviculaire gauche.

Dans les fosses sus et sous-claviculaires droite et gauche, la respiration manque d’expansion, elle est aiguë à gauche, diminuée à droite.

Il y a des râles sibilants sur toute la hauteur des deux poumons.

Trailement. — Lichen, sirop de Tolu; — Paquets de magnésie.

10 juillet. Houblon; Teinture d’iode à l’intérieur, 3 gouttes.

id. 3 gouttes,

id. 4 gouttes,

id. 6 gouttes,

id. 7 gouttes,

id. 8 gouttes,

id. 9 gouttes,

id. 9 gouttes.

Le 19. Le malade va mieux, il respire beaucoup plus librement.

Les tumeurs formées par les ganglions superficiels, situés dans les losses sus-claviculaires droite et gauche, ont diminué sensiblement.

Au lieu d une masse empâtée difficilement circonscrite, peu mobile, on sent, à la palpation, rouler sous ses doigts les ganglions isolés, mobiles, facilement circonscrits et diminués de volume.

La périodinite a disparu. Il est permis d etendrc, dans ce cas cette amelioration dans l’état des ganglions externes aux ganglions internes, et de croire dans les circonstances où manque l’adénite externe, à une

Le 11.

id.

Le 12.

id.

Le 13.

id.

Les 14 et 15.

id.

Le 16.

id.

Le 17.

id.

Les 18 et 19.

id.

amelioration semblable dans l’état des ^an^lious internes, lorsque les symptômes s’apaisent et les accidents diminuent.

Obs. IX (personnelle).

Adénopathie trachéo-bronchique à gauche, manifeste. - Etat tuberculeux du sommet gauche, amélioré considérablement, puis resté stationnaire. — Persistance de l’adénopathie.

La nommée M. M., âgée de 32 ans. blanchisseuse, entre à l’Holel-Dieu le 31 décembre 1873 (service de M. le Dr Gneneau de Mussy).

Page 1