‹ De L'Administrateur Provisoire De L'Individu Non Interdit Placé Dans Un Établissement D'AliénésChapitre 61 sur 88 · Même Bullelin, p · texte numérisé non relu

Même Bullelin, p

3. Larnaude, Rapport sur la réforme des lois sur les aliénés. Rousseau, 1904.

Si l’on s’est moins occupé des défauts de cette même loi, en ce qui concerne la gestion des biens des aliénés, c'est que le bruit fait autour de l’escamotage d’un patrimoine est toujours moins considérable que celui provoqué par le scandale d’une séquestration arbitraire. Le mal est peut être moins grand, en effet, de se voir dépouillé de sa fortune que de se voir injustement privé de sa liberté. On conviendra qu'il est cependant fort sérieux. Or nous aurons plusieurs fois l’occasion de montrer, au cours de ce travail, que c’est précisément le résultat, en face duquel se trouve souvent le malade revenu à la santé ou sa succession, quand il meurt à lhospice, avec le système de protection insuffisante de la loi actuelle.

Cette loi de 1838 fut cependant accueillie avec un véritable enthousiasme par l'opinion publique lors de sa promulgation. Elle était alors un réel progrès sur toute la législation antérieure, aussi bien en France qu’à l'étranger. Elle fut en quelque sorte selon l'expression de M. Dubief(r), la cristallisation de la doctrine qui s'était formée sous la Révolution Française en 19790 et 1791, époque à laquelle, sous linfluence de Pinel, l’aliéné a été élevé de sa condition d'animal malfaisant et nuisible, à l'état de malade que l’on soigne.

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