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elle adopta les couleurs de la ville de Paris., établit son quartier général à rHôtel-de-Ville , et se mit aux ordres de l’autorité communale. Le concours spontané de cette milice improvisée sauva Paris du pillage après la prise de la Bastille. Les gardes nationales des provinces, organisées d’après ce modèle, furent partout un double rempart contre les séditions militaires et les émeutes populaires.
Mais la révolution marchait avec rapidité vers la centralisation et le despotisme parlementaire; l’institution de la garde nationale fut entraînée par ce mouvement et ne tarda pas à prendre un caractère politique.
Les anciennes milices furent abrogées (i) : les nouvelles gardes nationales prêtèrent, en se fédé-, rant, le serment de maintenir la constitution et de défendre l’intégrité du territoire (2); un costume uniforme leur fut prescrit (3); leur mise en activité pour la défense des frontières fut autorisée par plusieurs décrets (4). La constitution de septembre 1791 appela la nation en masse au service de la force publique (5). La loi du 29
(1) Décret (la 31 décembre 17811.
(2) Décrets des 10 et 27 juin , 7 juillet 1790; 15 juin 1791.
(3) Décrets des 23 juillet et 21 septembre 1790; 15 janvier, 20 juillet 1791.
(4) Décrets des 21 -24 juin, 12 août ci 12 octobre 1791 ; 3 février 1792.
(5) Art. 2.