‹ De l'administration de Louis XIV, 1664-1672Chapitre 20 sur 38 · CODE NOIR · texte numérisé non relu

CODE NOIR

fériés. Le Code noir prohibé les ventes d'esclaves aux mêmes jours , et punit les débauciies des maîtres qui abusaient de leurs esclaves. Là famille n'est plus interdite aux noirs : ils pourront se marier. Baptisés, ils seront inhumés en terre sainte. La nourriture des noirs, leurs vêtements, les soins dus à l'esclave malade , sont fixés par la loi '. Le meurtre d'un esclave donne lieu à dés poursuites contre le commandeur et le maître^. Il est défendu de vendre séparément le mari , la femme et les enfants impubères^. Le maître âgé de vingt ans peut affranchir ses esclaves, sans avoir à rendre compte (fe sa conduite f. Tout esclave afTranchi est réputé sujet naturel ^

Mais , à côté de ces mesures protectrices de l'esclave, d'autres garantissent la sécurité et parfois la tyrannie du maître: interdiction du port d'armes aux esclaves ; prohibition des attroupements , de la veqte des cannes à sucre et des denrées de toute nature. L'esclave ne pouvait être propriétaire, ni remplir une fonction publique, ni être partie dans un procès. Il était puni de mort pour avoir frappé son maître, sa maîtresse ou leurs enfants, avec contusion ou effusion de sang. Enfln , l'article 4i déclarait les esclaves meubles. Ils retombaient ainsi sous 1^ copp des lois anciennes î qui ne voyaient en eux que d^ choses. Mais , en somme, il y avait amélioration dans leur position , et ce ftit un honneur pour Seignelay d'avoir complété par ce Code l'œuvre législative à laquelle son père avait pris une part si glorieuse..

» C(Kfeiiotr,arl.22,23,25,27.

' n>id. , art. 43*.

3 lbld.,art.47.

* lbid.,ari. 6ô.

* lbid.,arl. 57.

vu.

POLICE; LETTRES, ÂRtS ET SCIENCES; AFFAIRES EOCLËSIASTIQUES.

EmbelUBsemeot de Ptfls; Conseil de police (iOW): La Reynle, premier litekenaat de, police ( 1687 ). ~ Grands monuments élevés à cette époque, i- Protection accordée aux arts , aux lettres et aux soiences : Académies àm InscrtpUoos et BeUes-Uttres ( 180 ), des Sciences ( 1668 ), de Peinture, de Sculpture, d'Architecture et de Husique; pensions' aux savants Ihinçais et étrangers. — AfRiIres ecclésiastiqaeB :• retranchement de dixsept êtes; e0l9rt6 de Colbert pour dimbiuer le nombre des m61aes ( 1668-1687 ); maximes de, Louis XIY à l'égard du clergé: déclaration, contre les jansénistes ( 1684 ) : hitte entre les GaHlcans et les Uttnmontalns (1864-1683); paix de l'Égltee ( («S ): Antoine Amault il la Cour ; grandeur dç l'église de France h cette époque. — Puissance et richesses de Colbert. —Lutte de Colbert et de Louvois.

L^activité de Colbert suffisiait à plusieurs de nos ministères actuels : finances, commerce, travaux publics , marine , législation , il embrassait et fécondait toutes ces branches d'administration par l'étendue de son génie et Pardeur opini&tre de son travail. Il avait encore une partie des attributions des ministères de Pintérieur et de Tinstruction publique. Dès 1666 ; il fit tenir des conseils pour recherdier les moyens de donner à Paris la clarté et la salubrité. La satire de Boileau sur les embarras de Paris n'était pas alors une exagération poétique. Il n'y avait ni

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