NOM IN AT. SING. GENITIF. NOMIN. PLUR. THKME
yag'vd, sacrificateur, yag'van-as. yag'vân-as. yagvan.
IRLANDAIS
daileamh, échanson. daileamhain. id. id.
ollamh, docteur. ollamhan. id. id.
breitheamh, juge. hreitheamhan. breilheamhuin
Etc.
» Pour rag an-as. L'irlandais offre fréquemment la môme contraction, Vit au génitif, soit au nominatif pluriel.
Ces noms ont, dans tous les cas, perdu les suffixes du génitif et du nominatif pluriel, et sont réduits à la simple forme du thème. Mais une concordance remarquable se trouve au datif pluriel, que le sanscrit forme en retranchant Yn , yag , vab i yas, aux sacrificateurs. L'irlandais a de même daileamaibh, ollamliaibli , breilhcamliuibh, à côté toutefois d'une autre forme daileamlmuibh, etc.
Les noms formés par le suffixe man l'ont ordinairement complet au nominatif en irlandais, comme on peut le voir à la page i o3. Cependant un certain nombre de cas offrent m, m/i, seulement. Ainsi ainm, nom (sanscrit, nâma, nominatif singulier ) , a au génitif mnmean, au nominatif pluriel anmann-a (sanscrit nàmàn-i). Ces noms étant des neutres en sanscrit, Va du pluriel gaélique répond à 17 sanscrit , comme la des neutres zend et latin. A cette même classe appartiennent snadhm , nœud , pluriel snadhmana ; daim/i , maison (sanscrit d'aman), adhm, connaissance (sanscrit àtman, ame), etc.
Le nominatif sanscrit sud, chien , s'est contracté dans l'irlandais eu; le thème s' van reparaît dans le génitif coin , et le nominatif pluriel gaélique con~a a conservé le suffixe du sanscrit s' van-as. En gallois s'vd est devenu et, et le thème s'van se retrouve dans le pluriel cwn; en bas-breton Ai, et kunn.
§ 58. Déclinaison des adjectifs.
Elle ne diffère de celle des substantifs que parcequ'elle est encore plus tronquée. Les adjectifs terminés par des' voyelles n'ont plus aucune flexion. Ceux qui se terminent par des consonnes prennent, dans certains cas, un eau génitif et un a dans tous les cas du pluriel. — On trouve cependant encore, dans les manuscrits du moyen âge, des adjectifs avec le suffixe du datif pluriel en ibh.
§ 59. J'ai dit que le gallois n'offrait plus aucune trace de flexions de déclinaison , et qu'il se bornait à distinguer par des suffixes le pluriel du singulier. Ces suffixes du pluriel
sont fort nombreux. Owen en énumère douze, savoir .ait, awr, ed, ez, i, iau, ion, od, 02, on, wys,yz, et il affirme que chaque substantif peut prendre l'une ou l'autre de ces terminaisons , quoique l'usage lui en attribue une de préférence. Ceux de ces suffixes qui paraissent dériver du sanscrit as, et r;ui y répondent dans les mots corrélatifs, sont au, ez,yz. Exemples : sanscrit, pad-as, pieds, gallois, pez-au; sanscrit, anilâs, vents, gallois, analau; sanscrit, svasdras, sœurs, gallois, cliwyor-yz, sanscrit, as' vas, chevaux, gallois, osw-yz, etc.