‹ De l'affinite des langues celtiques avec le sanscritChapitre 22 sur 27 · BRETON · texte numérisé non relu

BRETON

zud.

az.

zomj).

zot.

zont.

CORNIQFE.

eh.

eist.

son.

soh.

sonz.

i) Outre le prétérit, l'irlandais possède encore deux temps composés, mais de formation secondaire. Ce sont le futur et le conditionnel qui intercalent fa ou fi cotre la racine et les suffixes personnels.Sans entrer ici dans des détails qui s'éloigneraient du but de ce travail, je dirai que ce fa me semble se rattacber à l'autre racine b'ti du verbe être. La [orme fo, fa, pour bo f ba, il fut, se trouve réellement dans l'ancien irlandais, et l'analogie est évidente entre le futur de beit/i, savoir, beid, beidliir, beidli, beidltmar, beidhbliar, beid/iid, et les flexions du futur, fid, fin, fidh, feamar, feabliar,fid. Ces dernières ont subi seulement la contraction qui est si naturelle aux désinences en général. Il en est de même du conditionnel.

Ce mode de formation par l'auxiliaire b'u se retrouve encore dans le conditionnel breton, par exemple, karfenn, j'aimerais, karfez, karfé, etc. , et dans le comique : guylfim , je verrais, guylfidli, guytifi etc. Le gallois n'en a conservé de tracequ'àla troisième personnedusingulier du futur terminée quelquefois en if, carif, il aimera.

Je signale en passant l'analogie directe de cette formation avec celle des futurs latins en bo, et son analogie de principe avec le second futur et le conditionnel sanscrits en syatni, et syam, où Bopp a reconnu encore une combinaison de la racine as

Le gallois a plusieurs temps composés qui lui sont particuliers. Ainsi son présent de l'indicatif est un composé de la

' Sanscr. Gramm. p. tôo. ,

racine et du présent du verbe être, wyv, wyt, yw, ym, ych , y ni. Ce temps, qui se lie à la racine bu, par une singularité digne de remarque , se combine même avec byz ( autre forme de 6'iî), pour faire un présent byzwyv, byzwyt y byzyw y etc. Les terminaisons des participes en edig et edwy ne sont que les participes du verbe au y aller, ajoutés à la racine, etc. L'histoire de ces formations ne se liant point au sanscrit, je ne m'en occuperai pas ici davantage.

Je ne traiterai pas non plus du passif, dont la formation par un suffixe r, commune aux deux branches du groupe celtique, ne se rattache point au sanscrit, mais pourrait bien avoir quelque rapport direct avec le passif latin.

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