‹ De L'AlbumineChapitre 10 sur 13 · CE 7 ALES · texte numérisé non relu

CE 7 ALES

On connaïssoit la manière dont l'acide phosphorique se comporte envers l’albumine bien avant que Graham fit connaître sa constitution. On avait remarqué que l'acide ordinaire ne coagule pas l’albumine, mais que cet acide, après avoir été calciné, la précipite comme l'acide nitrique, et que cet acide calciné, dissous dans l’eau, perd, au bout d’un certain lemps, la propriété de précipiter l’albumine, et peut la coaguler après une nouvelle calcinaon. C’est que l’acide ordinaire PhO®. 3H0, qui ne précipite pas l’albumine, devient, par la calcination PhO5. HO (acide mélaphosphorique), acide coagulant. Comme ce dernier se chinge peu à peu, au contact de l’eau, en acide phosphorique Ph0*, 3H0, on conçoit qu'au bout d'un certain temps il cesse de précipiter l’albumine.

Comme l’acide acétique, l'acide phosphorique redissout Palbumine coagulée par la chaleur, mais plus difficilement; et, comme lui, il précipite l’albumine dissoute dans des solutions concentrées de sels neutres. Parmi ces deruicrs, il faut excepter le borax, le phosphate de soude, les acétates alcalins, etc. Or, comme les acides de ces sels sont des acides non coagulants, il faut en conclure que l'acide phosphorique, ce qui s'accorde avec les lois de Berthollet, déplace l’acide du sel et que c’est alors ce dernier qui agit sur l’albumine. Mais la même explication ne peut être donnée pour l'acide acétique, qui est un acide trop faible pour déplacer les acides minéraux puissants.

Les acides de la deuxième catégorie sont la plupart des acides minéraux, et parmi les acides organiques, ou plutôt les corps qui en jouent quelquefois le rôle, l'acide phénique et l'acide tannique. Les uns coagulent l’albumine, les

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autres la précipitent sans la coaguler ; mais dans le larcage on emploie indifféremment les mots de précipitation et de coagulation. Pour démontrer qu'il n'y a pas coagulation, mais simple précipitalion par l'acide nitrique par exemple, on peut répéter l’expérience suivante de Thénard. Si on verse une solution étendue d’acide nitrique dans une solution étendue d'albumine, on voit Le précipité d'abord formé se redissoudre. Donc 1l n'y avait pas coagulation, puisque l’albumine coagulée est insoluble. Puis, si on continue d'ajouter de la solution acide, il arrive un moment où le précipité devient stable. Si, sans tarder, alors que l'acide n’a pas encore eu le temps d’altérer l’albumine, on vient à neutraliser pen à peu la liqueur acide avec une solution alcaline très-étendue, on voit le précipité se redissoudre, et la liqueur est presque limpide alors que la réaction est encore acide. — Lei on ne peut invoquer l’action dissolvante de l’alcali sur l'albumine, puisqu’on opère avec une solution alcaline étendue et que la redissolution se fait dans un milieu acide.

On sait encore qu’on ne peut laver de l’albumine précipitée par l'acide nitrique, sans qu’il s’en redissolve une certaine quantité (Méhu) ; or celte partie qui se redissout est celle qui n’a pas été altérée par une action secondaire de l'acide, action &’autant plus rapide que l’albumine, en se précipilant, entraîne de l'acide qu’il est difficile d'enlever par l'eau seule : c’est la même chose que lorsqu'elle se précipite par la chaleur en entrainant des sels.

De ces faits je conclus que les acides nitrique, chlorhydrique, etc., étendus précipitent l'albumine sans la coaguler, autrement dit que l'albumine est insoluble dans l’eau

ER os contenant une certaine quantité de ces acides minéraux.

Selon Berzelius, il se formerait d'abord des nitrate, sulfate d'albumine solubles qu’un excès d’un acide quelconque décompose ensuite; et pour l’acide sulfurique, le précipité formé serait du sulfate d’albumine coagulé. Mais ce qui tend à faire paraître douteuse lexistence de ce dernier composé, c’est que par des lavages à chaud on peut lui enlever la plus grande partie de son acide.

Si, maintenant, on prend un acide concentré, ce dernier précipite d'abord l'albumine, puis, suivant sa nature, Ja modifie et lPaltère ainsi qu’on va le voir. Mais ici, comme la chaleur produite par le mélange de l'acide concentré el de l’eau peut être suffisante pour qu'il y ait coagulation aux points de contact de l'acide et de la solution albumineuse, le précipité est formé d’albumine précipitée et d’albumine coagulée.

Avec l'acide nilrique concentré, l'albumine jaunit et se change en une matière jaune acide qu'on appelle acide xanthoprotéique. A chaud, cette transformation a lieu rapidement,et le précipité se redissout si l'acide azotique est en quantité suffisante. Get acide Jaune peut se combiner aux acides minéraux el aux bases. C’est lui quise forme quand les matières albuminoïdes, telles que la peau, les ongles, les plumes, etc., jaunissent par acide nitrique.

On obtient le même produit avec l'eau régale ; en outre, si on distille, on peut recueillir une huile violette dont les vapeurs irritent fortement les yeux: c’est le chlorazol de Mulhauser C* H CF AzO*.

L’acide chlorhydrique précipite l’albumine et le précipité se redissout dans un excès d'acide. Il se développe

Epos

ensuite une couleur violacée d'autant plus rapidement que l'acide est plus concentré et la température plus élevée : si on porte à l'ébullition, la couleur violette apparaît de suile. On a vu l’explication de ce fait que donnent MM. Leconte et Goumoens. Dans la dissolution de lalbumine dans l'acide ehlorhydrique, on admet qu’elle se transforme en syntonine. Celte solution chlorhydrique à un pouvoir rolato‘re bien plus élevé que lalbumine non modifiée.

L'action suffisamment prolongée de l’acide sulfurique sur l’albumine donne des amides, qui sont la leucine et la glycolamine qui se rattachent à la série des acides gras, et la tyrosine qui se rattache à la série des acides aromatiques.

Il se forme, en outre, des matières humiques et des principes oxÿgénés encore peu connus.

L'acide chromique coagule d’abord l’albumine, puis il agit sur elle comme les oxydants énergiques dont 1l a été déjà parlé.

Avant de terminer ce qui a rapport à l’action des acides minéraux sur l’albumine, je dirai que j'admets les azotate, su.fate d’albumine soluble de Berzelius; ils permettent seuls d’expliquer le fait singulier suivant : Si, dans une solution concentrée d’albumine on ajoule une trèspetite quantité d’un acide minéral, l’albumine n’est plus coagulable par la chaleur. Il se formerait donc dans ce cas un azotate d'albumine sur lequel la chaleur n'aurait plus d’aclion. Si on ajoute ensuite une plus grande quantité d'acide, la coagulation peut avoir lieu, parce que la combinaison acide d’albumine est décomposée par un excès

d'acide, el que, dès lors, l’action de la chaleur n'est plus entravée.

C’est ainsi que Bences Jones, grâce au nitrate d’albumine soluble de Berzelius, a expliqué cette curieuse anomalie qu’on avait rencontrée dans la recherche de l’albumine dans des urines morbides. Beale a cherché aussi à l'expliquer en supposant que de l’acide phosphorique est mis en liberté, et que cel acide, qui redissout l’albumine, en empêche la précipitation. Mais ce fait qu’une petite quantité d’acide acétique redonne à l’albumine la faculté

de se coaguler, tend à rendre l’opinion de Beale peu probable.

L'acide phénique coagule Palbumine; le précipité est donc complétement insoluble dans l'eau comme l’albumine coagulée par la chaleur. Il n’est formé que d’albumine presque pure,

Le tannin forme avec l’albumine un composé imputrescible. Si l’albumine est en solution alcaline, la précipitation n’est complète que lorsque tout l’alcali est neutralisé par un excès de fannin; d'où la nécessité, si l’on veut obtenir du tannate d’albumine, d’acidifier préalablement la liqueur albumineuse. D'un autre côté, un grand excès d'un acide non coagulant, acétique, tartrique, peut redissoudre le précipité, surtout à chaud. Il en est de même de la potasse, Enfin, le composé d’albumine et d’acide tannique peut être décomposé par les sels de fer, et de l'albumine coagulable est remise en liberté.

Action des sels. — Comme pour les acides, je ferai plub)

Ne sieurs classes de sels et les diviserai en sels : 1° Sans action sur l’albumine ;

9° Qui seuls ne la précipilent pas, mais qui, par leur présence, la font précipiter par un acide non coagulant ;

5° Qui la précipitent en se décomposant eux-mêmes ;

4° Qui la précipitent sans se décomposer et en s’y combinant.

Il vient, à propos des acides, d’être déjà parlé des sels de la 4" classe, qui sont les sels alcalins à acides phosphorique, acétique, etc., et de ceux de la 2° classe, dont les acides sont ceux qui précipitent l’albumine : acides sulfurique, nitrique, etc.

Une question intéressante, qui se rattache à cette action des sels alcalins sur l’albumine, est celle de la transformation de l’albumine en fibrine, par M. Denis. Il faisait digérer à 50° de la fibrine humide avec du nitre; etc., et il obtenait un liquide coagulable par la chaleur comme l’albumine, mais précipitable par l’acide acétique comme la caséine. Les expériences de Letellier et de Liebig vinrent confirmer la découverte de Denis; el à ceux qui prétendaient que c'était de la caséine à cause de l’action de l'acide acétique, M. Malsens répondit par ses recherches sur la précipitation de l’albumine par les acides non coagulants en solution saturée de sels.

On fait encore une application avantageuse de cette précipitation quand on n’a à rechercher que des traces d’albumine dans un liquide; dans ce cas, l’albumine pourrait n'être décelée ni par la chaleur ni par l’acide nitrique. On opère ainsi : le liquide à examiner est saturé à froid de sulfale de soude ou de magnésie et on filtre, On l’aci-

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dule légèrement avec de l'acide acétique‘ et on en remplit à moitié un tube à expérience qu’on a soin de chauffer seulement à la partie supérieure. Il apparaît alors un trouble plus ou moins considérable, qu’il est très-facile de voir parce qu’il tranche avec la partie inférieure du tube qui n’a pas été chauffée et qui est restée limpide.

Un: grand nombre de sels métalliques, qui sont décomposés par l'albumine, forment la 3° classe. Leur base et leur acide se combinent à l’albumine, chacun de leur côlé; peut-être se forme-t-il encore quelquefois des doubles combinaisons. Les précipités qui sont formés par l’oxyde métallique et l'albumine sont diversement colorés selon la nature du métal. Mais comn® la plupart de ces composés sont solubles dans un excès de sel et solubles dans l’albumine, ils présentent généralement peu d’intérêt à étudier.

C’est un albuminate de plomb basique qui, par sa décomposition, donne l’albumine pure de M. Wurtz.

Cette précipitation des sels métalliques par l’albumine est quelquefois mise à profit dans les cas d’empoisonnement; mais, comme on vient de le voir, un excès d’albumine pouvant redissoudre l'albuminate formé, il faut alterner son emploi avec celui des vomitifs. Je me suis assuré cependant que, dans la précipitation de l’azotate d'argent par l’albumine, le précipité est insoluble dans l’albumine.

D'autres sels enfin, ceux de la dernière classe, se combinent à l’albumine sans subir de décomposition, et don-

1 Quand on a affaire à de l’urine, il est préférable d’aciduler avant la filtration, l'acide pouvant précipiter de la mucine.

— neni lieu à des précipités souvent caractéristiques. Cest ainsi qu’en solution fortement acidulée par l’acide acétique, l’albumine forme avec les cyanures jaune et rouge de potassium et de fer des combinaisons où se trouvent tous les éléments du sel. Ce précipité est soluble dans l'alhbumine comme dans un excès de cyanure.

L'albumine précipite le bichlorure de mercure; c’est cette réaction qui à fait préconiser par Orfila l’emploi de l’albumine comme contre-poison du sublimé corrosif. Assez longtemps on crut que le bichlorure élait décompost et qu’il se formait une combinaison d'albumine altérée et de protochlorure de mercure. Chantourelle combattit cette hypothèse; mais ce fut Lassaigne qui démontra que le précipité esl composé de 93,55 albumine et 6,45 sublimé. Ce composé est soluble dans les chlorures, bromures, iodures alcalins, et l’albumine en peut être alors précipitée par les acides, 1l est soluble aussi dans les acides acélique, phosphorique, etc., et dans l'albumine. La présence des chlorures dans le suc gastrique sera donc une raison de plus pour provoquer les vomissements après Padministralion de l'albumine dans un cas d'empoisonnement par le sublimé. On comprend aussi pourquoi les chlorures alcalins, associés au bichlorure de mercure, l'empéchent de précipiter l'albumine. Le composé de bichlorure de mercure et d’albumine est insoluble daus l'alcool, léther, l'eau et un excès de sel mercuriel.

L’iodure double de mercure et de potassium donne avec l’albumine, en solution très-acide, un précipité formé de Hg IAÏb. Ce composé est soluble dans l’albumine, légèrement soluble dans l’eau, insoluble à froid et à chaud dans

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l'eau acidulée et dans Palcool. Son insolubilité dans l'alcool chaud le distingue de celui que l'iodure double donne aussi dans les solutions d’alcaloïdes, de gélatine et de caséine. Celui formé avec la gélatine est même soluble à chaud dans l’eau. Ce sel double pourrait donc servir à caractériser lalbumine (précipité insoluble dans l'eau acidulée et l'alcool), la caséine (précipité insoluble dans l’eau acidulée, soluble dans l'alcool chaud), la gélatine (soluble à chaud dans l’eau acidulée et Palcool). En outre, le sublimé reforme du biiodure de mercure avec les composés de gélatine et de caséine, alors même qu’ils sont redissous dans un excès de gélatine ou de caséine, tandis qu’il n’en est rien avec les composés albumineux. L’albumine a donc une bien plus grande affinité pour l’iodure de mercure que la caséine et la gélatine.

Dans les combinaisons formées par l’albumine et les sels que nous venons de passer rapidement en revue, l'albumine n’est aucunement allérée. Mais il n’en est pas toujours de même, et M. Harting a signalé des cas où elle se transforme en un corps jouissant de propriétés nouvelles. Cherchant à reproduire artficiellement les formations calcaires qu'on rencontre dans l’économie, il fit dans des solutions de gélatine et d’albumine des précipitalions de sels de chaux en metiant à quelque distance l'un de l’autre des sels solubles qui, par double décomposition, devaient donner des sels insolubles, Il remarqua alors que l'albumine se combine au nouveau sel calcaire, au carbonate, par exemple, si on s’est servi de chlorure de calcium et de carbonale de soude. Si on vient alors à enlever la chaux avec un acide, on ne trouve plus que de

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l'albumine transformée en une substance se rapprochant de la chitine, et qu’il appelle calcoglobuline. On l’obtient rapidement en plaçant un fragment de chlorure de calcium dans de l'albumine; au bout de plusieurs jours, l’albumine a subi la modification qui vient d’être indiquée. Elle est devenue complétement insoluble dans l’eau.

Ayant fait bouillir longtemps cette nouvelle substance avec de l’eau et de l’acide sulfurique, j'ai obtenu après saturation un corps qui réduisait la liqueur cupropotassique, qui brunissait par la potasse et était presque insoluble dans l'alcool. Le temps ne m'a pas permis de vérifier si ce corps possède toutes les autres propriélés des sucres, et s’il n’est pas identique avec celui qu'on obtient par le mème traitement avec la chondrine.

Action des bases. — La substance qu'on appelle communément l’albumine du sérum est composée d’une partie précipitable par l’acide acétique et le sulfate de magnésie employés isolément, et non coagulable par la chaleur, c'est l’'albuminose: et d'une autre que ne précipite pas l'acide acétique et que la chaleur coagule, c’est l’albumine proprement dite, appelée aussi sérine. Dans le blanc d'œuf, 1l ne se trouve pas d’albuminose, et Je trouble qui apparaît avec l'acide acétique dans les œufs un peu anciens n’est pas dû à autre chose qu'à de la protéine formée sous l’influence d’un commencement de décomposition. Si on vient à ajouter une petite quantité d’alcali caustique ou carbonaté à de l'albumine du sérum ou de l'œuf, la coagulation est incomplète ou même n’a.plus

lieu par la chaleur. Or, si on admet, avec Gerhardt, que l’albumine se comporte comme un acide bibasique, l’albumine coagulable serait à l'état de bialbuminate de soude, tandis que, lorsque, avec une plus grande quantité d’alcali, elle ne peut plus être coagulée, elle serait à l'état d’albuminate basique. C’est ce qui explique pourquoi il faut aciduler légèrement une solution alcaline d’albumine quand on veut la coaguler par la chaleur.

Mais si Paleali ajouté est en excès, alors l’albumine est décomposée; son soufre se combine avec une partie de l'alcali pour former un sulfure, et il reste de la protéine dissoute qu’on peut précipiter en saturant la liqueur avec un acide. Cette protéine est soluble dans les alcalis; les acides l’en précipitent, mais un excès la redissout.

La protéine peut-elle être convertie en albumine? Je le crois, si on peut de nouveau la combiner au soufre, et c’est ainsi que j'interprète l'expérience suivante de Schützenberger. Ce chimiste dissout dans la potasse de l’albumine coagulée, puis verse de l’acide acétique en léger excès, jusqu’à ce que le précipité d'abord formé soit redissous ; il dialyse, et quand, dans le vase intérieur, 1 n°y a plus de réaction acide, la dissolution est devenue opaline et coagulable par la chaleur ; mais une petite quantité d'un alcali ou d'un sel neutre la précipite. C’est donc une sorte d'état intermédiaire entre la protéine et l’albumine, une demi-albumine, pour ainsi dire. Quand Palbumine est-dissoute dans la potasse, la liqueur renferme un sulfure alcalin qui, au contact de l’oxygène de l’air, doit se changer en partie en hyposulfite, et, quand on vient à y verser un acide, il se précipite en même temps du soufre

el de la protéine, qui se recombinent pour former un corps moins sulfuré que l’albumine. C'est encore ainsi que Jj'explique les résultats différents trouvés par les chimistes qui se sont occupés des matières albuminoïles. Quelques-uns ont trouvé du soufre dans la protéine, tandis que pour d’autres elle en est dépourvue : résultats que j’attribue au temps qui a séparé la dissolution dans l'alcali de la précipitation par l’acide, et pendant lequel le sulfure alcalin a pu s’oxyder plus ou moins au contact de l'air.

La baryte, la strontiane, la chaux se combinent à froid avec l'albumine, en donnant des composés qui humides sont poisseux, dureissent par la dessiccation et résistent alors à l'eau bouillante. On utilise cette propriété dans la confection d'un lut formé de blanc d'œuf et de chaux éteinte.

Si on fait bouillir de l'albumine avec une solution concentrée de potasse, jusqu'à ce qu'il ne se dégage plus d'ammoniaque, la dissolution contient alors du carbonate et du formiate de potasse, de la leucine et deux autres corps que Mülder a désignés sous les noms de protide et d'érythroprotide.

Fondue avec de la potasse dans son eau de cristallisation, l'albumine se convertit en leucine eten tyrosine; il se produit aussi du valérate et de l’oxalate d'ämmoniaque.

Nasse (de Halles) a vu que, quand on la fait bouillir avec de la baryte, il se dégage une quantité constante d’âmmoniaque représentant 18 pour 400 de Pazote qu’elle contient. Le résidu contient de la leucineet d’autres substances azotées.

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