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nier produit d'oxydation dans l'économie des matières albuminoides, d'autres, au contraire, niaient la réalité de cette transformation, quand, en 1856, M. Béchamp, par l’oxydalion en quelque sorte directe de l’albumine sous une influence alcaline, en se servant de permanganale de potasse, obtint de l'acide carbonique, de l’ammoniaqué et de l'urée. — L’oxydation est tellement parfaite, dit-il, qu'on peut doser le soufre et le phosphore. Les expériences de M. Béchamp furent répétées en Allemagne surtout, et MM. Subbotin, Huppert, Stœiler, Loewe, etc., ayant oblenu non de l’urée, mais seulement les mêmes produits qu'avec les mélanges oxydants de bichromate de potasse ou de peroxyde de manganèse et d’acide sulfurique, contredirent les assertions du chimiste de Montpellier. Mais au mois de décembre 1871, M. Ritler communiqua à l'Académie des sciences qu'en répétant les expériences de Béchamp il avait obtenu de l'urée el d’autres produits acides incristallisables. — L'opération est très-délicate à conduire, et son succès dépend de la température qu’à un moment donné de la réaction il faut régler avec soin, ce dont les précédents expérimentateurs n'avaient pas tenu compte. Quant à la nature des produits acides qui dans cette réaction accompagnent l’urée, et que M. Ritter a trouvés comme M. Béchamp, elle est encore inconnue ; mais M. Béchamp se réserve d’en faire l'étude. Ainsi la production de l'urée par l'oxydation des matières animales est maintenant un fait mis hors de doute.
Le chlore, le brome précipitent l’albumine. — Millon a observé que le chlore, en agissant sur elle jusqu’à ce qu'il cesse d’être absorbé, ne forme pas moins de trois matiè-
res distincles. On obtient, entre autres, la combinaison qu'il représente par la formule C* IF! Az$ O® CIO.
Action des ucides. — D'après leur action sur l’albumine, on peut ranger les acides en deux catégories :
4° Acides qui ne précipitent pas l’albumine de sa solution dans l’eau distillée ;
2° Acides qui la précipitent.
À la première appartiennent les acides acétique, citrique, tartrique, lactique, oxalique, etc., et parmi les acides minéraux l'acide phosphorique ordinaire. — Ils ne précipitent pas l’albumine d’une solution chargée de peu de sels, et ils redissolvent l’albumine coagulée. On a déjà vu pourquoi, quand on acidule une liqueur où on veut rechercher l’albumine, il faut éviter un excès d’acide.
Ces acides non coagulants, versés en grande quantité dans une solulion concentrée d’albumine , donnent avec elle une gelée transparente et incolore qui se liquéfie par la chaleur et se reprend en masse par le refroidissement. La chaleur ne la trouble pas, mais l’addition d’un sel neutre ou d'un alcali la précipite. Desséchée, cette gelée devient presque insoluble dans l’eau. Comme l'addition en grande quantité d’un sel neutre dans une liqueur albumineuse donne à l’albumine la propriété de précipiter par l’acide acétique, on peut en conclure, avec M. Melsens, que la matière gélatiniforme dans laquelle se transforme l'albumine traitée par un acide non coagulant est identique avec la matière que les mêmes acides précipitent des solutions fortement salées. — Selon M. Panum, ce ne serait plus de l’albumine, mais de l’acidalbumine.