‹ De l'albuminurie [electronic resource]Chapitre 2 sur 14 · LORAIN · texte numérisé non relu

LORAIN

lau, a proposé une théorie des accidents nerveux de l'albuminurie, fondée sur l'intoxication du sang par le carbonate à' ammoniaque formé dans le torrent circulatoire par la décomposition de l'urée. Parmi les travaux entrepris en France sur ce sujet, nous citerons la thèse de M. Picard {De la présence de l'urée dans le sang, et de sa diffusion dans l'organisme ù l'état physiologique et à l'état pathologique, Strasbourg, 1856), et la thèse de M. Tessier {De l'urémie, 1856). Quant aux expériences physiologiques auxquelles a donné lieu la question de l'albuminurie, nous les analyserons bientôt.

Les travaux des anatomo-pathologistes sur les altérations de la structure du rein dans la maladie de Bright et dans les cas variés d'albuminurie , travaux qui ont donné lieu à de nouvelles théories sur la pathogénie de ce phénomène, sont très nombreux, et nous n'indiquerons que les principaux. Le docteur Johnson a publié sur ce sujet une série de mémoires, et, bien que ses opinions se soient successivement modifiées, cependant l'ensemble de ses travaux a contribué h amener une connaissance plus exacte du mode d'allération des éléments sécréteurs de l'urine. Voici les indications de plusieurs de ses mémoires : On the inflammatory diseases ofthe kidney {Medico-chir. TransacL , \Skl);-On the proximate cause ofthe albuminous urine and dropsy, and on thepalhology ofthe rénal bloodvessels in Bright' s disease {Medico-chir. Trans. ,1850) ; -Onthe forms and stages ofBrigMs discase ofthe kidney with especial référence to diagnosis and prognosis {Medico-chir. Trans., 1859). Le docteur John Simon avait , en 1847, dans le même recueil, publié un mémoire sur l'inflammation subaiguë du rein, dans lequel la desquamation des cellules épithéliales et la présence de cylindres fibrineux dans l'urine étaient considérées comme des faits acquis.

Johnson reconnaît plusieurs formes de néphrites, qui sont : 1° la néphrite desquamative aiguë ; 2° la néphrite desquamative chro. nique; 3° la dégénérescence cireuse; Lv° maladies du rein san» desquamation; 5° dégénérescence graisseuse; 6° affection tuberculeuse ou scrofuleusedu rein. Les auteurs allemands, représentés

par Frerichs {loc. cit., 1851), avaient poussé loin aussi les recherches d'anatomie micrographique. Pour Frerichs, il y a trois stades dans la maladie de Bright : 1° hypérémie, exsudation commençante ;T exsudation et transformation des produits exsudés; 3° atrophie. Nous signalerons encore les travaux de Bence Jones sur les urines chyleiises et albumineuscs (Med.-chir. Trans., 1850 et 1853); de Mac Gregor, de Begbie (De l'albuminurie temporaire dans le cours de quelques maladies aiguës, dans Monthly Journal, 1853); les recherches de Tripe sur l'anasarque scarlalineuse (British and foreign med.-chir. Review, 1854), avec une statistique.

On voit, par ce qui précède, que la plupart des mémoires composés sur cette question se rapporteut à l'albuminurie confirmée ; cependant nous verrons, aux chapitres suivants, que plusieurs auteurs modernes ont étudié tous les genres d'albuminurie cl ne se sont pas bornés à la maladie de Bright. Parmi les mémoires les plus récents et les plus importants sur ce sujet, il faut citer celui de MM. Becquerel et Vernois (1856) sur l'albuminurie et la maladie de Bright, qui embrasse l'ensemble delà question.

Nous devons ajouter, pour terminer cet historique, que de nombreux travaux entrepris sur le choléra, la scarlatine, le typhus, l'hématurie endémique des pays intra-tropicaux, dans ces dernières années, contienncntde précieux renseignements sur l'albuminurie.

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