DES ALCOOLS ENTRANT DANS LES BOISSONS SPIRITUEUSES
L'alcool, mot d’origine arabe, signifiant corps subtil (Dorvault), servait primitivement à désigner plusieurs substances volatiles; plus tard, on ne l’appliqua qu’au liquide retiré du vin par distillation, liquide qu’on appelait aussi à cause de cela, esprit de vin.
Aujourd’hui, la chimie moderne range sous ce mot d’alcool tout une série de corps ayant la propriété de former avec les acides, des sels communément appelés éthers, de pérdre une molécule d’eau pour deux molécules d’alcool, en donnant ainsi naissance à un oxyde, ou sous certaines influences de perdre encore une molécule d'eau pour une seule molécule d'alcool en formant alors un hydrogène carboné.
Le nombre des corps jouissant de ces propriétés et rentrant
ŒUNSES ainsi dans la série des alcools, est très considérable. La théorie en a indiqué d’autres que les recherches expérimentales ont fait déjà découvrir, on après lesquels on peut courir encore dans le vaste champ ouvert par la chimie moderne.
Nous n’aurons, en tout cas, à nous occuper dans notre cadre que des alcools introduits comme boisson dans l’organisme. Ces alcools ne sont pas identiques entre eux ; leur formule chimique varie, nous verrons bientôt qu'il en est de même de leur puissance toxique.
Cependant, on aura presque toujours à faire à un alcool de la série monoatomique, provenant de la fermentation du glucose. Nous disons presque toujours, car lorsqu'on rencontre, comme par exemple dans le vin, un alcool d’une série différente (la glycérine, alcool triatomique), cet alcool est ordinairement en quantité assez minime, pour que sa puissance toxicologique puisse être négligée. Le glucose (CSH®0$) peut, sous l’action du ferment, se décomposer en donnant naissance aux alcools suivants :