‹ De l'aliénation mentale et du crétinisme en SuisseChapitre 54 sur 62 · PM = EH · texte numérisé non relu

PM = EH

C'est à cette population moyenne qu'il convient de comparer le chiffre des décès pour obtenir la proportion de la mortalité dans un établissement (1).

(i) Si les mouvements d'entrée et de sortie se faisaient à peu pies de la même manière et dans les mêmes conditions dans tous les établissements, les résultats ainsi obtenus seraient aussi rigoureusement exacts et comparables qu'on est en droit de l'exiger en pareille matière ; malheureusement, il n'en est point ainsi. J'ai parlé déjà des dîffën considérables qu'on observe sous ce rapport entre les maisons de traitement et les maisons d'incurables ; il en existe aussi de bien tram entre les asiles qui desservent les grands centres de population et ceux placés dans des conditions différentes. Dans les premiers, le nombre des entrées est relativement bien plus considérable que dans les autre cette circonstance a une grande influence sur la proportion de la mortalité. Il me paraîtrait donc équitable, si l'on voulait comparer entre eux, au point de vue des conditions hygiéniques, deux établissements offrant sous le rapport du chiffre relatif des entrées des différences importantes, d'en tenir compte dans une certaine mesure. Il serait facile, je crois, île trouver à cet effet une formule qui permit d'obtenir des résultats sinon plus exacts, au moins plus rigoureusement comparables, drai bientôt sur cette question importante.

II n'en est plus de même pour les guérisons : la guérison, en effet, n'est point une terminaison fatale comme la mort et ne porte pas indistinctement comme elle sur tous les malades traités ; les derniers admis surtout en forment le contingent. Aussi, pour obtenir la proportion annuelle des guérisons dans un établissement, est-il plus rationnel, et convient-on généralement, de comparer le nombre des guérisons à celui des admissions.

On suppose et avec raison, en procédant ainsi, que le chiffre des guérisons fournies par les malades reportés des années précédentes, est égal ou à peu près à celui que fourniront ultérieurement les restants au 31 décembre.

C'est d'après ces principes que j'ai établi dans le tableau qui suit la proportion des guérisons et des décès.

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