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des autres corps albumineux en ce qu'elles ne contiennent pas de phosphore.
La quantité de souire est différenle dans chacune, aussi bien que celle du phosphore dans lescorps qui eu coutieuiieiit. Quant à la quanlité du soufre, les corps albumineux suivent une proportion que Ton retrouvera dans la nomenclature suivante en se rappelant que le premier en coulu'ul plus que le second, et ainsi de suite, à savoir : le blanc d'œuf de poule, ralbiunine du sang, la libriue qui est contenue dans le saiig, la globuline, toutes deux contenant une égale quantité de soufre, la vitelline, la gélatine végétale, la caséine, Talbuiuine végétale soluble, l'albumine végétale coagulée et la légumine.
La quautilé de phosphore la plus considérable se trouve dans la légumine, ensuite dans le blanc d'œuf, qui contient cependant à peine le quart du phosphore que renferme la légumine; vieuneul ensuite la fibrine et Talbumine du sang. La quantité de phosphore contenue dans Talbumine végétale, soluble ou coagulée, n'est pas encore déterminée. La quantité de phosphore et de suulïe est toujours trèspetite en proportion de celle des autres éléments.
Il y a des matières albumineuses qui, à Tétat frais, se dissolvent dans Teau; ce sont Talbumine végétale soluble, la légumine, Talbumine du sang, Talbumine* de l'œuf, la globuline et la caséine; la vitelline se dissout très-difficilement, Talbumine végétale coagu^ lée, la gélatine végétale et la fibrine du sang ne se dissolvent pas du tout. Les différentes sortes d'albu-
t% i)£ l'alimentation et du réoime.
• mine se eoagiiîeiil par la cuisson dans l'eau, aiiKsi que chaeun le sait par l'exemple des œufs, qui dvviennent durs. Il on esi de in<^me de la glubuliiir, qui se coagule par la simple chaleur; la légumine et la caséine, par la chaleur avec le secours des acides. On sait combien le lait se coagule promplcment s'il s'aigrit à la chaleur.
Tous les corps ulbuniineux ont celle propriété, les insolubles aussi bleu que les solubles» après leur coagulation, qu'ils se dissolvent facilement dans une soluliou de poUisse à une leniperature peu élevée, et qu'ils sortent de cette solution par les iicides sous une forme solide, c'est-à-dire qu'ils formenl ce qu'on appelle un précipité.
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La digestion change la nourriture en sang. Elle se réduit toujours à deux opérations : les principes alimentaires doivent d'abord être dissous ou réduits en fragments (rùs-petils, et lorsqu'ils diffèrent des parties du sang, ils doivent subir eu second lieu une transformation qui fasse disparaître cette -différence. Ces deux changements sont les suites de l'action que la salive, le suc gastrique, la bile, le fluide pancréatique et le suc intestinal exercent sur les chlorures, .les sels, les substances adipogènes, les graisses et les corps albumineux. Tous
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les fluides qui se lépandeiU dans les organes digestifs contiennent proportionnellement une grande quantité d'eau qui, d'aj)iùs le theriiiomèlre centigrade, atteint une température d'un peu plus de trente-sept degrés. Dans cette eau se dissolvent facilement le sel de cuisine, le ciilorure de potassium contenu dans nos aliments, ainsi que les phosphates, les carbonates et les sulfates des alcalis.
Dans le suc gastrique, cette eau coutieat un acide libre, et par ce moyen les sels de terre, qui presque tous se dissolvent diflicdenient ou nicuie pas du tout dans l'eau, mais qui sont solubles dans les acides, peuvent arriver à l'état de dissolution. -
Le degré de température plus élevé qui est propre aux liquides de notre corps amène la dissolution d'une partie du fluorure calcique. Mais la plus grande partie de ce fluorure et de l'oxyde de fer ne se dissout pas. Aussi retrouve-t-on toujours du fer dans les excréments. Cependant l'acide gastrique joue ici un rôle important en ce qu'il amène à une forme soluble une partie du fer indispensable au sang.
L'amidon n'est pas soiuble dans l'eau des liquides digestifs. La salive combinée avec les mucus de la bouche, le fluide pancréatique et le suc intestinal possèdent à un très-haut degré la propriété de changer lamidon en dextrine et la dextrine en sucre. Et par là, l'amidon non-seulement devient solubie, mais il s'approche du terme des changements qu'il doit subir pour être analogue aux parties subslanlielles du sang, car le sucre est transformé par la bile en
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acide lactique^ Tacide lactique par un plus long par^
cours du canal intestinal se change en acide butyrique, et celui-ci est le premier anneau de la chaîne des corps gras qui se rencontrent dans le corps des animaux. L'acide oieique et l'acide margarique se distinguent de Tacide butyrique dans leur composition en ce qu'ils contiennent plus de carbone el d'hydrogène que celui-ci.
La transformation des corps adipogènes en graisse, \oilà le résultat de leui* digestion. L'amidon et la dextrine se changent en sucre, le sucre en acide laclique, celui-ci en acide butyrique, et ce dernier en d'autres graisses.
La digestion des graisses neutres s'opère principalement par le suc pancréatique, aidé de la bile. Ces deux li(|nides opèrent une division de la graisse en gouUcleUes si lines qu'elles peuvent facilement passer à travers les membranes humectées par la bile. Une autre partie de graisse beaucoup moindre est véritablement dissoute. Car d'abord le carbonate alcalin de la bile produit une saponification des graisses. Puis les graisses neutres, par une plus longue opération du suc pancréatique, se changent en acide gras et en glycérine. Ainsi se forment : de la stéarine, l'acide stéarique et la glycérine ; de Toiéine, l'acide oléique et la glycérine. Les acides gras, en se combinant avec les alcalis, forment les savons; les savons sont solubles.
Tous les liquides du canal digestif contribuent à dissoudre les corps albumineux. El presque toutes
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les subsUiucob qui composent ces liquides aident à cette action dissolvante : avant tout, Tacide libre du sue gastrique; ensuite, l'alcali prédominant de la salive, de la bile, du fluide pancréatique et du suc intestinal; les matières organiques, l'eau et les sels de tous les sucs digestifs. Par l'acide du suc gaslrique, les corps albumineux soiubles sont d'abord coagulés, peu à peu ils sont dissous de nouveau, etfet que produit aussitôt le suc gastrique sur les corps albumineux non dissous, et dans lequel il est puissainiuent aidé par les alcalis du suc intestinal et du fluide pancréatique. Mais les agents les plus im* portcints de la dissolution des corps albunuiu ux sont les matières organiques du suc gastrique et du Huc intestinal. A la suite de Faction dissolvante des sucs digestifs et des mouvements tiiturants appelés vermiformes que produit la cfouche musculaire du tube digeslii", on trouve déjà dniis restonuic les aliments changés en une bouillie épaisse nommée chyme, qui devient toujours plus liquide et présente eniin un suc laiteux d'un blanc opaque que les médecins appellent chyle.
Le chyle est essentiellement uu niéiange de chlorures, de sels, de sucre qui n'est pas encore entièrement changé en graisse, d'acide lactique et d'acide butyrique en dissolution, de graisses divisées» et saponifiées et d'albumine solnble. On peut encore considérer ici l'albumine soluble comme représentant des autres corps albumineux, d'autant plus que ceux-ci, après leur liquéfaction, oif rent dans leurs
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pi*opriélés la plus grande analogie avec l'albumine
soluble. Malgré cela, ils conservent leur compositien primitive.
l^e chjrle.
I^s principe^) aliaiouiaireî^ ealrcis eu liquéfîiction baignent la surface intérieure de Tintestin. Là coure ut de nombreux vaisseaux, canaux longs et étroits, à parois grêles, dans lesquels s'inliUre la plus grande partie du chyle. On les nomme pour cela vaisseaux chylifères. Mais comme les parois des vaisseaux chylifères ne sont pas seules perméables aux liquides, et que celles des vaisseaux sanguins de i'iulesliu le sont aussi, une partie considérable du chyle passe également dans les vaisseaux sanguins de TinLestiu. Lorsque la digestion tire à sa fin, les vaisseaux chylifères sont gonflés d'un suc laiteux qui doit sa couleur aux graisses qu'il a reçues. Car lorsqu 'aucune graisse n'a été digérée, on ne trouve dans ces vaisséaux qu'un liquide opalin qui mérite à peine le nom de chyle.
Les très-nombreux et très-menus vaisseaux chylifères se réunissent peu à peu en branches plus grosses. A certains endroits ils se rapprochent et, se confondant, s'élargissent en cavités qui se partagent en plusieurs compartiments et se fondent ensemble par la matière qui lie leurs , parois. De cette ma-
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ûidre ils forment des grumeaux spoii^cieux que l'on a nommés mal à propos glandes mésentériques. Le ceniro <ie ces glandes mésenlériques eonsisle dans un enlreiâcemenl épais de vaisseaux chyiifères qui sortent des cavités de la substance corticale, et qui se terniiiieul en un ou plusieurs troncs. Ceux-ci conduisent, des glandes à des troncs plus forts, le chyle que les vaisseaux ont versé dans les cavilés de la substance corticale.
Après que les vaisseaux chylifères se sont confondus en (roues toujours plus gros, ils finissent par n'en plus former qu'un. A ce tronc se réunissent deux vaisseaux qui charrient un liquide aqueux, incolore, provenant d'autres parties du corps, la lymphe. De cette réunion nait un tront* plus gros, le canal Ihoraciquc, qui, dans les cavités du ventre et de la poitrine, longe la face antérieure de la colonne vertébrale. Le canal Ihoracique verse le chyle dans le sang. Il s eniunce dans Tendroit où la grande veine du cou se réunit à une autre veine qui est cachée par la clavicule gauche. C'est là que s'opère le mélange du chyle et du sang. La composition du chyle, après qu'il s'est infiltré dans les vaisseaux chylifères, diffère peu du liquide que contient la partie inférieure de l'intestin grêle pendant le temps (le la digestion. Avant rciidroil on ces vaisseauxavec leurs cavités spongieuses et leurs sinuosités reliées en grumeaux se réunissent en nœuds, les pro> priétés des liquides de Tun et de l'antre côté des parois des vaisseaux sont à peu près identiques. Mais
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les proportions des matières qui se trouvent dans ces liquides sont différentes. En effet, le chyle des vaisseaux coutieiii plus d'eau que celui de l'intestin. Par là se facilite le passage des matières du canal intestinal dans les vaisseaux. L*eau des vaisseaux a une grande affinité avec les matières liquéfiées qui baignent les parois de l'intestin. Le chyle de l'homme à jeûn est plus aqueux et plus clair que chez 1 homme repu.
Jusqu'à la formai ion de ces nœuds, les vaisseaux chyUtëres contiennent une solution alcaline de chlonires et de sels, où prédominent le sel de cuisine el le phosphate de soude, puis un peu de sucre, si les aliments ont contenu des corps adipogènes ou amylacés, des graisses neutres, un peu de savon oléique et margarique» c'est-à-dire des combinaisons diacide oléique et d'acide margarique avec la soude el la potasse, eniin de l'albumiue et de la fibrine.
Ce dernier ( orps n'est pas complètement identique à la fihrme du sang. Car le prmcipal caractère de la fibrine du sang c'est que, extraite d'un corps vivant, elle se coagule aussilùl d'elle-même, sans qu'on ait besoin d'employer la chaleur ou des acides. La partie de la substance du chyle dont la composition s accorde avec la librme du sang, n'acquiert cette propriété que dans son trajet du canal intestinal aux vaisseaux sanguins. Après que les vaisseaux chylifères se sont réunis en grumeaux spongieux, on trouve que leur contenu se coagule de lui-
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inéme. En un mol, la fibrine s'est formée avec toutes
les propriétés qui la distiugueul dans le sang. Dans les vaisseaux chylifères commence à se former une substanre rouge qui conliciil de Tazote, du carbone, de rhydrogène, de l'oxygène et un peu de fer. La quantité de fer est beaucoup moindre que celle des quatre autres éléments, mais elle est régulière et Indispensable. 11 faut donc que cette matière se ^ forme d'un corps albumineux et d'un sel de fer contenu dans le chyle. Cette substance est la cause de la couleur rougeâtre qui souvent distingue le chyle dans la partie supérieure du canal thoracique. A l'air, la couleur rouge augmente. Cette partie du rhvle azotée et ferrée se nomme lliémalosine. Aucune autre matière ne produit la couleur rouge du sang.
Nous verrous, en examinant la composition du sang lui-même, à quel point de la sanguification nous sommes ici arrivés.
Dans le sang de l'homme nagent des globules
d'une couleur rouge, et des corpuscules blancs, à noyaux, ou granuleux. On nomme les uns globules du sang colorés, et les autres, globules incolores.
Le liquide dans lequel se meuvent continuellement les globules du sang dans les corps vivants,
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lient toujours eu absorption trois sorle^ de gaz : l'oxygène, Tacide carbonique et l*azote.
En oulre do ces «^az i l de ces globules, lo sang offre une dissolution de seLs, de corps albuniineux» de graisse et de sucre.
Si l*on fait sortir le siiuii tk*s veines, il se sépare en caillot rouge et en un liquide jaunâtre, dans lequel nage le caillot. Le caillul contient priiiei])alement la fibrine et riicmatosine du sang; le liquide contient ralbumine et les sels. La graisse se partage entre le caillot et le liquide.
Cette séparation en caillot et en liquide provient de la propriété de la librine de se coaguler aussitôt que le sung sort d'un corps vivant. Kn se coagulant, elle entoure les corpuscules du sang, et c'est ce qui donne la (Miiileur rouge au caillot. Dans le corps même, la fibrine est dissoute à l'intérieur (les vaisseaux sanguins, ce qui est produit eu partie par les sels et l'alcali qui prédomine dans le sang. Mais seulement aussi en partie, car hors du corps, les sols et Talcali ne peuveul retenir la librine à Télat de dissolution. Ainsi parait justifiée Tassertiou que dans les corps vivants la fibrine abandonne le sang et les vaisseaux sanguins, avant qu'elle ne soit mûre pour la coagulation. Hors du corps, la fibrine subit le même cbangenient dans le sang même et ne laisse pas de se coaguler, quoiqu'on sache lui conserver d'une manière artificielle la mémo chaleur, le mouvement et la privation de l'air extérieur comme pendant la vie. C'est l'oxygène cou-
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leuu dans le sang qui détermine celte transformalion.
Les globules culurés consi^lenl eu une membrane blanche, d'un contenu liquide et rouge. La membrane est formée d'une matière albumineuse tellement transparente, qu'elle devient invisible lorsqu'on fait sortir l*héniatosine des corpuscules eu les lavant dans une suflisante quaulité d eau. T^i transparence de la membrane laisse apercevoir Thémalosinc que roulieuuent les globules iivec les sels, la graisse et Talbumine. Le fer est Télément qui dans lliématosine, comme le soufre et le phosphore dans les corps albumincux, accompagne l'azote, le carbone, l'hydrogène et l'oxygène. De la présence du ter dépend la Ibinialion de riiénialosine. Aussi le fer est-il utile dans la chlorose, dans laquelle le sang, trop pauvre en hématosine, laisse moins apercevoir à travers la peau les vaisseaux déliés qui la colorent dans l'état de santé. L'hématosine fraîche se dissout dans Teau et plus facilenienl encore dans les alcalis, qui peuvent même la dissoudre lorsqu'elle 'est sèche. C*estdonc Talcali du sang qui facilite la solution de rhématosine.
Aucune matière albumineuse n'est dissoute dans le sang eu aussi grande quantité que ralbuniine propre, qui se coagule hors du liquide par la cuisson. L'albumine du sérum se comporte à la chaleur de Teau bouillante tout à fait comme le blanc d œuf.
Des traces de caséine accompagnent Talbumine.
M DE l'alimentation ET Dî* RÉGIME.
Le sang frais montre à l'épreuve du tournesol une propriété alcaline qu ou (ii)ilaUribuer à la présence du phosphate de soude. Parmi les sels du sang prédominent le phosphate el le bicarbonate de soude. A pes sels se joiul une conibinaison de potasse avec les mêmes acides, en outre des sulfates alcalins et des phosphates de chaux, de (eue auière et d'oxyde de fer, tous sels qui sont voiturés avec le chyle dans le sang. On a réussi dans ces derniers temps à démontrer eu outre la présence du fluorure de calcium dans la composition du sang.
Ainsi que l'albuniLue proprement dite est représentée le plus abondamment parmi les corps albumiiieux du seruni, de mOnie le sel de cuisine ou le chlorure de sodium est la plus abondante des matières inorganiques. Au chlorure de sodium se joint le chlorure de potassium, mais en proportion moindre.
Lorsqu'on analyse le sang frais, comme il sort des
veines, on y trouve l'oléine el de la niaif^.iriiie. Mais ces substances se décomposent très-rapidement sous rinfluence des parties albumineuses et des car^ bonates alcahns, et l'on trouve des savons oiéique et • margarique.
On trouve aussi un peu d n\n' graisse t[ui, pur son contenu d'azote et de phosphore, et une autre qui, par son phosphore, se distinguent des graisses végétales et animales les plus communes. Une substance intermédiaire entre les graisses et la cire, qui comme les graisses neutres du sang est composée seulement de carbone, d'hydrogène et d'oxygène, s'en distin-