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DES EXCRÉTIONS

Une propriété fondamentale des substances organiques de notre corps, c'est d'être extrénu inenl peu constantes dans leur composition. L'activité de Téchange des subslances s'exerce, au moyen d'un éternel mouvement de va-et-vient, dans un cercle qui embrasse beaucoup plus que les phétiomènes de la nutrition de l'iiomuie. La vie dès plantes et des animaux n'est pas seulement une émanation immédiate de ce changement continuel de la matière : toute vie organique est un éternel euchainenient de combinai* son et de décomposition des substances dans lesquelles se manifestent des forces supérieures et inférieures agissant ensemble dans un accord nécessaire. Des aliments qu'elles empruntent au sol et à l'air, les plantes forment les subi>lauces dont se nourrissent les animaux herbivores, qui en produisent à leur tour la chair dont vivent les espèces carnivores ou celles qui consomment à la fois les plantes et la chair. Mais

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cé que l'homme, les animaux, les plantes abandonnent sans cesse, par une décomposition mulliple pendant ia vie et après la mort, retourne à Tair et au sol pour fournir aux plantes de nouveaux principes aiiiueiiUiires. Ici recommence l'ancien vojage, une eirculation éternelle sans repos.

Je dis : déjà même au sein de la vie cette décomposition trouve place, car déjà dans lestisbu^i omuience une décomposition des parties organiques. L'oxygène de l'air que nous respirons continuellement est conduit vers toutes les substances de notre corps. Mais aucune substance n'agit plus puissamment que l'oxygène sur le développement et la destruction des combinaisons organiques. Aucune combinaison organique de notre corps ne résiste à l'action constante de l'oxygène que les plantes versent à l'air comme une source inépuisable. Albumine, gélatineetgraisse, fibrine et sucre, toutes se décomposent peu à peu dans des combinaisons plus richement oxygénées. Sorties des tissus, elles retournent au sang, pour en être extraites par des glandes, puis rassemblées dans des réservoirs et en0n expulsées. Cette expulsion est 'excrétion.

Je le répète, c'est dans les tissus que commence la décomposition. Car, ce que l'ancienne science

avait plutôt pressenti que prouvé, ce que de nouvelles recherches ont décidément démontré, c'est que les

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subslances ch s (issus déposent peu à peu une scorie, laquelle, inutile aux fonctions des organes où elle &e rassemble, est rendue au sang pour en être excrétée.

Les substances principales que nous expulsons ont

été observées succossivcnient non-seulement dans le sang, mais aussi dans les tissus. Le sang contient de Turée : on Ta observée de méiïie dans le corps vitreux de l'œil. L'acide carbonique se trouve en grande quantité dans le sang, mais il ne manque dans aucune partie solide de noire eorps : or, l'acide carbonique et l'urée sont les principaux produits de la décomposition que les poumônti et les reins extrayent du sang, pour ôlre expulsés du corps comme substances inutiles.

Un mouvement qui se reproduil à chaque seconde, cbez lequel le développement ne cède jamais au repos, ne peut naturellement être épié qu'à certains degrés de transformation. Aussi ne peut-on prendre pour une chaîne non interrompue la série des états intermédiaires que parcourent les corps albumineux et les graisses, jusqu'à ce qu'ils soient changés eu produits simples de décomposition, en urée, en acide carbonique et en eau. Mais comme les transitions qui nous guident depuis les substances du sang, par les tissus, jusqu'aux excrétions, se multiplient à mesure que le nombre des investigations augmente et que la perfection des instruments s'accroît, nous pouvons allii ruer hardiment que nous ne sommes pas sur une fausse voie.

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Oii lie saurait tirer une ligne de démarcation précise entre les substances qui appartieoueut au développement des tissus et celles qui se rapportent à leur décomposition. Le plus bel éloge que l'on puisse donner à la science du naturaliste, c'est qu'elle brise les I)arrières dans lesquelles on a cherché à enclore une pal lie de la nature, au risque de borner aussi rintelligence de l'homme. Les transitions de la nature sont innombrables. Les limites entre les classes des corps naturels perdent en précision ce que nous gagnons en science.

Aux transitions qui nous mènent des produite de développement aux produits de décomposition appartient une combinaison d'azole, de carbone, d'hydrogène et d'oxygène que l'on trouve dans le- fluide de la chair et qu'on nomme créatine. Quel intermédiaire relie cette substance aux corps mères albuininenx, on ne le sait pas encore. Mais on sait très*bien que la créatine soumise à l.i ihaU m par ia seule présence d'acides qu'on rencontre toujours dans la chair, se change en une substance alcaline qu'on ne trouve pas seulement dans la chair, mais aussi dans i urine. On nomme cette substance créatinine, et je la regarde comme une subsfance ex( rénientitielle qui, dans les tissus, provient des corps albumiueux après avoir passé par l'état de créatine. L'acide inosique, un acide particulier qui se trouve dans la chaii* avec l'acide lactique, doit être compté trés-vraisembla<blement parmi lesproduils de décomposition, quoiqu'on ne Tait trouve jusqu'ici dans aucune excré-

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fion, mais seulement dans la chair des nmscles.

Ainsi que la créatine, la créatinine et Tacide ino* sique se composent d'azote, de carbone, d'hydrogène et d'oxygène. La créatine n'a qu'à perdre de l'eau pour se changer en créatinine. L'acide inosique se distingue par la grande quantité d'oxygène qu'il renferme. Tandis que la créatine ne s'unit comme telle ni aux bases ni aux acides, la créatinine s'associe aux acides, l'acide inosique aux alcalis. La créatinine et l'acide inosique se dissolvent &cilement dans l'eau froide, la créatine plus difficilement. Mais l'eau bouillante la dissout en grande quantité.

Ces preuves évidentes suffisent pour établir en général la thèse que la formation des substances excrémentitielles commence dans les tissus eux-mêmes, et que l'action des glandes excrétantes consiste à séparer ces substances du sang et à les en éloigner. Car les produits de décomposition passent des tissus dans le sang, et du sang dans les glandes ex( rélantes.

C'est avec raison que, (Lins Li vie cannnune, on attribue, parmi ces glandes, la plus grande importance aux organes de la respiration, car l'expérience nous apprend que les fondions des poumons ne peuvent souffrir la moindre interruption sans que la vie ne soit troublée dans sa plus noble activité, ou môme anéantie. Aussi depuis longtemps la partie de l'ai-

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mosphére qui nous entoure et qui est absolument

nécessaire à la respiration a-t-elle été nommée air vital. Cet air vital est Toxygène que nous avons déjà signalé plus haut comme le plus puissant provocateur de réchange des substances.

Mêlé à beaucoup d'azote, à un peu de vapeur d'eau et moins encore diacide carbonique, l'oxygène représente l'air que nous respirons. Tandis que Foxygène entre dans les poumons par Tinspiration, pour donner au sang sa composition normale, l'acide carbonique de Tair, par un échange régulier, provienl en ^'rande partie du mikuige que les hommes et les animaux chassent de leurs poumons à chaque expiration. D'admirables recherches nous oui appris que cet acide carbouique passe de Tair dans les plantes pour leur fournir leur principal aliment, et ces êtres innombrables, chargés de verdure et de lleurs, sont une condition essentielle de la vie animale : mais ce n'est pas seulement comme aliments proprement dits, car ce sont les plantes qui décomposent peu à peu l'acide carbonique qu'elles ont reçu, et comme le carbone de cet acide est plus riche dans leurs tissus que toute autre substance, elles exhalent en grande partie l'oxygène qu'on a nommé à juste titre, et dans toute la force du terme, l'air vital de l'homme et des animaux.

Cet acide carbonique que nous expirons existe déjà dans les tissus, comme je l'ai remarqué plus haut. Des tissus il pénètre dans les vaisseaux capillaires, pour passer dans les canaux où le sang coule dans

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une direction contraire à celle des artères. Les veines*

se (listiii^uent des arlèrcs en ce qu'elles u'ont point de pulsation.

Le sang que les artères conduisent du cœur aux organes les plus éloignés, se ehangc par les substances qu'il a reçues ou perdues sur la route; il revient au cœur par les veines. C'est la grande circulation doul le cercle est iormé par les capillaires qui unissent les artères aux veines.

Le sang dos veines est ricliemenl pourvu d'acide carbonique. Mais ce produit de la décomposition ne passe pas exclusivement des tissus dans les veines, car le sang des artères aussi e^^l chargé de l'acide carbonique qui s'est déjà formé en partie dans le sang. Que le sang des veines eontienne plus d'acide carbonique que celui des artères, cela est suffisamment éclairci par ce fait, que dans les veines s'ajoute encore à l'acide carbonique du sang artériel celui des tissus.

A la grande circulation du sang, qui part du cœur pour y revenir, après avoir traversé tous les tissus, répond la petite circulation du sang. Car tout le sang des veines, qui est reçu dans une partie spéciale du cœur, est ckassc vers les poumons, d'où il retourne au cœur, après avoir subi un changement particulier. Le sang versé pur le cœur aux poumons est d'un rouge foncé jusqu'au rouge brun, pauvre en oxygène et riche en acide carbonique, et c'est ce qui caractérise en général le sang veineux. Mais dans les poumons où est introduite avec l'air inspiré une riche

quantité d'oxygène, l'acide ciuboniquc et la vapeur d'eau du sang veineux. 4él^rdenl ^et sont remplacés par Toxy^ène inspiré qui pénètre dans les vaisseaux. De là résuite un saiigî rouge ciair qui contient moins d'acide carbonique «td'eauv muiS'plus d'oxygène que celui des veines. Après ce^^hangement, le sang retourne des poumons «t prendialorfr le nom de sang artériel, parce qu'il s'accorde avec celui des artères. C'est le sang des artères mémos, car il leur est en* voyé du cœur pour approvisionner 'de nouveau tous les tissus (lu suc nutritif.

Ainsi, sur la route du cœur ù travers les tissus» se forme le sang veineux qui revient au cœur par la graude circulation. Sur la ruuteiiespuuinons, le sang qui a subi un si notable eban^menl par Tapprovi* sionnementdes tissus, est de nouveau pourvu d'oxy* gène et rendu propre à fournir aux tissus uuc nouvelle substance, en un mot, il est changé en sang artérîeU

De même que l'œuf nous olIVe une transi iioa qui relie les sécrétions aux tissus, les poumons pré<* sentent un organe dont la fonction tient le milieu entre l'assimilation et 1 excrétion. Les substances excrémentitielles qu'il abandonne sont l'acide carbonique et l'eau. Iai échange il reçoit l'oxygène. Sans oxygène, point de sang artériel; sans le sang artériel, point de nutrition. Si celle-ci manque, toutes les fonctions de tous les tissus sont dérangées. Les muscles ne peuvent plus ^ se contracter, les nerfs perdent leur ii lUabilité, la pensée du i crveau se trouble, si le sang cesse de fournir à ces organes

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ieur combinaison partu ulière. Tout cela dépend de i'approvisioiiDement d'oxygène.

Car toutes les substances organiques du sang sont changées peu à peu par l'oxygène. Les substances albumineuses et les graisses sans exception ont avec l'oxygène une si étroite affinité, qu'elles se fondent peu à peu dans des combinaisons plus riches en oxygène. Par les vaisseaux capillaires cet oxygène s'empare aussi des tissus. Et c'est pour cette raison que d'un côté le sang veineux est plus pauvre en oxygène que le sang artériel, tandis que de l'autre côlé l'oxygène rend possible la décomposition multiple dont les tissus sont le foyer.

Nous connaissons dans la crcaline, la créalininr et l'acide inosique ; dans la icucine, la tyrosinc, rhypoxanthine et l'acide urique ; dans la taurine, dérivé sulfuré de l ac idu cliuh'ique, quelques intermédiaires peu nombreux dans lesquels se changent les substances albumineuses sous l'influence de l'oxygène. Les produits de celte influence sont Purée, l'acide carbonique et l'eau. Les graisses se changent en acide carbonique et en eau plus facilement encore que l'albumine, par leur richesse en carbone et en hydrogène qui s'associent volontiers à l'oxygène. Aussi exhalons-nous cliaque jour en eau et en acide carbonique environ un tiers du poids des aliments que nous prenons.

Gomme la combustion consiste seulement dans une combinaison d'autres éléments avec l'oxygène, il eu résulte avec évidence que l'oxygène inspiré,

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dont Taffiiiité exerce une action* lente mais constante» doit finir par brûler dans un certain espace de

temps toutes les substances organiques que notre sang contient. Il suffit pour cela de quatre à cinq jours.

Cette combustion explique en grande partie pourquoi la chaleur du corps humain surpasse toujours celle de Tair qui Tentoure. La diiférenee entre la chaleur de l'air et celle du corps est nommée chaleur animale. La chaleur animale, c'est-à-dire la quaulilc de chaleui que l'homme lui-même procrée, varie, parce que la chaleur extérieure varie aussi, tandis que celle du corps reste la même. Celle-ci se maintient, dans les parties intérieures, de trentesept à trente-huit degrés, sans jamais, dans Tétai de sauté, varier d'un degré entier.

xxvn

Quoiqu'une partie des substances albumincuses du sang abandonne notre corps sous forme d'acide carbonique et d'eau, avec l ai r rxpirtS les reins sont pourtant les organes principaux qui séparent du sang ces substances lorsqu'elles ont servi.

Car l'urine, excrétée par les reins, rassemblée dans la vessie et expulsée par le canal de Turètre» estune solution dans laquelle l'urée, Tacide urique, la créatininc, cl, comme produit de décomposition de cette dernière, la créatine, sont les principales

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cumbiuiiisons organiqucti ; tuulcs sabstances dont le contenu en azote, c&ri)ODe, hydrogène et oxygène prouve qu'elles tirent leur origine des substances aibumineuscs.

La créatinine et la créatine sont contenues dans l*iirine en très-petite quantité. L'acide inique y est un peu plus abondant ; c'est une substance dii'licilement soluble dans Teau froide, mais qui se dissout dans l'urine, en combinaison avec la soude. L'urée ' est faoilemeflit soluble dans Teau : burine en contient une très-grande quantité.

Outre l'acide urique, Turine de l'homme peut coutmir ée lucide butyrique, et un acide azoté, particulier à l'uriue des animaux herbivores el que les chimistes nomment acide hippuriqucy parce qu'on Ta découvert pour la première fois dans l*urine du cheval.

Mais aucun de ces acides ne se trouve dans Tu-

rine à l'état libre. La réaction acide de cette excrétion dépend plutôt d'un sel inorganique dans lequel domine l!aeide : c'est le phosphate acide de soude. Le» principaux sels de l'uriae sont le sel de cuisine et les sulfates alcalins. Mais on y trouve aussilechlo* nire de potassium, le phosphate de chaux et le phosphate de magnésie, avec quelques traces de fer et de ihionire de calcium. '

. Le poids de l'uriac expulsée en vingt-(|uafre heures atteint environ le tiers du poids des aliments pris 4fttts le même temps.

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Beaucoup de personnes croient que les excrémeiils

ne sont iormés que des débris des aliments non dissous. Si^ en effet» ceux-ci forment le plus souvent UM partie assez considérable des selles, c'est pourtant une grande erreur de croire que cette excrétion n'est pas essentiellemmt mdlée à iles* substances qui tirent du sang leur origine. Car coiumeat douter que les vaisseaux eapiUaireSi dont les parois de l'inteslia sont si richement pourvues, ne fassent transsuder des substances dans la cavité abdominale, puisque cette transsudation est, pour les substances dissovtes^ la condition nidispensable de leur passage dans les vaisseaux sanguins? Toutes les membranes qui sont baignées des deux côtés par un liquide différent, laissent transsuder des substances de manière que celles qui passent d'un côté sont remplacées de l'autre. Pui&ks excréments sont mêlés avec une partie des liquides digestifs^ les produits de décomposition de la bile, les cellules cornées du revêtement de la membrane muqueuse ^t d'autres substances qui ont été séparées du sang pour ne plus y retourner.

Les débris non dissous de nos aliments qui forment les excréments avec les substances que je viens d'indiquer sont en partie les substances inscdubles ou diflicilement soiubles de la nourriture : par exemple, les fibres, élastiques des aliments empruntés au

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règne animal, et la cellulose des plantes à laquelle nous reviendrons. Mais on peut y trouver aussi des principes alimentaires vraiment solubles dans les liquides digestifs, si ces liquides ne soiil pas en assez grande abondance pour en opérer la dissolution. De là provient uiie grande diversité dans la composition des substances organiques des excréments.

Quant aux substances inorganiques des aliments qui sont évacuées par le rectum, ce sont surtout les terres, les sels de cbaux et de magnésie et une quanlitc consid(^rablc de fer qui, avec des parties de la bile, donne aux excréments leur couleur. Les sels solubles des alcalis se trouvent aussi dans les selles, et sont en partie transsudés dans l'inlestin par les capillaires.

Outre les poumons, les reins et le gros intestin, la peau est un très-important organe d'excrétion. Car, d'un côté, Tacide carbonique s'échappe continuellement des capillaires de la peau qui reçoivent en échange Toxygène ; d'un autre côté, la peau estabondamment pourvue de deux sortes de glandes qui séparent du sang la sueur et la graisse du derme et qu'on nomme pour cette raison glandes sudorîfiques et glandes sébacées.

La sueur contient régulièrement des écailles détachées de l'épiderme. Les acides volatils organiques qui se composent seulement de carbone, d'hydro-

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gène et d^oxygène forment, avec un peu de graisse, les principales substances de la sueur. La chimie les nomme acide butyrique, acide propionique et acide formique, el les réunit dans un seul groupe, parce que tous trois se rapprochent par leur composition des acides gras auxquels l'acide butyrique appartient aussi par ses propriétés. Ils donnent leur réaction acide à la sueur. Celle-ci tient en outre en dissolution du sel de cuisine, du chlorure de potassium, les sulfates et les phosphates des alcalis, qu'accom* pagnent des traces de phosphate de chaux et de fer.

A côté de la sueur il faut ranger les larmes. RHes sont excrétées en très-petite quantité d'une glande placée sous la peau, dans un coin extérieur de l'œil. De là, elles coulent le long du globe de l'œil, vers le coin intérieur dans lequel elles sont aspirées par un petit trou dans les deux paupières, pour être conduites dans la cavité du nez par un canal étroit. Elles sont excrétées avec le niucus du nez.

Les larmes présentent une solution très-raréfiée de sel de cuisine, à laquelle se mêlent les cellules dé- Uchées de la surface du globe de l'œil.

La matière sébacée est aussi un mélange des cellules écailleuses de l'épiderme avec d'autres substances parmi lesquelles la graisse et les sels jouent le principal rôle. La composition de la matière sébacée varie cependant selon les endroits de la peau oii elle se rencontre. Le cérumen des oreilles, par exemple, sedistingue par une substance amère, jaune et soluble dans Talcool, et par la cholestérine.

Si déjà une partie du mucus du canal digestif est expulsée comme substance excrémentUielle, le mu* eus des autres parties du corps, du nez, du larynx, des poumons, du canal de Turètre et des parties génitales^ particulièrement chez les femmes, doit être considéré comme une subsUuee du même genre.

Comme une portion considérable du mucus est représentée par des parties cornées qui revêtent la membrane muqueuse, à cette sécrétiuu se joignent les parties des cheveux et des ongles que Ton coupe et qui eu repoussant exigent du corps une dépense régulière. Il en est de même de Tépiderme qui s'é* caille constamment.

La base organique de toutes ces parties qui appartient aux substances cornées provient des corps albuiiiiiicux cl cause au sang une perle de ces substances. Il y a ici une partie des tissus immédiatement perdue sans plus retourner au sang qui l'a produite.

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