‹ De l'alimentation et du régimeChapitre 2 sur 61 · MON PÈRE · texte numérisé non relu

MON PÈRE

Que ces pages dédiées au Peuple, daos le plus large sens du mot, s'ouvrent par une lettre adressée à toi, cher père, plusieurs en seront surpris sans doute, et toi-même aussi peut-être, au premier abord. Mais comme je désirais justifier devant un juge compétent la terme adoptée pour ce traité populaire Je T alimentation, une lettre adressée à un confrère m*a paru plus convenable qu'une préface. Tu ne t'étonneras donc pas si Je n'ai pu choisir un autre que toi . Car c'est toi qui , plus qu'aucun de mes maîtres, as appelé mon attention sur ce sujet. Et le lecteur trouvera naturel mon choix, quand il saura que j'ai appris à vénérer depuis longues années l'importance que tu donnes au régime de r homme dans toutes les conditions de santé.

Mon enthousiasme pour la forme inimitable dont

1 (WWc Ici Ire, i[U( a servi do pK-lacr. à la première édition allemande, a été pieusement consci vée.

Vni PRÉFACE.

Alexandre de Humboldi a enrichi son Cosmos et ses Vues de la Aaluio, iifa inspiré le dessein de mettre à la portée de tous les résultats, qui m'ont paru certains, des travaux contenus dans ma Physiologie des aliments (1), destinée*aux médecins et aux naturalistes*

La clarté des descriptions, unie à la vivacité qui seule remplace autant que possible Tobservation pa^nnelle, sont pour moi les conditions essentielles de la forme. Quant au contenu même de ce livre, je me suis proposé plutôt une idée plastique de Tensemble qu'une exposition scientifique complète. Celle*-ei, j'ai essayé de l'atteindre, autant que me Tout permis mes forces, dans l'ouvragé que je viens de rappeler. J'ai donc entièrement laissé de côté un certain nombre de substances qui ne sont encore aujouid hui suilisammeut étudiées, ni au point de vue chiniiiiue, ni au point de vue physiologique.

Car je n'aurais rien ajouté à la clarté du tableau,

si j'avais entrepris de traiter du sulfocyauuxe de potassium à [>ropos de la salive, de l'acide tannique en pai tant des lentilles et des fèves de maiais, ou de la iactuciiie, de la carotiue et de Thespéridine k propos de la salade, des carottes et des oranges.

;i) Damistadt, chez Leske» 1860.

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