‹ De l'alimentation et du régimeChapitre 4 sur 61 · X PREFACE · texte numérisé non relu

X PREFACE

couvertes. Et je dois eu outre réclamer riudulgence pour tout ce que je ir ai pu dire, tant à cause de la forme même de l'ouvrage^ que par des motife de diverse iiature. Ce que je tiens pour la vérité, je ne pouvais le taire, quoique je sache fort bien qu^un trait caractéristique de l'esprit humain, c'est de s'rffrajei des coasci^ueiices en petit, tout en admettant leur vérité en grand. Le progrès individuel ne peut avoir d utilité pour le peuple que si les vérités générales, cpie la science découvre, pénètrent par la pratique dans la vie réelle. Partant de là, ma plus belle récompense serait que le peuple fût satisfait de ce que j'ai dit, et toi, mon père, de ce que j'ai dû taire.

J'ai encore un désir à exprimer ici, c'est que tu trouves bon que le temps, que des circonstances extérieures ne me permettaient pas de consacrer à mes recherches favorites, je l'aie employé à un ouvrage

dont la lectuie peut sei vir a l'utilité et à l'instruction du peuple.

Utilité et instruction du peuple, telle a été, telle est encore la noble devise de toute ta vie.

JAGQUKS MOLKSGHOTT.

Heiiiblberg, 14 mars 1850.

La bienveillance avec laquelle M. Flocon m'a proposé de traduire mon Traité populaire sur l'alimentation et le régime sera toiyours pour moi une des plus belles récompenses de mon travaU quelle qu'en soit la valeur* Gai* je ne crains pas de Tavouer : mon ambition n'a jamais connu de but plus élevé, que de voir se revêtir d'une forme française des idées pour lesquelles j'ai, depuis plusieurs années, engagé la lutte en Allemagne, et dont je suis, en grande partie, redevable à la France.

Néanmoins j'aurais hésité à accepter la récompense qui m'était offérte par l'amitié d*un Français, qui pouvait remplir son loisir d'une tâche plus grave, si ce petit livre n'eût déjà joui ailleurs d'un accueil plus favorable que je n'avais osé l'espérer, malgré toute la prédilection avec laquelle j'avais écrit un essai qui devait m'introduire chez des lecteurs en dehors et au delà du cercle formé par le public médical.

En effet, lorsque M« Flocon a bien voulu se charger de

cette traduction, l'uiiMage allait paraître pour la troisième fois en Allemagne, et on venait d'en publier une édition anglaise à laquelle je n'avais pas coopéré. Ces succès me font 'espërer qu'on trouvera excusahle le courage qu il me faut pour débuter, en France^ avec ce petit livre qui n'est que le résumé d'un ouvrage plus sérieux, et plus étendu, qui traite le même sujet, et dont la seconde édition allemande va sortir de la presse dans quelques mois.

JACQUES MOLKSGHOTT.

ZmtiCB, 3d mai 1858.

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ET

DU RËOIMË

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