‹ De l'alimentation et du régimeChapitre 50 sur 61 · HËCIHE DE LA FEMME · texte numérisé non relu

HËCIHE DE LA FEMME

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Les lois générales de rechange des substances s'accomplissent chez la femme dans un autre cercle de * développement que chez l'homme. En effet, aussitôt que la nubililé se manifeste, cesse l'accroissement delà quantité d'adde carbonique expiré, qui s'élève consUiuiment chez le sexe jusqu'au moment où l'enfant devient femme. Aussi longtemps que dure la faculté génératrice, ce temps d'arrêt se maintient, mais quand elle a disparu, il lait place à une augmentation nouvelle, assez faible, qui commence à diminuer bientôt d'une manière cunùuue, comme chez rfaomme. Mais à toutes les époques de la vie, la quantité d'acide carbonique expiré et d'urée expulsée chaque jour est beaucoup moins grande chez la femme que che^'lliomme.

Si donc la l'emme se dislingue par un moins vif échange de substances, ses muscles moins forts, Tactivité douce cl calme de son cerveau qui se prête

moins aux grands ellbrts de la pensée, mais qui esl aussi moins prompte à céder aux violences des passions, apparaissent comme la suite nécessaire de conditions matérielles, bien que toute la eoadilioa di la femme dans la vie, et surtout les relations de la mère avec l'enfant, contribuent pour beaucoup à former cette individualité morale qui lait la véritable femme. La structure même du corps de la femme est la meilleure preuve que les égards et la protection, que dans tous les pays Thomme voue à la femme, ne résultent ni d'un contrat arbitrairement conclu, ni de ces vagues désirs du jeune homme se berçant de molles espérances. Quoique chez beaucoup de peuples sauvages l'exercice assidu qui augmente la force de leurs femmes conduise les hommes à les ch«iii;er de tia\tiux pénibles, cependant la femme reçoit partout le secours qui lui est nécessaire. Et lorsque dans une civilisation plus avancée, avec la couscieuce du besoin de secours, s'accroît chez la femme le sentiment de la dignité maternelle, chez riiomine, la force devient une protection et le secours un hommage. La vie active de l'homme, aux inclinations plus fougueuses, s'a(l()U(nt aux grâces de la jeune lille et aux vertus de la mère; elles la parent des charmes domestiques et de l'amour de l'art que la femme représente souvent dans un noble idéal. Car ce qui dédommage la femme des grands sacrilices que souvent elle s'impose, c'est que, moins exposée aux rudes orages de la vie extérieure, libre des exigences professionnelles, il lui est permis

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