‹ De l'alimentation et du régimeChapitre 52 sur 61 · LIVRE Ilf. — hV RÉGIME. %Q · texte numérisé non relu

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gleterre possède aussi une grande quantité de tra«

\aillcurs qui doivent h la forliliaiite viande de bœuf la vigueur de leurs membres et l'excellence des produits de leurs mains industrieuses.

Quiconque est aslreint k un travail manuel, laligant, a droit à une nourriture fortifiante. Ët comme dans un puissant échange de substances, la digestion, ainsi que toutes les autres fonctions, sont vivifiées, ici trouvent leur place, outre la viande, le pain riche en gluten et les légumineuses; parmi les viandes, la viande de bœuf riche en fibrine ; en un mot, les aliments de digestion même difficile. Ils méritent môme tout spécialement la préférence, si les circonstances ou le genre d'occupation rendent impossible de salislaire sur-le-champ l'appétit qui revient dans un espace de temps plus court. Gomme les aliments difficiles à digérer mettent plus de temps à faire partie du sancr « t des tissus, ils subissent aussi plus lentement la décomposition qui les fait passer dans les matières excrétées. Ainsi, la iaini reste plus longtemps apaisée, la faim qui, malgré les démentis obstinés des bourgeois et des doctrinaires aveuglés par leur propre bien-être, est dans mille circonstances un ennemi toujours à Taffût, dont la menaci' perniaiienle agile sans cesse le père de famille inquiet. Dans ces conditions, le iruit des légumineux est une consolation efficace pour la misère. Mais celle-ci ne sera cuuiplétement extirpée que le jour où nul homme ne s'aiTOgera plus le droit d'entretenir par charité son semblable, et que chacun

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roronnuîtra louf autre le droit de gagner par son travail une nourriture suffisante.

Non-seulement les efforts physiques augmentent la dépense d'acide carljonique et d'urée, mais la quantité d'eau qui est expulsée s'accroît autant dans rexcriMion des poumons et des reins que dans celle de la peau et des glandes sudorifôres. La perte de l'eau augmente surtout dans les professions qui causent une évapuration plus aboudaule par ia muqueuse de la langue, de la gorge et des poumons ; par exem])l(', la parole ou la lecture, le chant ou l'usage des instruments à vent : c'est pour cela que les professeurs et les lecteurs, les chanteurs et les Irompetles, les verriers et les crieurs publics sont souvent altérés, ainsi que tous les ouvriers dont la profession exige qu'ils s'exposent k une chaleur qui excite l'activité de la peau, ou qui augmente extraordinairement la transpiration. C'est là ce qui è^cite la soif chez les verriers, et la ramène à de si courts intervalles chez les forgerons, les fondeurs, les raffineurs de sucre, les cuisiniers, les boulangers, et chez les jardiniers qui travaillent dans les serres chaudes. £n revanche, la soif est moins ^i .iiide chez les pécheurs et les bateliers, qui vivent ordinairement dans une atmosphère humide, où l'homme perd moins d*eau par la peau et les poumons. Si les bateliers usent volontiers de Teau-devie et d'autres boissons spiritueuses, il y a pour cela une autre raison. C'est d'abord que la nourriture mesquine à laquelle ils sont si souvent réduits se

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