‹ De l'aluminiumChapitre 12 sur 47 · CHAPITIU-: DEUXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITIU-: DEUXIÈME

minium très-brillants qui évidemment n’ont subi aucune altération. On pourrait craindre que les traces d’acide carbonique qui se dégagent au sein de l’eau, même après une longue ébullition, n’aient compliqué le phénomène et faussé l’observation. Cependant cette légère altération et les analogies du métal peuvent faire admettre une décomposition de l’eau, mais très-faible. Je dois avertir encore que pour toutes ces expériences j’ai dû éviter avec le plus grand soin l’emploi d’un métal renfermant du sodium ou des fluorures alcalins, comme il arrive souvent avec l’aluminium extrait sans précautions excessives de la cryolite par le procédé du D*' Percy et de M. Rose, ou bien d’un métal souillé de scorie composée de chlorures d’aluminium et de sodium, quand on emploie le procédé de M. WÔhler. En effet, le chlorure d’aluminium, en présence de l’eau, fait fonction d’acide par rapport au métal, et il se dégage de l’hydrogène avec production d’un souscblorydrate d’alumine soluble dans l’eau et dont la composition ne m’est pas encore connue, ou bien d’un autre composé insoluble dont l’existence est mise hors de doute par l’expérience suivante. Si on plonge un fil d’aluminium dans de l’acide chlorhydrique étendu et qu’on l’en relire aussitôt, on voit se produire à sa surface une végétation de matière blanche qui détruit une quantité considérable de métal et sans absorption d’oxygène de l’air; car, sur le mercure et dans une atmosphère limitée, le phénomène continue, non-seulement sans qu’il y ait diminution de pression, mais encore en s’accompagnant d’un faible abaissement du niveau du mercure.

Quand l’aluminium est terni par l’eau dans ces conditions, on est sûr que l’eau, après l’ébullition, précipitera le nitrate d’argent par suite de la présence d’un chlorure.

PHOPPJÉTÉS CHIMIQUES. 27

llycli*o)B:éiie — L’Iiydrogcne sulluré n’exercc

aucune action sur T aluminium, comme on peut le prouver en laissant le métal au contact d’une dissolution de l’acide. Dans ces circonstances, presque tous les métaux et surtout l’argent sont noircis avec une rapidité extrême. On peut faire évaporer sur une lame d’aluminium du sulfhydrate d’ammoniaque qui ne laisse sur le métal qu’un dépôt de soufre que la moindre chaleur fait disparaître,

— On peut chauffer au rouge de l’aluminium dans un tuhe de verre au milieu de la vapeur de soufre sans que le métal soit altéré. Cette résistance est même telle, qu’en fondant ensemble du polysulfure de potassium et de l’aluminium cuivreux ou ferrugineux, le cuivre et le fer s’attaquent sans que l’aluminium éprouve d’atteinte sensible. Malheureusement ce mode de purification n’est pas susceptible d’être employé, à cause de la protection qu’exerce l’aluminium sur le métal étranger. Dans les mêmes circonstances, l’or et l’argent se dissoudraient avec la plus grande facilité. Cependant, à une très-haute température, j’ai observé que l’aluminium se combinait directement au soufre pour donner du sulfure d’aluminium. Nous verrons un peu plus loin comment ces propriétés si variables avec la température forment un des caractères spéciaux de l’aluminium et de ses congénères.

Aeicie — L’acide sulfurîque, étendu dans

les proportions les plus convenables pour attaquer les métaux qui décomposent l’eau, n’exerce aucune action sur l’aluminium, et le contact d’un métal étranger ne favorise pas comme pour le zinc pur la solution du métal, suivant l’observalion de M. d(‘ la Rive. i]c fait singulier

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