‹ De l'aluminiumChapitre 33 sur 47 · CHA.PITRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

CHA.PITRE CINQUIÈME

combiner avec le Üuorure de silicium aux dépens de la silice des briques, comme le ferait le fluorure de sodium en pareille circonstance.

Dans nos opérations, la cryolite ne joue que le rôle de fondant; dans le procédé de préparation de l’aluminium qui est basé sur la réduction de la cryolite seule par le sodium , le fluorure de sodium qui en résulte est au contraire excessivement dangereux pour les creusets, et c’est à lui surtout qu’est due l’absorption rapide du silicium par l’aluminium, absorption qui se produit toujours dans cette méthode. On sait du reste que c’est ainsi qu’on opère quand on veut préparer du silicium; seulement on prolonge un peu l’opération.

Ptii'ilicatioii de l'aiiiminiuBii. — Le caractère particulier de la métallurgie de l’aluminium, c’est qu’il faut du premier jet obtenir le métal parfaitement pur.

Quand l’aluminium contient du silicium, je ne connais malbeureusement pas de moyen de l’en débarrasser. Tous les essais que j’ai faits a ce sujet ont eu un résultat négatif ; carde simples fusions du métal en creuset qui permettent de séparer par liquation une certaine quantité de métaux plus denses que raluminium, paraissent plutôt détériorer le métal siliceux que l’améliorer. Quand l’aluminium contient du fer ou du cuivre, chaque fusion le purifie jusqu’à une certaine limite, et si l’on opère à basse température, on trouve au fond du creuset une carcasse métallique contenant beaucoup plus de fer et de cuivre que l’alliage primitif. Dans les premiers temps, je faisais cette liquation dans la moufle d’un fourneau de coupelle dans laquelle l’accès de l’air permettait l’oxydation partielle du cuivre ou du fer dont était souillé l’aluminium. Le peu de plomb que peut prendre l’aluminium se sépare

MODE DE PRÉPARATIOIS SUIVI A NANTERRE. l in

ainsi avec assez de facilité. Malheureusement le procédé ne donne pas un résultat complètement satisfaisant.

Il en est de même de la fusion de l’aluminium impur sous un bain de sulfure de potassium sulfuré : il y a séparation d’une partie seulement du plomb, du cuivre et du fer. Ce qui nous a le mieux réussi, c’est le procédé que nous avons longtemps employé à l’usine de la Glacière, et qui consiste à fondre l’aluminium sous le nitre dans un creuset de fonte. Nous avons amélioré ainsi des quantités assez considérables de métal impur. Cette méthode a été décrite plus haut.

En fondant de l’aluminium contenant du zinc au contact de l’air, et à la température où le zinc se volatilise, on voit la plus grande partie du zinc brûler et disparaître à l’état d’oxyde ou pompholix. Pour obtenir une séparation complète des deux métaux, il faut chauffer l’alliage à une température très-élevée dans un creuset brasqué. Cette expérience réussit très-bien : mais, chose extraordinaire, r aluminium s’oxyde légèrement à sa surface au milieu du charbon, parce qu’il agit plus énergiquement sur l’oxyde de carbone dont l’atmosphère du creuset est composée que sur l’oxygène de l’air lui-même. Le charbon qui se sépare dans ces circonstances est tout a fait amorphe.

Scofl*ie iiitei*|iosée clans raiiiminiuni. — H est extrêmement important de ne livrer au commerce que de l’aluminium entièrement exempt delà scorie au milieu de laquelle il s’est produit et dont toute sa masse reste toujours imprégnée.

Nous avons expérimenté toutes sortes de procédés pour atteindre ce but et obtenir un métal qui ne cédât plus à l’eau par l’ébuUition des substances fluorées ou cbloru-

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