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violente que l’anesthésie du ganglion sphéno-palatin se révèle impuissante à calmer au bout de 20 minutes d'application. Nous infiltrons alors 2 cc de novocaïine dans la périphérie de l’artère faciale et en cinq minutes nous obtenons une cessation complète des douleurs. Nous prescrivons des suppositoires de morphine pour ie cas d'un réveil brutal de la douleur dans le courant de la journée. La malade revient le lendemain : elle a bien dormi et ne souffre presque plus. Nous la renvoyons au surlendemain. Le 30 août, la malade nous déclare qu’elle souffre plus violemment depuis la veille au soir. Nous retirons la mèche iodoformée mise en place après l’avulsion, mais nous déclenchons à nouveau une violente réaction névralgique qui est à nouveau calmée en dix minutes par une infiltration novocaïnique péri-faciale. Le 2 septembre, elle souffre à nouveau et présente une alvéolite au niveau de d8 : anesthésie du ganglion sphéno-palatin pendant trente minutes. Amélioration immédiate et qui persiste deux jours. Le 4 septembre, devant la réapparition des douleurs, nous pratiquons l’anesthésie tronculaire à l’opine de spix et l’anesthésie du ganglion sphéno-palatin : 30 minutes. Soulagement immédiat et disparition définitive des douleurs. Nous revoyons la malade le 8 septembre; elle ne ‘présente plus aucune symptomatologie douloureuse.
Mademoiselle L.…, 18 ans, vient consulter dans le service : le 12 septembre 1943 pour des douleurs de l’hémi-face Fi che irradiées vers l’apophyse mastoïde.
Elle souffre depuis dix jours environ et éprouve quelque gène à ouvrir la bouche. Nous apprenons qu’elle est soignée depuis plusieurs mois chez un dentiste pour le traitement d’une molaire supérieure gauche et d’une molaire inférieure gauche. A l’examen, nous constatons des signes d’arthrite subaiguë au niveau de G7. Après confirmation radiologique du diagnostic, nous pratiquons l’avulsion de G7 sous anesthésie locale et avec curettage alvéolaire. Le surlendemain,
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la malade revient nous voir : elle souffre de son extraction depuis la nuit précédente mais pendant les 48 heures elle a continué à éprouver les mêmes douleurs irradiées vers l'oreille. Le trismus s’est accentué. A l’examen, léger gonflement de la région de l’angle maxillaire gauche et adénopathie sous-maxillaire légère du même côté. Nous pratiquons l’anesthésie du ganglion sphéno-palatin pendant quarante minuütes. Soulagement immédiat; nous nettoyons l’alvéole de G7 et appliquons une pâte eugénol-scuroforme et nous envoyons la malade à la radiographie pour un film extra-buccal du maxillaire inférieur gauche. Le lendemain 15 septembre, la malade revient : elle a pu dormir la nuit et n’a que légèrement souffert; sur le film radiographique nous constatons que g7 (dent en traitement chez le dentiste) ne présente aucune lésion apicale décelable, mais nous constatons la présence de g8 en voie de désinclusion et en position horizontale venant buter
sur g7.
L’alvéolite de G7 étant guérie, le 20, M. Fleury procède à l'extraction chirurgicale de g8 sous anesthésie tronculaire. Extraction laborieuse à l'issue de laquelle M. Fleury nous prie de noter la présence du paquet vasculo-nerveux mis à nu au fond de l’alvéole déshabité. Mèche iodoformée à de meure. Le 22, la malade revient, elle a souffert assez violemment les deux soirs précédents, mais elle a pu calmer la douleur et dormir en prenant deux fois 2 comprimés d’Allonal. Le trismus est considérable, l’état général reste bon. Nous renvoyons la malade au lendemain. Elle revient donc le 23 : elle souffre beaucoup et dans la dernière nuit elle n’as pu dormir. Après relâchement du trismus obtenu par anesthésie d’un quart d’heure au sphéno-palatin, nous pratiquons l’anesthésie tronculaire. Nous changeons la mèche et laissons se faire l’imprégnation du ganglion sphéno-palatin pendant 45 minutes. La malade revient le 25, n'ayant presque pas souffert. Le 27, on change la mèche qu'on enlève définitivement le 30. La malade va bien et a repris depuis lors ses occupations. N\
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Nous allons rapporter maintenant une série de dix cas d’alvéolites traitées avec succès par la méthode d’anesthésie du ganglion sphéno-palatin.
M. D... 39 ans, vient le 19 janvier. 1943 pour l'extraction de la.-racine de D5, fracturée chez un dentiste. Extraction chirurgicale sous anesthésie locale.
Revient le 23 janvier. N’a pas souffert pendant trois jours, mais souffre violemment depuis la veille : alvéolite. Lavage au Dakin. Anesthésie du ganglion sphéno-palatin : 30 minutes. Soulagement immédiat.
Le malade revient le 26. Il a encore ressenti quelques douleurs la nuit précédente. Nouvelle application : 30 minutes. Nous ne revoyons plus le malade ensuite.
Madame L...,/54 ans, vient consulter le 17 août. Arthrite apicale aiguë sur D7. Extraction sous anesthésie locale. Curettage. Malade hospitalisée pour sinusite maxillaire droite depuis le 5 août. A subi deux ponctions de sinus. La malade revient le 20 août. Ne dort pas la nuit depuis deux jours. Fortes névralgies. Anesthésie du ganglion sphéno-palatin : 30 minutes, Soulagement au bout de 5 minutes. La malade revient le lendemain et se plaint d’avoir souffert à nouveau la nuit. Nouvelle application : 40 minutes. La malade revient pour la troisième fois le 26 et se plaint que les douleurs nocturnes sont réapparues la nuit précédente. Nouvelle application : 40 minutes, soulagement immédiat. Nous avons revu la malade le 7 octobre pour un autre traitement et elle nous a confirmé ne plus avoir souffert après le 26 août.
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M'° J.., 20 ans. Bouche septique, défaut d’hygiène. Vient consulter le 17 juin 1943 pour arthrite apicale aiguë sur G5 dont il ne reste que la racine. Anesthésie locale et luxation à l’élévateur : granulome apical, curettage. Revient le 21 juin : alvéolite avec très fortes réactions douloureuses. Lavages au Dakin. Anesthésie ganglion sphéno-palatin : 45 minutes. Soulagement immédiat.
Revient le 22 : douleurs réapparues quatre heures après application. Nouvelle anesthésie : 45 minutes. Lavage au Dakin, pâte Eugénol-scuroforme.
La malade ne revient que le 2 juillet. Pendant les dix jours, elle n’a presque rien ressenti. Elle revient, car elle présente maintenant une alvéolite suppurée et plusieurs séquestres mobilisés blessent la plaie alvéolaire. ‘Nous pratiquons un curettage alvéolaire sous anesthésie locale et anesthésie du ganglion sphéno-palatin : 40 minutes. Nous n'avons plus revu la malade.
Madame D.., 29 ans. Bouche en parfait état. Vient consulter le 21 juin 1943. Pulpite aiguë sur g6, dent fracturée depuis 8 jours. Fracture’ intéressant la racine. Anesthésie locale. Extraction laborieuse avec fracture de la table externe. Revient le 24 : alvéolite. Lavage et pâte Eugénol-scuroforme. Revient le lendemain. Aucune rémission : violentes douleurs irradiées à la face, surtout nocturnes. Aucun sommeil depuis deux jours. Anesthésie ganglion sphéno-palatin : 45 minutes. Disparition complète de la douleur au bout de 10 minutes. Dans l’alvéole, pâte Eugénol-scuroforme.
Le 26 juin : n’a pas souffert pendant cinq heures, mais douleurs réapparues calmées par l'absorption de 1 g. 5 d’aspirine. Sommeil normal. Nouvelle application d’anesthésie du ganglion sphéno-palatin : 40 minutes. Les douleurs ont
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complètement disparu à la suite de cette seconde application.
M. M. 22 ans. Bouche septique. Pulpite aiguë sur G6. Extraction pratiquée le 8 juillet 1943, Revient le 13 juillet : souffre assez violemment depuis la veille au soir. Insomnie. Lavage et pâte Eugénol-scuroforme. Revient le 15 : réapparition des douleurs depuis la veille au matin, n’a pu dormir la nuit précédente malgré 3 g. d’aspirine. Nettoyage de l’alvéole et anesthésie du ganglion sphéno-palatin : 30 minutes. Soulagement immédiat. Le malade étant garçon de salle de l'hôpital, nous l’avons revu ensuite et il nous a déclaré n'avoir plus souffert après cette dernière application.
M. B.., 28 ans, vient consulter dans le service le 14 août 1943. Le malade est allé chez un dentiste quinze jours auparavant pour subir l'extraction de d5. La dent a été fracturée au cours de la tentative d’avulsion. Le dentiste a prévenu son patient qu'il n’avait pas à s'inquiéter s’il souffrait un peu et que « tout cela passerait ». Mais devant la persistance des douleurs, le malade vient consulter. L’alvéolite en est au stade d’alvéolite prolifératrice et demeure douloureuse. Nous pratiquons l’anesthésie du ganglion sphéno-palatin : 30 minutes. Suppression immédiate de la douleur. Radio demandée. Sur le film intra-buccal, nous voyons le surlendemain l’apex restant. Le maiade soulagé réclame l’avulsion immédiate. Extraction chirurgicale sous anesthésie tronculaire. Mèche iodoformée après curettage. Le 20 août, la mèche est enlevée. Le malade n’a plus rien ressenti depuis la seule application du 14 août.
M°° G.., 29 ans, infirmière de l’hôpital Bichat, demande qu’on retire les racines de d7 qui ne présentent aucune réac-
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tion d’arthrite. Extraction pratiquée le 25 août sous anesthésie locale. Racines difficiles à luxer en raison de l’hypercementose radiculaire. La malade revient le 30 août. Névralgies très violentes surtout la nuit depuis deux jours, malgré l’aspirine à doses massives. Insomnie complète. Alvéolite aiguë. Anesthésie du ganglion sphéno-palatin : 30 minutes. Soulage-
ment immédiat.
Revient le lendemain : réapparition d’une iégère douleur nocturne calmée par 1 g. d’aspirine.
Deuxième application : 30 minutes. La disparition des douleurs est définitive.
M": G.., 34 ans. Extraction de D3 faite chez un dentiste, le 25 août. Vient consulter le 30 août 1943 pour de violentes névralgies surtout nocturnes, apparues depuis deux jours. Alvéolite sèche. Lavage au Dakin. Anesthésie du ganglion sphéno-palatin. Durée de l’application : 35 minutes. La malade est revue le 1*, le 2 et le 6 septembre; elle n’a plus ressenti aucune douleur.
M'° P.., 19 ans. Bouche très septique, aucun soin d'hygiène. Le 13 septembre 1943, extraction de da7. Arthrite aiguë. Sous anesthésie tronculaire complétée par anesthésie locale; curettage. Le 18, alvéolite sèche avec douleurs irès modérées. Lavage et pâte Eugénol-scuroforme. Revient le 21 septembre. Les douleurs sont violentes depuis la veille, surtout la nuit. Anesthésie du ganglion sphéno-palatin : 40 minutes. Badigeonnage de toute la cavité buccale au bleu de méthylène.
Revient le 22: aucune douleur jusqu’à la veille au soir, puis légère douleur ecalmée par 0 g 50 d’aspirine, mais réveillée au milieu de la nuit par violente douleur qui persiste,
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Deuxième application au ganglion sphéno-palatin : 45 minutes; pâte Eugénol-scuroforme-aristol.
Revient le 23 : même tableau que précédemment, même douleur nocturne.
Troisième application au ganglion sphéno-palatin : 45 minutes.
Revient le 25 : amélioration ayant persisté 36 heures.
Quatrième application de 35 minutes à la suite de laquelle les douleurs ont définitivement disparu.
M'° L.., 15 ans 1/2, soignée dans le service depuis le 20 septembre 1943 pour une stomatite ulcéreuse accompagnant l’éruption de d8. Les accidents de stomatite sont en voie d'amélioration quand le 30 septembre la malade ressent des douleurs de pulpite au niveau de g6 dont la courônne est très abîimée. On décide de pratiquer l’avulsion surle-champ. g6 est retirée très facilement sous anesthésie tronculaire. La malade revient le 2 octobre : alvéolite sèche avec violentes douleurs nocturnes. Anesthésie du ganglion sphénopalatin : 40 minutes. Pâte Eugénol-scuroforme. Soulagement . immédiat. Revient le 4 octobre. Douleurs réapparues cinq heures après l’anesthésie du ganglion sphéno-palatin, mais calmées par Pabsorption de deux fois 4 comprimés de Néal-
gyl.
Deuxième application : 40 minutes. Pâte Eugénol-scuro-
forme. | Revient le 8 octobre : quelques légères douleurs. N’a plus
souffert depuis le 11 octobre.
Nous allons maintenant rapporter trois observations d’alvéolites suppurées dont les deux dernières sont restées complètement indolores jusqu’à ce stade.
M'° L.., 22 ans, vient consulter le 14 décembre 1942. Elle présente une arthrite apicale aiguë de g6 compliquée d’une réaction de cellulite du côté du plancher de la bouche. Réaction fébrile à 38 On pratique l'extraction de g6 sous anesthésie tronculaire. Curettage alvéolaire. Lavage abondant au Dakin. 8 comprimés de Rubiazol.
Revient le lendemain : température 37°4. Etat général satisfaisant. Localement Ia plaie semble normale. L’empâtement du plancher buccal persiste. Pas de douleurs spon- À tanées. Pas de douleur provoquée sur le bord basilaire. Lavage au Dakin. Rubiazol : 8.
Le 17 : état général satisfaisant; plus de fièvre. Localement va bien. Lavage. Rubiazol : 6.
Le 19 décembre : forte réaction douloureuse localisée à l’alvéole depuis la veille. Insomnie. Alvéolite: Léger empàtement du plancher. Lavage; pâte scuroforme-eugénol. Le Rubiazol est arrêté.
Le 21 décembre : la malade continue de souffrir localement, surtout la nuit. Lavage, pâte Eugénol-scuroforme. .Réaction de cellulite disparue.
Le 23 décembre : atténuation des. douleurs depuis la veille. Lavage; pâte Eugénol-seuroforme.
La malade ne revient que le 11 janvier 1943.
Elle ne souffre plus depuis le 23 décembre, mais présente une alvéolite suppurée typique avec élimination de plusieurs petits séquestres mobilisés.
M. Fleury pratique le curettage alvéolaire sous anesthésie locale. La malade, revue huit jours après, n’a ressenti aucune
douleur.
Mme G.., 39 ans. Le 22 février 1943, pulpite aiguë sur d3 et d4. HExtractions sous anesthésie tronculaire, Fracture de