‹ De L'Amortissement De La Dette De GuerreChapitre 23 sur 30 · AR EE · texte numérisé non relu

AR EE

ce genre d'emprunts. Le souscripteur on le conçoit aisément, est volontiers attiré par la perspective de se voir rembourser un capital bien supérieur à celui qu'il aura souscrit, d'autant plus que par le Jeu des tirages au sort, il court la chance de recevoir ce remboursement dès les premières années: c’est à ce titre que souvent il consent sur le taux de l'intérêt un sacrifice considérable. On comprend done qu’une émission importante de rentes remboursables sans prime soit particulièrement difficile à réaliser; ainsi dépouillée de son plus grand attrait, elle n’a que peu de chances de réussir.

Quelques émissions au pair ont bien été opérées mais généralement en ce cas l’absence de prime est compensée par d’autres avantages: bien souvent par l’attribution de lots importants. En 1920, le Crédit national a émis au prix de 485 francs une quantité considérable d’obligations 5 % remboursables en 75 ans à 500 franes. La prime offerte est insignifiante, mais en revanche les obligataires participent à huit tirages de lots par an, comprenant chacun treize lots d’importance inégale, allant de 50.000 francs à 1 million. Iei encore même difficulté: le Crédit National ne pourra songer à rembourser par anticipation le capital de ces obligations, car il s’est obligé à les faire participer pendant 75 ans, à huit tirages de lots par an. Aussi ne retrouvons-nous plus dans le contrat la clause spéciale réservant au débiteur la faculté d’un remboursement anticipé: pareille stipulation était impossible e’eût été une véritable contradiction.

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