‹ De L'Amortissement De La Dette De GuerreChapitre 25 sur 30 · PT GR EL · texte numérisé non relu

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Avec la guerre de 1870 réapparaissent les emprunts en 5 %. Mais moins de dix ans après, la France avait déjà repris son activité économique, et le crédit de l'Etat était si fermement établi que le cours du 5 % variait alors entre 110 et 120 fr. Une conversion apparaissait tout indiquée. Elle fut réalisée par la loi de 1883 qui opéra une réduction de 5 % en 4 1/2 % au pair. Cette opération, connue sous le nom de «conversion Tirard » atteignit 340 millions de francs de rentes, réalisant une économie annuelle de 34 millions de francs.

L'opération suivante, réalisée en 1887, fut moins une conversion véritable qu’une tentative d’unification de la dette en 3 %. Les arrérages des nouvelles rentes n’ont pas été modifiés et le capital nominal est resté sensiblement le même.

Enfin, la plus importante de toutes, la conversion de 1894 réduisit de 1 franc l'intérêt des rentes 4 1/2 % qui n’avaient pas été touchées depuis 1914, et qui se trouvèrent ainsi transformées en 3 1/2 % au pair. L’épargne annuelle ainsi obtenue dépassa 67 millions de francs.

Aïnsi, par cinq conversions successives, le Trésor a réalisé, de 1825 à 1894, une économie annuelle de 125 millions, ce qui constitue pour l’époque un chiffre fort appréciable.

Après ces exemples, il serait superflu d’insister sur l’utiité et l’efficacité de la conversion comme aoyen de dimiruer les charges de la cette publique. Selon toute probabilité, elle est appelée à jouer dans quelques années un rôle très considé-

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