CONSIDÉRÉ SELON LA 1HFFKHF.NCF. DES SEXES
Dans la plupart des espèces animées counue* de nous, l'un des sexes féconde les germes dont l'autre accomplira le développement Parmilei hommes, il serai t possible que l'accord eût lieu d'une manière trop inégale , et que cet acte essentiel fut négligé. Peut-être la vi-
vacité même des désirs n'eût -elle pas sufli pour que la race se conservât toujours nombreuse. Asservis par les misères où nous serons plongés tant que la vanité n'aura point de frein positif, abondamment pourvus d'ailleurs de laborieux passe-temps , quelquefois nous céderions peu à des émotions que nous pourrions différer d'écouter. Il fallait le concours des moyens détournés, l'attrait des perceptions morales : ces sentimens si étendus feront du besoin des sexes la propension habituelle du cœur, ou la plus douce des pensées .
Au milieu des liens que le plaisir formera, on conservera de part et d'autre des penchans produits par une organisation différente. l<es démonstrations extérieures appartiendront à ceux qui étant plus libres à cet égard, voudront presque toujours l'accomplissement de leurs désirs. Mais la femme, chargée de «former l'enfant avec lenteur , et de l'allaiter ensuite, redoutera souvent ces devoirs qu'il faudrait remplir patiemment , et elle aura droit de s'y refuser.
lletenu par les couvenauces d'une organisation plus délicate, ce sexe, moins porté à de hardies tentatives , permet seulement ce qu'il est contraint de désirer aussi ; mais ne pouvant rien exiger, il ne pardonnera guère si on répond mal à des intentions déclarées indirectement. Comme c est en secret que la femme a demandé l'occasion de se livrer à ces plaisirs, si enfin elle les partage visiblement , ce sera quand il ne semblera plus naturel de prétendre les éviter. En les avouant, elle veut paraître les avoir éprouvés par condescendance , et on dirait qu'elle consent à les recevoir , uniquement faute de pouvoir se dissimuler que déjà elle les a donnés.
Dans ces rapports , si les émanations invisibles ont autant d importance qu'on l'a quelquefois suppo6é, sans doute celles de la femme indiquent une grande inégalité personnelle. Leur ellet doit être plus voluptueux qu'impérieusement lascif. Moins dissemblables, celles Je l 'Iiomme n'annonceront guère qu'une mâle
puissance, et elles éveilleront des désirs moins relatifs à l'agrément qu'au besoin.
Quelque différence quon aperçoive entre un homme remarquable et un autre homme , il en existerait de plus décisives entre une femme très-aimable et une femme dépourvue d'agrémens. C'est ainsi que la rivalité en amour sera plus inquiète , ou plus chagrine entre les femmes. Ces mouvemens jaloux auront d'ailleurs, parmi elles, beaucoup de prétextes, soit parce qu'elles ne refuseront guère d'écouter l'imagination , sorte de guide inconsidéré, mais complaisant, soit à cause de la vanité qui leur est attribuée , et dont en eilet chacun se garantit mal , lorsque , sans avoir l'esprit absorbé par les affaires, on se voit dans un monde assez agité pour que la vanité le séduise perpétuellement.
L'homme le plus éloigné de l'indifférence aimera rarement comme savent aimer un certain nombre de femmes. Tandis qu'elles s'attachent surtout à ce qui offre de la stabilité,
Je faibles avantages extérieurs entraînent souvent les hommes. Quelquefois néanmoins ils discernent la véritable amabilité qui ne résulte pas des seuls dehors, et qu'on doit admirer comme une expression de l'ame. Chez beaucoup de femmes , cette amabilité semble être le naturel même ; chez les hommes , si ce n'est pas seulement une manière accidentelle, c'est du moins une qualité peu commune.
Quand l'amour subjugue la pensée des hommes, il s'offre ordinairement comme un moyen Je recevoir de la joie , ou d'attendre des délassemens , comme un but particulier au milieu des sollicitudes qui reculent en général celui de nos efforts. Une femme a d'autres raisons pour vouloir être aimée, pour se montrer aimable : les soins de l'amour- propre le demandent. Lorsqu'un homme ne forme pas de liaisons, il passe pour n'y avoir point songé ; mais une femme à qui nul ne s'attacherait semblerait avoir échoué de toute part.
L amour u'est pas seulement flatteur pour i. 5
les femmes ; il peut avoir plus de gravité à leurs jeux , et même , en y réfléchissant , quelques-unes d'entre elles l'invoquent pour remplir toute leur destination. Déjàmères dans leur pensée , bien qu'elles ne se rendent pas compte de cette prévoyance , et cherchant aussi un soutien pour elles-mêmes , elles exigent dans l'homme qu'elles préfèrent, plus de mérite que d'agrémens. Souvent une femme se trompe dans l'appréciation des avantages qui la captivent, et souvent le mérile qu'elle prétend découvrir est imaginaire, ou celui qui la frappe se trouve un peu frivole; maisenân ce sont de belles qualités qu'elle suppose , ou du moins c'est à elle qu'il fut suggéré principalement de chercher des perfections (6).
Ce serait une grave erreur de prétendre assimiler la femme à l'homme , quand il s'agit de soumettre à des règles les droits, ou les velléités de l'amour. Des différences essentielles et multipliées dans l'organisation , en occasionent de très-naturelles dans les habitudes. Les hommes ont besoin d'une circonstance
qui les excite ; il faut qu'ils soient émus par la beauté ou par les grâces. Moins assujetties a cet égard, les femmes examineront plus souveat si l'honneur n'a rien à objecter, et elles prépareront le moment, tandis que l'homme , en suivant presque indistinctement ses désirs, ne voudra que de rives sensations.
Placée d'ailleurs dans une sorte de dépendance, la femme souhaite , avant tout , qu'il ne lui soit fait aucun tort. Un homme demande, non-seulement qu'une femme ne se refuse pas aux plaisirs , mais aussi qu'elle soit douée de ce qui invite à en reconnaître la puissance. Au contraire, toute femme destinée à devenir mère de famille, et capable de réflexion, s'efforce d'oublier le plus bel homme en faveur de celui qui ne possède que des avantages extérieurs assez ordinaires , mais dont les principes ou la conduite n inspirent aucune crainte, et dont le caractère sera ferme dans les temps difficiles.
Les femmes pourront être appréciées autrement par les hommes. L'amour n'exige
d'elles aucune faculté virile , et même il n'en attend pas positivement des qualités fortes. On a trouvé très-remarquables les Clorinde et les Thaïes tris; mais le seul charme irrésistible serait celui qui sans doute distinguait Eurydice.
On demande si la volupté a plus de pouvoir sur le sexe qui ne l'invoque pas hautement ? Elle en a plus , du moins à quelques égards. Les travaux et la vigueur même des hommes peuvent leur faire négliger l'amour ; mais les soins constans de la maternité font sentir aux femmes de quelle importance il doit toujours être pour elles. Il faut considérer aussi que dans Thomme les émotions spéciales de l'amour n'ont qu'un seul foyer , tandis que la femme réunit les organes de la conception , et ceux de l'allaitement. Nos sentimens sont tous déterminés par ces causes matérielles. Quelle que puisse être l'autorité de l'ame, elle reste soumise en grande partie aux moyens visibles : tout art s'exerce d'une manière analogue à l'instrument dont il peut disposer.
Si les désirs étaient quelquefois plus ardens chez les hommes, cela même pourrait faire penser que l'amour serait d'un intérêt plus constant aux yeux des femmes, et qu'elles trouveraient assez doux de parvenir à exciter cps transports. Vraisemblablement il n'est pas rare de conserver plus de souvenirs de ce genre de triomphe que du penchant qu'on a éprouvé soi-même.
La première existence de l'enfant occupée! affecte particulièrement la femme. C'est donc chez elle qu il serait le plus difficile de détourner du but les besoins physiques. Que les actes virils aient ou n'aient pas de résultat, la complexion de l'homme, et ses habitudes, ne seront pas différentes. S'il est père , il ne le peut sentir. Tout est changé au contraire pour la femme qui a conçu ; jamais elle ne reprendra exactement les formes ou l'organisation d'une femme restée vierge. Aussi voiton les désirs en quelque sorte maternels de l'amour, ces vœux involontaires , s'affaiblir dès le premier temps de la grossesse , landis
qu'auparavant, loin de les suspendre, la possession leur avait donné de nouvelles forces,
Si les hommes s arrêtent à de simples sensations, il leur est très-souvent facile de vivre séparés des femmes ; mais, à ne considérer également que les nécessités des sens , les femmes ont beaucoup plus besoin des hommes , puisqu'elles ont besoin d'être fécondées. Lors même quelles ne le sont pas, une entière jouissance a changé leur situation physique d'une manière moins importante , mais sensible toutefois, et qui résulte de ce%qu'on désigne par le mot imprégnation. Sans doute la nature veut que les hommes se souviennent aussi de la fin proposée à tout ce qui reçut la vie ; cependant le désir général de se reproduire est moins dominant chez eux , en ce sens qu'il ne se rapporte expressément qu a des minutes rapides. Dans tous les lieux d'ailleurs, une femme voit qu'elle n'a pas de temps à perdre pour se livrer aux fonctions qui doivent occuper sa jeunesse presque entière; mais, à moins d'admettre l'unité du mariage ,
Jes hommes pourraient mal employer leur* forces à cet égard durant la plus grande partie de leurs jours, et remplir néanmoins leur tâche assez de fois pour que la population ne diminuât pas.
D'après ces mêmes causes , les femmes sont plus portées à la constance. Il faut excepter, soit celles qui ambitionnent une célébrité non moins contraire à l'amour mieux entendu qu au genre d'honneur établi dans nos climats f soit celles qui, voulant le plaisir ayant tout, et même ne voulant rien de plus, mais, malgré elles mécontentes de cette stérilité, sont portées par une secrète inquiétude à chercher ailleurs ce que pourtant elles fuient. Ces exceptions doivent être nombreuses daus les Tilles; mais enfin toute femme en qui les suggestions de la vanité ou d'autres calculs n'auront pas changé l'impulsion première , ne craindra guère de rester au même homme, |H>urvu qu'il la rende habituellement féconde . Disposée k faire un choix , sinon irré? ocahle , du moins conditionnel lement défi-
nitif , elle ne sera point fâchée que ses enfans se regardent comme ayant le même père, et, dans toutes les occasions, elle retrouvera volontiers en lui , non pas peut-être son unique, mais son principal appui.
Quant aux hommes, la plupart d'entre eux songent moins à la sécurité qu'à l'amusement, et moins aux suites de la jouissance qu'à la jouissance même ; ce n'est donc pas sans effort qu'ils parviendraient à s'occuper toujours de la personne qu'ils auraient cru d'abord ne pouvoir cesser d'aimer. La beauté des femmes ne se soutient pas durant plus de la moitié de la vie, comme la force des hommes; le temps de l'amour sera moins long chez elles , et sera encore abrégé par des interruptions, les unes fréquentes, les autres considérables. Il en résulte que l'imagination de l'homme suppose assez généralement la possession de plusieurs femmes. Entraîné par un grand besoin de mouvement, et se sentant destiné à vivre peut-être dans des climats divers , il se dit qu'il formera des liaisons con-
formes à l'instabilité de sa fortune. Mais une femme se borne plus volontiers à un seul attachement, parce qu'il dépendra de l'homme d'être à peu près semblable à lui-même dans toutes les semaines de trente ou de quarante années, soit parce que les premières déterminations relatives à l'amour doivent avoir plus de suite chez les femmes , d'après leurs goûts sédentaires , et à cause de l'assiduité, agréable pour elles, que demande l'éducation des jeunes enfans.
L'homme se livre sans crainte à ses penchans ; mais on l'accuse de se tromper beaucoup sur leur durée. En effet son activité le porte d'une chose ordinaire a une chose difficile , d'une entreprise à un autre , d'un désir satisfait à un désir inopiné. Au contraire le partage de la femme est une réserve timide; elle reste incertaine, et , luttant contre die- même , elle délibère long-temps. Si elle cède, les conséquences n'en seront-elles pas fatales? Mais aussi, en résistant toujours elle rendrait inutiles ses propres avantages. Elle
se donne enfin , et c est alors qu'elle aime de tout son pouvoir. Elle cherche à faire admettre comme un engagement sérieux un accord momentané : plus circonspecte, elle s'attache avec force aux choses établies ou réalisées, comme si ce qui est obtenu se trouvait, par cette seule raison, acquis sans retour.
Les impétueux désirs de l'homme embrassent rarement un long avenir. Moins libres, ceux de la femme sont plus soutenus; elle veut plus tranquillementpcut-etre, mais avec moins de diversion, des habitudes voluptueuses. Si Thomme n a besoin que de peu d'instans pour concourir à la perpétuité de l'espèce, si, au contraire , un seul enfant modifie l'existence physique de sa mère jusqu'à c# qu'elle cesse d'allaiter, sans doute la disposition à la constance ne doit être naturelle que chez les femmes , et c'est Tordre social qui aura fait de la persévérance des hommes une qualité louable. Dans la vie sauvage , dès que l'objet essentiel serait rempli, on verrait presque toujours l'homme porter ailleurs son inr
quiétude, taudis que la femme s'occuperait de 6a nouvelle situation : ainsi vivraient le* enfans qui , à la rigueur , n'auraient eu qu'un instant besoin d'un père , mais qui réclameraient long-temps les soins maternels.
Cependant l'union durable, dont la société même ne suppose pas nécessairement l'exactitude, bien que dans* nos siècles on l'ait prescrite au nom de la nature, l'un on presque ir, révocable n'exige rien d'absolument contraire à l'ordre réel. Cette fidélité s accorde avec le mode social approuvé de plusieurs grands peuples, et quand elle commence sous d'heureux auspices , elle parait assez consolante pour adoucir le joug. Nos relations en tout genre se multiplient tellement que si nous ensuivions avec indépendance la mobilité, il en résulterait beaucoup de confusion. Pour trouver une situation qui dédommage du repos d esprit réservé aux hommes simples , il faut de la suite dans les penchans, et de la dignité dans les moeurs. Lorsqu on ne peut plus s'abaudouner à des meuve mens irréfléchis , ou
cherche exclusivement un appui dans des liens de famille, ou, en d'autres termes, quand on renonce à se livrer avec confiance aux dispositions du sort, on a besoin de se ménager une autre perspective , et de devenir plus content de ses propres desseins. Tristes spectateurs de la fuite des années , nous voudrions du moins que nos attachemens parassent invariables : s'ils nous séduisent quand ils sont nouveaux , ils ne nous intéressent pas moins quand l'habitude les consacre, et parait en faire une condition de notre existence.
Des refus dont les motifs , très-divers chez les femmes, peuvent devenir opiniâtres , prolongent les désirs de l'homme, et doivent souvent les rendre passionnés. Mais, ainsi reculé, le but des sens deviendra presque déshonnête aux yeux de ceux qui adopteront aisément des préventions. A des vœux directs seront substitués des besoins vagues, qui produiront les fantaisies de l'opinion , et les écarts de la pensée. La femme acquiert un pouvoir nouveau , lorsque l'aimant avec plus d'incertl-
tude, on l'aime avec plus d'illusion : elle prend sur les hommes uu empire qu'elle oppose à leur force , pour se soustraire à la dépendance , et qui soutient contre un orgueil souvent trop rude , un orgueil ingénieuse ment flexible.
Cest pour les hommes même un avantage spécieux. Us ne tardent pas à mettre les passions au-dessus des simples désirs , comme, en beaucoup de pays , ils préfèrent à la vigueur d'un tempérament sain la fougue de l'ivresse. Us s'abusent avec bonhomie; flattés d'une résistance qui doit plus tard cédera un violent amour , ils ont soin de croire qu'elle cessera seulement quand chacun d'eux le désirera. Comme c'est une confirmation des privilèges auxquels ilsattachent un grand prix , les femmes ne négligeront pas de faire de la chasteté des femmes, indépendamment même de la force de l'engagement, leur première vertu, et d'offrir une sorte de garantie d'une fidélité sans laquelle le titre de père de famille n'aurait plus rien que d'onéreux. Néanmoins cette
contrainte semble exiger de la part des femmes une adresse à laquelle il sera rare de ne pas joindre la dissimulation, et qui pourra entraîner jusqu'à des perfidies les caractères dont l'indocilité n'est qu'une faiblesse déguisée.
La plupart des hommes préfèrent que les femmes , même en cédant , paraissent encore résister, et qu'elles ne partagent que trèssecrètement le désir qu'elles veulent satisfaire. Ce Tœu s'accorde jusqu'à un certain point avec Tordre général ; mais il est à croire qu'une disposition si fréquente n'est pourtant pas universelle à beaucoup près. Elle sera plus constante chez ceux à qui les émotions douces seront étrangères , ou qui ne verront dans l'amour que leurs propres jouissances. Avec une sensibilité moins restreinte, ou , si du veut , moins physique , Ton ne connaît rien au contraire de si flatteur que d'être la cause visiblement préférée des plaisirs de la femme qu'on aime. On la trouve parfaitement aimable, si elle sait concilier avec la ré-
serve qu'exigent ou la faiblesse des sens de l'homme, ou d'autres motifs , ces démonstrations libres, et cet abandon voluptueux qui donnent tant de prix à la possession.
C'est surtout parmi les femmes que doivent se trouver un grand nombre de personnes presque uniquement occupées de l'amour, puisque les femmes paraissent adorées qpand l'homme est seulement chéri. N'eussent-elles ni passions ni désirs , l'amour serait encore pour elles une source d'illusions ; elles voudraient même alors se persuader qu'elles aiment, pour ne pas se priver d'être aimées. La vanité parait froide, mais elle tire de sa durée une force inattendue qui peut influer sur tous nos sentimens, et à laquelle on résiste mal lorsqu'on ne s'en est pas défié d'abord. Dans de certaines circonstances, il est presque impossible de renoncer à aimer; dans presque toutes il est pénible de renoncer à plaire. >e croyons pas que tout puisse s'expliquer en amour sans 1 amour-propre. Moins entraînant, l'amour- propre se tait quelquefois,
mais il est indestructible. L'amour ne sera que par instans une condition de notre existence ; l'amour-propre restera en nous jusqu'à notre dernier jour. Le vœu de chasteté n'a rien qui surprenne quand il est fait par de très-belles femmes : l'importance incontestable des sacrifices en offre presque le dédommagement. Mais une femme qui ne possède que les avantages dont l'amour peut toujours se contenter, ne refusera guère d'être 1 objet d'un attachement honnête, surtout en admettant que cette inclination pour elle devienne déraisonnable , et dégénère en une passion éclatante.
Si la perte de la jeunesse affecte surtout les femmes , çe n'est pas uniquement parce qu'elles tiennent plus encore que les hommes à une liaison passionnée , ou même aux plaisirs. Il faut observer que les effets de l'amour ayant chez elles un terme bien connu, la seconde partie de leur vie différera plus visiblement de la première. Les hommes descendent une pente égale et presque insensible. La
femme tombe tout à coup; elle franchit en
flillil
MU
avoir fiait des pertes absolument irréparables; mais, bien que les femmes semblent jouir d'une longue santé , au-delà du dixième lustre, tout symptôme de vieillesse doit leur causer des regrets plus amers. On a dit des acteurs et des courtisans forcés à la retraite qu'ils paient à mourir deux fois * la plupart dès feiàpiês^a u^ront également besoin de savoir deux fois renoncer à la vie.