‹ De l'amourChapitre 48 sur 67 · SUR LES PENCHANS · texte numérisé non relu

SUR LES PENCHANS

Souvent des femmes d’un certain âge furent aimées, on l’assure, par des hommes extrêmement jeunes, et, quand ils devinrent âgés, celles qui sortaient à peine de l’enfance parurent seules leur plaire. En effet, la possession d’une femme établie dans le monde pourrait flatter l’amour-propre de l’adolescent que le monde étonnerait encore, et la supériorité qu’elle semblerait conserver pourrait s’accorder avec l’espèce d’idolâtrie des premières affections; mais quand ce même homme verra les approches de la vieillesse, quand déjà plusieurs femmes auront soin de lui parler avec une humiliante déférence, il lui sera sans doute agréable de paraître jeune encore à des yeux très-jeunes. Quelques autres hommes auront été frappés des changemens secrets qui naturellement ont lieu chez un assez grand nombre de femmes avant qu’elles cessent de prétendre

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