ENTRE LES PÈRES ET LES ENFANS
Malgré la rigueur, ou même l’austérité des seuls liens qui restent légitimes dans le système accueilli en Occident, on a senti qu’il était impossible de n’y pas tolérer des conven-
tions uniquement relatives aux besoins des
sens. Néanmoins il n’y aura jamais d’autre union entière et parfaite que celle où les suites naturelles des désirs se concilieront toutes avec la délicatesse produite par l’étendue des idées. Les enfans contribuent d’ailleurs et à perpétuer l’intimité domestique, en faisant mieux sentir qu’elle est devenue obligatoire, et à la rajeunir peut-être par un nouveau mouvement autour du foyer domestique. Les enfans pourront devenir le plus heureux fruit du mariage si leur éducation est bonne, ou si d’autres chances sont favorables; mais la satisfaction qu’ils doivent donner est un prix offert en perspective, et non une récompense à peu près