OBSERVATION QUATRIÈME
Engorgement squirrheux d'une glande du cou, chez une femme de 67 ans. — Pleuropneumonie. — Mort. — Tubercules dans les poumons.
La nécropsie de la marquise de M***,, à laquelle nous
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avons assisté le 25 octobre 1836, nous a fourni un nouvel exemple, bien curieux cette fois, de la coïncidence qu'on rencontre si fréquemment entre l'engorgement des glandes du cou et l'existence de tubercules pulmonaires.
Cette dame était âgée de 67 ans, quand elle succomba pendant ia convalescence imparfaite d'une pleuropneumonie double.
En procédant à l'ouverture du cadavre, nous en remarquâmes la maigreur, et nous aperçûmes au côté droit du cou , sur le trajet de la jugulaire, une glande engorgée, grosse comme un petit œuf de poule, bosselée et extrêmement dure. D'après les renseignements qui nous furent donnés par plusieurs personnes , qui avaient toujours vécu avec la marquise de M***, cet engorgement existait depuis l'âge de 18 à 20 ans et l'état dans lequel nous trouvâmes cette glande, qui était presque isolée des tissus voisins et qui en fut facilement détachée, permit de présumer que ce renseignement était exact. En effet elle était ossifiée, et pour pouvoir examiner sa structure intétérieure, il fallut la diviser avec la scie. Nous reconnûmes au milieu des circonvolutions ossifiées, les traces du tissu glanduleux.
Quant à l'état des poumons, nous en trouvons la description dans une lettre qui nous fut écrite alors par M. le docteur Caron du Villars, qui était le médecin de la marquise de M***, et qui avait fait l'autopsie. Le résultat qu'il nous en adressa, par écrit, fut en tout conforme à nos souvenirs.
« Plèvres adhérentes aux poumons, épanchement sé- « reux de quelques onces dans les cavités thoraciques. u Poumons tuberculeux dans toute leur partie supérieure et
«< postérieure; le gauche n'avait plus que quelques jouré « pour arriver à l'état de suppuration. »
Depuis que ce mémoire est terminé la Gaz. des hôp. (année! 847, n. 97) a publié l'observation suivante, qui viendra corroborer encore les quatre qui précèdent et prouvera l'inQuence délétère du principe tuberculeux.