‹ De l'analogie et des différences entre les tubercules et les scrofulesChapitre 56 sur 70 · SOIXANTE- QUATRIÈME OBSERVATION · texte numérisé non relu

SOIXANTE- QUATRIÈME OBSERVATION

Rougeole. — Pneumonie lobulaire. •— Mort. — Tubercules pulmonaires.

« Un enfant de 3 ans, prédisposé, il est vrai, à la tuberu culisalioii par hérédité maternelle, et sujet à la diarrhée,

(I) Nous empruntons cette observation ainsi que celle qui va suivre à un mémoire publié dans la Gaz. méd. de Paris (An. 1847 — nos 2-3-6 et 8), par M. le Dr Rilliet, médecin del'hu-

« mais chez lequel on n'avait jamais constaté de signes « d'affections tuberculeuses, fut examiné par nous le jour « de l'éruption; nous constatâmes que la respiration était « pure. La marche de l'exanthème fut toutà faitanormale, « par suite du développement d'une pneumonie lobulaire « généralisée double , dont l'invasion coïncida avec la « période croissante de l'exanthème.

«L'enfant succomba vingt-quatre jours après le début « des prodromes, dix-neuf après celui de l'éruption et « dix-huit après celui de la pneumonie. »

« A y autopsie, \% poumon droit, dans toute sa partie pos- « lérieure , contenait un grand nombre de masses tuber- « culeuses en forme d'étoiles, résultant de la réunion de « plusieurs petits tubercules crus, et laissant entre elles « des intervalles d'un centimètre environ. Là le tissu pul- « monaire était hépatisé au deuxième et troisième degré. « Il existait aussi quelques parties crépitantes au milieu « des points malades. La tuberculisation était plus étendue « dans le lobe supérieur que dans le lobe inférieur; plus » marquée à droite qu'à gauche. — Les ganglions bronchi- « nues étaient pour la plupart assez volumineux et surtout « tuberculeux. Le foie était gras (1) et la membrane mu- « queuse intestinale mince, molle et d'un rouge vif en plu- « sieurs points. »

pital de Genève. Ce travail, qui a nous a fourni d'utiles renseignements, a pour titre : Mémoire sur V épidémie de rougeole qui a régné à Genève dans les premiers mois de Vannée 1847.

(1) L'état du foie nous paraît être une forte présomption en faveur de l'ancienneté de l'affection tuberculeuse, dont, par conséquent, la rougeole n'a fait que favoriser le développement.

184. Notre confrère de Genève cite encore une observation où la rougeole a favorisé le développement d'une méningite tuberculeuse et troisième, où c'est encore la luberculisation pulmonaire, qui est venue terminer la maladie exanthématique. Si nous ne les donnons point ici , c'est que l'autopsie cadavérique n'a pu être faite. Mais nous citerons la suivante , qui démontre que la rougeole ne favorise pas seulement la tuberculisation pulmonaire, mais aussi la tnberculisation péritonéale.

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