TROISIÈME PARTIE
au point M. Nous voulons avoir les composantes T et Q de la force suivant MT et MC.
Si la composante T agissait seule, le mobile, sous l'influence de celte force et de la vitesse acquise, parcourrai! pendant le temps infiniment petit A t une certaine longueur M K. Si la composante Q agissait seule, le mobile parcourrait une certaine longueur M I. Eu vertu de ces actions simultanées, le mobile parcourt réellement l’arc de courbe M M ' cl se trouve en M ' au bout du temps A t.. Le mouvement suivant MT étant rectiligne, la force T
de ce mouvement est égale à , en désignant par r, la;
longueur décrite sur la tangente. Or M'K étant perpendiculaire à MT, la longueur M K ou A? ne diffère que par un infiniment petit du troisième ordre de l’arc M M' ou A* (n" 62). Donc A et A 2 *, qui sont des infiniment petits du second ordre, diffèrent entre eux par un infiniment petit d’ordre supérieur *, et dès lors peuvent être
substitués l’un à l’autre dans les expressions lim el
lim
Ai 2
ou
c Pa rf?
dï ’
Donc enfin on obtient :
' 11 est facile de se rendre compte que si la différence entre Ao et As est du 3« ordre, la différence entre a’o et A*s sera aussi du 3' ordre ; car lorsqu'on a à la fols :
Aj = Aî + M*' t Aa,=As,
a représentant l’inflnimcnt petit du premier ordre, on en déduit :
A o, — As = A s, — As a’ (M, — M).
ou A’o = A's -f a* (M, — M).
MÉTHODE INFINITÉSIMALE
OU
dV di *
Quant à la composante normale Q, on a évidemment :
Q = lim . En effet, h désignant, d’une manière
générale, l’accroissement de l’espace parcouru x pendant le temps A t, dans un mouvement rectiligne quelconque, on a :
« dx .
h- Tt \t +
1 (Px
T7i ~üp
«ou bien , en appelant u la vitesse et la force : h — u Ai + jAj *? A,î +
Mais, dans le cas présent, la vitesse suivant MC est nulle au départ du point M : donc u — o, et est exprimé 2 h
par lim ^ : ce qui est bien la relation ci-dessus ’M I
<J = lim = i— i . Reste à trouver la valeur de M I.
Remarquons d’abord que si je décris le cercle osculateur de la trajectoire en M, et si je prolonge M' K en n, la longueur ML pourra être substituée à MI dans l’ex-
1 L'accroissement h est donc un infiniment petit du 2* ordre, ti ne faut pas s’on étonner ; car la vitesse initiale étant nulle, cet espace parcouru est dû uniquement à la force. Or une force finie ne peut, dans un temps infiniment petit, faire décrire qu’une longueur infiniment petite par rapport au temps.