‹ De l'anarchie industrielle et scientifiqueChapitre 4 sur 15 · Le procédé de Commerce en mode véridique · texte numérisé non relu

Le procédé de Commerce en mode véridique

Loin de s'en occuper , il sanctionne tous les dé^^ordres corn • merciaux , et encourage de fait les charlatans en association , 9au6 leur assigner une série de conditions à remplir, sans intervenir dans cette affaire , la plus importante pour le genre humain.

Ainsi , Tanarchie est au plus haut degré dans les 4 sciences que le monde social a prises pour guides. Les autres sciences , les fixes et les conjecturales , coopèrent à Tanarchie par une tolérance coupable ; elles auraient dû faire scission avec les incertaines, les admonester, les rappeler à l'observance «le leurs préceptes, et surtout à celui û' explorer en entier le domaine de la nature, dans lequel il reste quantité de sciences vierges.

La classe des sciences fixes devait se constituer en corps d'opposition scientifique , sommer les incertaines de s'occuper des problèmes- principaux, tels que la garantie de travail et subsistance , leur reprocher nettement qu'aucun de leurs systèmes ne va au but, que tous reposent sur des bases fausses , car ils ne donnent que des résultats opposés aux promesses et ne favori^ent que la permanence dn mal.

Loin de prendre cette noble attitude , les sciences exacti's se sont laissé suborner par les fausses , elles ont adhéré à l'incornoratiou , elles ont consenti à devenir branches de la [)hilo< Sophie, dont elles auraient dû dénoncer les <îontradictions : comme celles de prêcher en Morale le mépris des richesses et l'amour de la vérité . et prêcher en Economisme Tamour des richesses et du trafic individuel qui est un exercice continuel du mensonge.

Au lieu de créer ce corps d'opposition , TonsVst de tontes parts soumis aux formes académiques , aux érhan|;es de compliments et flatteries qui ne favorisent que le sophisme, quand il eût fallu une corporation indépendante , parlant sans fard et disant hardiment aux sophistes : Vous vous trompez et vous nous trompez. On use de cettte franchise dans les assemblées législatives, avec les ministres ipémes, à qui tout journal dit très- crûment les vérités les plus dures. — On en use aussi dans la Chaire et au Barreau. Pourquoi ne jouirait-on pas de la même liberté avec les faux savants , moins dignes encore de méBa-

Toutes les inventions seraient étouffées slu Yi«t€«au ^si les inventeurs ayaieui le caiactére simple qu'on %T\^^ù:fi\xi.\*A^

céderaient aux raUleries des zoïles et transigeraient avec \e$ préjugés dominants. Si Colomb eût été un esprit flexible , accommodant , il aurait cédé aux foudres de la Philosophie et de TEglise, et renoncé à la recherche du nouveau monde. La nature, au contraire , donne aux inventeurs le ^ractère de l'homme iuste et ferme qu'Horace nous dépeint rétif aux impulsions de la multitude :

Non civium ardar prava jubentium Mente quatit solidd.

Galilée soutient la vérité sous le fer du persécuteur : — « E pero si muove, » — Si donc vous exigez d'un inventeur de la souplesse , de l'encens , un ton rampant , c'est lui ôter la parole et vous priver vous-même de i invention qu'il vous apporte.

Jamais les inventeurs ne furent plus molestés qu'aujourd'hui. Â défaut de pouvoir comme autrefois brûler l'inventeur , on étouffe rinv< ution. Les détracteurs la chicanent sur les former, h style et autres ac4ïessoires; ce sont autant ile ruses pour empêcher qu'on n'examine le fond , la partie théorique^ On s'euorce d'ensevelir la découverte jusqu'à une occasion favorable de s en emparer en la travestissant. Tant qu'il n'existera aucun corps d'opposition mentifique^les inventeurs seront persécutés par les zoïles et les plagiaires spéculatifs.

Il est curieux d'examiner les duperies où tombe ie monde social par suite de cette anarchie ; j'en vais citer trois des plus récentes sur les 5 sujets suivants : système de l'univers, — garanties sociales, — association.

l.<> Le système de Vunivers. La nature fait éclore chez les sociétés comme chez les individus des besoins nouveaux, à mesure nu'îls avancent en âge. Depuis que Newton a soulevé un coin du voile du système de l'univers , on a désiré connaître le système en entier.

Sur ce , les beaux esprits , toujours à l'affût des goûts naissant pour en former un aliment de sophisme , ont enfanté des systèmes univers»els en telle affluence , qu'un jour le journal français nommé le Constitutionnel en annonça trois d'une volée. On les envisageait comme des hochets littéraires.

J'ai lu le discours préliminaire d'un de ces systèmes trésprôné , et il contenait dès la première page plusieurs maximes d'ôbcurantisme comme celle ci , sur le compte de Dieu : Il faut le révérer sans chercher à le connaître, JMais si on ne connaît pas Dieu, on ne connaîtra pas l'homme , puisque Pâme humaine est formée à l'image de Dieu, selon ce qu'enseignent ponttvement les doctrines religieuses , et implicitement les doctrines philosophiques sur l'analogie uuW^x^Wft. V^^^^K^^^v^<^^3^!fe^^^ haut.)

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Nous devrions d'autant mieux ( hercher à connaître l>ieu , que cVst la connaissance la plus facile à acquérir , celle par laquelle on devait débuter. Cette étude procède selon la méthode aigé» brique ou détermination rationnelle des inconnues. Je donnerai un chapitre sur ce sojet et j'y préluderai dès la préface.

Ainsi, nos soi-disants systèmes universels éludent dès la première page la branche aétudes qui est la clef du système de Tunivers , celle qu'on leur demanderait s'il existait un corps d'opposition scientifique , traçant aux savants la ligue à suivre.

Ces systèmes universels n'ont dit mot sur le but des passions , sur le mécanisme d'harmonie auquel Dieu les destiue » sur les temps assignés au mouvement subversif ou état de fausseté, régime Civilisé^ Barbare et Sauvage , et sur les moyens d'en sortir pour passer à la destinée heureuse ; relativement à ce

grand problème , le seul qui soit d'un intérêt pressant , chacun 'eux garde un profond silence. Ainsi, dans leur prétendu dévoilement de l'univers , ils ont oublié l'homme et ses destinées sociales. — Faisons à un S.*" oubli.

Les passions de Dieu et celles de l'homme créé à Vimage de Dieu étant le type des créations matérielles, toutes embléma'^ tiques de quelque effet de passioi^ (chien , l'amitié ; chat , Tégoîsme), on ne peut pas connaître les causes qui présidèrent à la distribution de l'univers , tant qu'on ignore la théorie des deux mécanismes de passions, ou jeu faux et jeu vrai , dont les détails sont représentés dans les créations de tous les règnes , comme l'amitié et l'égoïsme dans le Chien et le Chat , la coquetterie dans l'Hortensia, le mariage dans l'Iris, Thomme du monde dans le Coq, le mari docile dans le Cenard, etc., etc. Celui qui ne sait pas expliquer par méthode régulière et géométrique ces analogies, ne connaît rien au système de l'univers matériel , oui est hiéroglyphique du passionnel , l'univer» étant miroir de lui même comme 1 ont. présumé tous les sophistes ^ sans savoir le prouver par le calcul de l'Analogie dont je suis inventeur.

Au résumé , nous avons foule de systèmes universels , qui ne nous ont dévoilé , — ni Dieu , — ni rhomme , — ni l'univers. Que nous ont ils donc appris? Ce que chacun savait déjà : Ils ont remanié , arrangé en d'autres termes les connaissances acquises; mais ils les ont présentées avec le fard académique , ils ont flatté forgueil en persuadant à Tesprit humain qu'il est arrivé au foyer dés lumières , quand il n'a pas même de notions élémentaires sur Dieu , l'homme et l'univers , pas même sur les distributions secondaires de l'univers , comme les emblèmes centenus dans les animaux et végétaux dont nous faisons un usage habituel , et qui , dans les 5 règnes connus , nous préseii* lent au moin» cent mille tableaux à expliquer. Cette étude; sf/isJ qae tant â'autrea , a été manquée com9létemeQt par nos déroileurs d'univers*

S." Les sociétés modernes oni senti le besoin de Oaraniiêê sociales; c^eiaii une théorie quM fallait découvrir et dont le

ferme est dans le système monétaire. Les beaux esprits, au ieu d^analyser et appliquer ce ger^ne , ont mis en scène ta constitution , le gouvernement représentatif et autres vieilleries renouvelées des Grecs. Ils ont donné ces antiquailles pour une voie de garantie; et après 40 ans d'essais orageux, on reconnatt que ces chimères ne garantissent pas même du travail et du pain au peuple , qu'elles u^abouUssent qu'à semer la discorde , mettre aux prises des partis acharnés , accroître les impôts et les dilapidations , et faire payer au peuple le prix d« la corruption de ses représentants , confondre parfois quelques ' vampires qui sont bientôt remplacés par d'autres pires encore <

Là Philosophie a pris, sur ce sujet , l'effet pour la cause ; elle ignore que le gouvernement représentatif doit venir à la suite du régime des garanties ; être un résultat des garanties , et non pas une voie d*avènement à ce régime , où l'on doit marcher par la réforme du commerce mensonger et du morcellement agricole.

5.0 Un troisième besoin récemment éclos , est VÀssoeicttion industrielle, chose dont on ne connaît guère que le nom, déjà dénaturé par les sophistes et devenu, vide de sens par ses fausses applications.

Le régime sociétaire consiste à savoir réunir passionnéfMnt 5 à 400 familles agricoles et inégales en fortune. Les écrivains qui ont brodé sur le mot association n'ont pas abordé ce grand pioblème : au contraire ,. on voit des spéculateurs, comme la secte Owen , se vanter de savoir former V association , quand ils ne savent. fonder que h monachisme industriel, aue des réunions établies par statuts , et si éloignées du vœu des passions, que ni les Sauvages ni les Civilisés voisins, ne veulent let imiter. Elles ne remplissent aucune des conditions telle que :

ATTBÀCTION INDCSTEIELLE ET MINIMCII.

Emploi harmonique des dis- Eclosions subites des «oe#cords, lions.

Répartition satisfais M aux Equilibre spontané des pas\ 3 facultés : capi{al^ ira- sions.

Concours d* intérêt indivis Justice et vérités lucratives, duel avec le collectifs

Education attrayante.

Fusion affectueuse des 3 classes.

Voilà seulement 9 conditions, entre beaucoup d^aatres , à imposer aux fondateurs d'association. Il faut y ajouter le quadru-^ pie produit, sans lequel on ne ^urrait pas concéder au ^u.^l« un minimum d'entretien ; ma\& c:^ c^^^^x^a^^^ ^f^^s^sèx vs^^s»»^ résultat de l'Attraction indu&VmWft.

. On vfrra, dans le cours de cet abrégé , combien lasecteOwen est loin de remplir aucune des conditions du lien sociétaire, lille n'a en sa faveur que des jactances de plHl^nthropie et des doctrines de parti , comme la suppression des cultes religieux et de Tesprit de propriété, qui , au contraire , doit en Asisociation recevoir 4 développements de plus , savoir :

1.0 Garantie de mobilité du fonds par le régime action^ naire.

â.o Garantie de possession et transmission contre tous pièges.

• 3 Garantie de revenu par solidarité et assurance générale.

4.0 Garantie d^ propriété minime par petits coupons d* actions.

Les trois exemples cités, prouvent qu'en se livrant aveuglément aux sophistes^ sans leur tracer des limites , sans leur imposer des conditions , le monde social se prive de tontes les découvertes dont il sent le besoin ; il décourage le génie inveutif, qui ne peut pas se façonner aux formes suaves , au eaméléo> nismc littéraire ; il nuit aux sophistes mêmes, qui , trés-dépour* vus de sujets , auraient besoin qu'un inventeur fécond leur fournit se? canevas à broder ; enfin il égare Topinion , car lorsque les beaux esprit? ont bâti sur un mot tel qu'association ou garantie, cent systèmes faux , le public en vient à croire qu'on a tout dit sur cette matière quand on ne Ta pas même effleurée J

Telle est la duperie oà tombe notre siècle, par sa manie de ne pas faire de distinction entre le génie et Vesprii, donner tout à Tun et rien à l'autre, ne pas dispenser le génie des formes littéraires auxquelles il ne peut pas se ployer , vouloir partout de la flatterie , partout de la mSiscade , dit Boileau , ne pas considérer qu'une fois l'invention constatée , il se trouvera le lendemain cent arrangeurs qui sauront la farder de style académique; mais qu*un inventeur étant hécessaireràent en contradiction avec son siècle, il serait suspect de n'apporter rien de neuf, s'il débutait avec le patelinage des sophistes et leurs formes adulatrices. Une société d'opposition scientifique aurait remontré l'opinion sur tous ces travers qu'on donne pour perfectionnement de raison et qui ne sont que scandales d'anarchie.

On a vu que les sciences fixes , par leur indulgence pour les incertaines^ ont fortement contribué à la longue durée de cette anarchie et des ténèbres sociales. Du reste , la découverte de nouvelles sciences est un coup de fortune pour tous ceux oui cultivent le quadrille des incertaines. Je leur donnerai des détails sur rimmeasiié de richesses el de ^loite cvu<& leut offi^ /e nouveau monde scien lifique .

Les sciences fixes et les conjecturales ont elles-mêmes besoin de s'ouvrir une carrière et puiser à de nouvelles sont ces ; elles sont arrêtées et presque paralysées , échouant sur tous les problèmes. La médecine ignore la plupart des antidotes spéciaux ; ceux contre la goutte^ répile|)sie , Thydrophobie , sont encore à découvrir. La science n*a point de méthode pour déterminer les remèdes inconnus ; elle est réduite à attendre que le hasard les lui livre , comme il est arrivé du kina et du mercure : ce ti'est point à la science, mais à des chances fortuites qu'on a dû la connaissance de leurs vertus curatives. Une des sciences neuves , l'Analogie , dévoilera tous les remèdes inconnus.

Les botanistes sont , comme les médecins , dépourvus de méthode en investigation. Ils passèrent 5,000 ans avant d'a(>précier le café, qui fut dédaigné, foulé aux pieds dans les champs de Moka , jusqu'à ce que des chèvres qui en broutaient les b^'anches, eussent décelé , par leur ivresse et leurs l>onds , les propriétés de cette fève. L^Ànalogie révélera aux botanistes les propriétés de chaque végétal.

La Physique est sur divers points très -novice; elle échoue sur les problèmes neufs, comme celui du magnétisme. La Géo> métrie même est très dénuée de moyens , car elle ne peut pas avancer en algèbre au delà du 4.« degré. L^Ânalogie lui enseignera â résoudre facilement les équations du 5^« degré.

Nos sciences , en étude du mouvement , ont à peine parcouru 'un dixième de la carrière ; elles ne savent qu'observer quelques effets visibles, sans indiquer aucune cause. Qu^on demande aux physiciens et astronomes pourquoi Dieu à donné 7 satellites à Saturne et 4 seulement à Jupiter qui est double en grosseur? Pourquoi un anneau à Saturne et point à Jupiter? Les savants sur ces questions se retrancheront dans la profondeur des mystères et l'épaisseur des voiles d'airain. Raisons d'escobards ! Bientôt les petits enfants sauront, par la théorie des causes et TÂnalogie , expliquer les règles que Dieu suivit dans cette* distribution de l'univers sur laquelle nos sciences ne nous donnent d*autres lumières que les impossibilités et les impénétrabilités , verbiages auxquels l'Evangile répond : Quœrite et invenietU,

Et sur les passions^ que nous ont appris nos sciences? Qu'il faut les réprimer. Dieu est donc un mécanicien bien inepte d'avoir placé dans nos âmes des ressorts dont il faut arrêter le jeu. C'est sur cette grande énigme du mécanisme d'harmonie des passions qu'on doit sentir la nécessité d'une science neuve. Je 1 ai beaucoup simplifiée', après 50 ans d'études ; m.iis pour disposer le lecteur à la comprendre facilement , il faut le dégager d*abord de sa prévention pour les 4 SMcnces philoso^)hiqutes , l'éclairer sur l'anarchie qu'eU%sotkVfeV!ife\vt^^via\<t'®»^^^ savaat et dans le monde induslnel.

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