‹ De l'ancienne FranceChapitre 102 sur 105 · DF.S LOIS · texte numérisé non relu

DF.S LOIS

m. vînt une troisième toute reluisante de prëoîeiix tapU , « miroirb , et autres choses piaîaafttes à voir, et fàisint

a au long et au large un brillement admirable; puis « après, lu quatrième se Itwa, couverte cles jardios « d'Alcinoûs, qui sont vergers de Sémirâmis, pleins 4c de diverses fleivrs; et les autres, chargées de fruits, is. avec fontaines u chaque bout de la table, et iufînis « petits oiseaun qui B*ofli volèrent panay la ^le. «»

On lit dans la Description des principaux lieux de la France , tome ii, page 1249 plusieurs traits de prodigalités bizarres :

« I n Seigneur UDinnié Guillaume T>e Ciros de Martel, pour prouver combien il était digne de considération, régala trois t^nts Chevaliers de sa biiîte, èt vôulut qiie tous lés hiets ne fussent apprêtés qùli la flamme de (lambeaux de cire. »

« Bertrand Rimhault, aussi dans la mènie intention,

après avoir fait labourer tous les environs du château de Beaucaire, y sema trente mille sous en deniers, ce qui fait au moins quarante mille francs de noVte monnaie; et un autre Seigneur, nommé Raymond de Venoux,fît attacher treute de ses plus beaux chevaux sur un vaste, bûcher, et, en présence d'une nombreuse assemblée, il y mit lui-même ie feu. »

Louis XI et sa Cour ue faisaient aucune difficulté de manger, non-seulement chez leurs sujets Gentilshommes , mais même chez les bourgeois ; je vais en citer quelques exemples tirés de Thistoire de ce temps :

, , « Au mois de mars 1477, le Roy Louis XI, qui éloit

«t à l oursy s'en vint à Paris loger à Ablon-sur-Seine,

SOMPTDAIRES. 563

« en un ho&lel appartenant h IVfarc Senoiny , Ëlëu île

a Paris.

« Le lloy, en tine aulre année, s*en alla souper en « lliofitel de Sire Denys Hesselin, son Pannetier et

a £lou do Paris, (jui nous iHcinoiit «'tait dcvenii comte père du Koy, a cause d'une sienuc illlc dont sa femme ic ëtoit acoouchëe, que le Roj fît tenir pour luy par « maistre Jean Baluo, Evesque d'Évreux; vi |)our com • « mères, v étoient Madaiin* du Bueil et Madame de « Monglat. £t audit hostel le Roy y fit grande chiere, « et y trouva trois beaulx baings honnêtement et rite cluMiicnt allcintelez , c iiidanl (jut; liî lloy dt'ust illcc (c prendre sou plaisir de se baigner, ce qu'il ne fit point « pour aucune cause qui en vatsbh le mirent; c'est « assavoir, tant pour ce qu*il ëtoit enrhume, que aussi ce pour ce que le temps ctoit dangereux.

« Le tiers jour de septembre 1 46i 9 le Roy Louis XI, 9 avec les Seigneurs et auciins Gentilshommes de sa « maison, soiipèrent en l'hosUl de Maistre (iuillaume « de Corbie, lors Conseiller en sa Cour de Parlement, « et celle nuit, le Roy le fit et créa premier Président « du Dauphtnë; et là y furent 'phisîeui-s Damoîselles a et liounestes Bourgeoises dudit lion de Paris. Et en « ce temps, le Roy estant audit lieu de Paris fit de « grandes , honnestes et bonneè diieres en divers lieux a et hoslels do Paris.

« Le jour qu'on sacra K« P. en Dieu M. Jean Balue a Évesque d'Évreux, le Roi soupa en Fhostel de son « Trésorier deà finances, Maistre Estienne Chevalier.

a En ce tems, le Roy fit aller la Royne à Orléans, k qiii lors ettoit k Âmboise. £t le jeudi ensuivant, dix-

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