DES MARQUIS
Le Marquis était un o£Bder militaire, qui arait le gouvernemeiit des marches ou frontières. Relietis Mar-
chioaihus qui fines regni tuentes , hostiiiin arcercnt incursus. Ainsi le marquisat, par son institution, ne devrait point se trouver dans Tintérieur du pays, mais bien sur les territoires frontières ou limitrophes, qu'on nommait aussi marches, et dont on a âdt les mots Marchisy Marquis et Marquisat ^ du tudesque Mar^ ken. Dans le traité De feudisy le marquisat est appelé feudum Marchiœ, ce qui signifie fiefùiw sur les fix>ntières ou marches. L'Anjou était appelé Marchia , parce qu'il était sur les marches de la Bretagne; les anciens Comtes d'Anjou étaient appelés Marquis de France; comme les G>mtes de Barcelonne, Marquis d'£spagne; les Comtes de Toulouse, Marquis de Gothie; et les Comtes de Forcalquier, Marquis de Provence , parce que chacun de ces seigneurs se trouvait sur la frontière du pays dont il était Marquis.
M. du Buat dit qu'on appelait Marquis les Comtes et les vassaux qui étaient sur la frontière, et on les y laissait seuls tant qu'on était en guerre sur une autre frontière. Quelquefois ils. se rendaient aux plaids géné-
m MAIQUIS, io5 raiix pour dâibérer sur les moyens de dtfendre leur marche, ou de porter la guerre dans le pays ennemi; mais le plus souvent ib restaient à leur poste.
On voit 9 cependant, qu'au temps du roi Contran, c^étaient encore les Ducs qui commandaient les troupes que l'on envoyait sur la frontière.
On donna aussi le nom de Préfets aux commandans des places frontières, qui dans la suite furent appelés Comtes et Marquis. Les garnisons qu iU commandaient étaient souvent composées des anciens soldats du Prince, qui voulait leur procurer un établissement, et, en ce cas, il n'était pas difïicile de leur trouver des terres.
n paraît que les Marquis ou Pr^ets de la fix>ntière étaient munis de pouvoirs fort amples qui les autorisaient à traiter avec les nations voisines de leur mardie. Dans quelques occasions, le prince leur envoyait des pouvoirs particuliers , et souvent ils prenaient beaucoup sur eux.
Il y avait des cas où on ne leur envoyait point de nouvelles forces pour résister mx ennemis, et alors ik se bornaient à défendre la frontière. Lorsque le soulèvement des peuples était imprévu, ils ramassaient le plus de monde qu'il leur était possible, et ils se mettaient par là en état d*attendrc de plus grandes forces: d autres fois avec ces seules troupes ils entraient dans le pays ennemi , soit pour y former quelque entreprise et y établir des postes , soit pour le ravager et se retirer aussitôt après.
Les Francs suivirent l'exemple des Romains, assignant à chaque forteresse une certaine quantité de terres qui fût tout à la fois le patrimoine et la solde de
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la garnison. Ils furent d'autant plus dans le cas d en agir ainsi , qu'ils n'ayaient pas comme eux un fonds considérable de tronpes r^lées.
Les chefs de ces sortes de soldats, connus sous le nom de Cantonniers, étaient les gardiens et les défenseurs ordinaires des forteresses; ils derinrent dans la
suite les vassaux des Marquis; mais, comme, pour celte défense il fallait être sans cesse sous les armes, et en état de paraître devant l'ennemi, les Afarquis finirent par avoir do la peine à trouver des hommes qui, en s'atta( hanl à eux, voulussent contracter l'obligation de défendre la frontière , et c'était pour en trourer plus facilement qu'ils ne faisaient pas une justice bien rigoureuse de leurs vassaux, et que contre les lois les plus souvent renouvelées, ils recevaient à l'hommage les vassaux des autres Seigneurs.
Mais comme on avait toujours craint que le défaut de concert ou de subordination dans les chefs ne diminuât la sûreté des frontières, Charlemagne s'écarta dans la distribution des Marquisats, de la loi qu'il s'était faite de ne pas donner plus d'un comté k une même personne. Ainsi, un même Marquis fut Comte de plusieurs cantons; et c'est uniquement en ce sens qu'il fut plus considérable que tout autre comte, et. qu'on le nommait parfois Comte- Marquis y c'est-à-dire, Comte chargé de la défense de la frontière nommée alors Marche. Les Comtes de Flandres et de Barceionne étaient indifféremment appelés Comtes ou Marquis.
Nos historiens et nos jurisconsultes ne sont point d'accord sur la prééminence du titre de Marquis sur celui de Comte,
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Le président Chassanée prétend qu en France marquisat cédait au comté» et que les Comtes devaient précéder les Marquis ; d'autres auteurs ajoutait que les titres de Duc et de Comte étaient synonymes , et que dans les anciennes chartes les Ducs de Normandie et de Bratagse étaient appelés indifféremment Dues ou Om^ tes; que les Comtes de Toulouse, de Champagne et de Flandres étaient égaux et aussi pui&sans que les Ducs de Bourgogne, de Normandie et d'Aquitaine; et qu*on ne trouve aucun exemple , en France , qu'un Marquis ait joui de la considération et de la puissance dont plusieurs CanUes ont été investis; que k préànintnce des titres de Duc et de Comte se justifie par les anciens douze Pairs du royaume , dont six étaient Ducs et six Comtes, tandb qu'il n'y en avait aucun du titre de Marquis; que les Princes du sang royal ont constamment porté le titre de Duc ou de Comte, et jamais celui de Marquis (c'est sans doute parce que, dans les pre* miers tenq», il n'y eut pas de fief décoré du titre de marquisat assez considérable pour former lapanage d'un Prince de la maison royale); qu'en outre, l'origine des deux premiers titres est beaucoup plus andenne et beaucoup plus illustre , puisqu'elle date des Romains , des Gaulois et des Francs , tandis que celle de Marquis est bien postérieure ; et que, si les Marquis ont prétendu précéder les Comtes , c'est par un droit nouveau ;
Que des marquisats ont été érigés en comtés , notamment cehii de Juliers, en i3a9, ce qui doit fiûre induire que la dignité de Comte était supérieure a celle de Marquis;
Qu'en France, l'institution des Marquisats est tout*
Io8 DES XABQUIfl.
à-fait moderne , puisque la première érection qui en fut fiûte ne remonte qu'à Louis XII , pour la baronnie de Jhms, en Provence, par lettre du mois de février i5o5, en faveur de Louis de Fillcneui^'c , Comte d'Aveline , son ambassadeur à Home. L'enregistrement de oette érection souffrit beaucoup de difficultés au parle» ment de Provence : plusieurs maisons titrées voulurent disputer la préséance dans les États au nouveau Marquis, et de ce nombre fut, entre autres, le vicomte de Cadenet, qui prétendait le précéder; mais il fut débouté , par arrêt de ce même parlemeut de Tau 1 5 1 1 , et le Marquis de Trans maintenu dans ses droits et . prérogatives.
Il faut opposer maintenant a tous ces raisonnemens : Que ce que j'ai dit à la téte de ce cbapitre démontre que les Marquis ou Gouverneurs des marches ou frontières furent institués dès les premiers temps de la monarchie , et qu'on voit en Raymond ,
Comte de Toulouse, se décorer du titre de Marquis de Provence, et les Comtes de Flandres, de Marquis de Namur ;
Que si, dans la suite , on vit des marquisats érigés en comtés 9 on vit aussi des comtés érigés en marquisats ,
tels que celui de Nesle , en Picardie , en 1 54^ > en faveur de Louis de Sainte-Maure, et celui de F^onsac, en Guyenne, en i555 (celui-ci devint même duché en i6o8 et i634) ;
Que ce qui parait, en outre , donner la primauté au titre de Marquis sur celui de Comte , est la loi des fiéb, dans laquelle le Marquis est nommé avant le Comte : quis dicatur Dux^ Marchio^ ComtSf etc. C'est pourquoi
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Balde et Loyseau et les autres jurisconsultes qui se sont appuyés de œtte loi, établissent que le Marquis doit précéder le Cpinte. La coutume de Normandie, art. i52 , i53 et i54 , confirme cette disposition par la taxe du relief due par le Marquis , qui est plus considé* rable que celle due par le Comte. £t Tédit de Henri III, du mois d'août 1^79, semble décider la question, parce qu'il veut que le comté soit composé de deux baronnies et de trois cbâtellenies., pour le moins , ou d'une baronnie et six châtellenies; tandis qu'il exige pour le Marquisat, trois baronnîes et trois châtellenies pour le moins , ou deux baronnies et six châtellenies. Ce qui prouve à l'évidence qu'un Marquis devait avoir plus de fiefs et de vassaux sous sa dépendance que le Comte , et que par conséquent il lui devenait supérieur par les possessions territoriales. Cet usage , dit le président de M aynier , est loin d'avoir été observé dans notre siècle, où les marquisats sont devenus si com* muns, qu'un simple petit fief et même une co-sdgneorie sont érigés en marquisat.
£xpilly dit que ce ne fut que dans le seizième siècle que l'on commença à voir en Normandie des Marquisats supérieurs aux comtés, et qu'il paraît que cdui d'Elbeuf , érigé pour la maison de Lorraine , fut le premier qui Jouît de cette distinction.
La Roque, Waroquier, et une infinité d'autres auteurs on dit, pour soutenir la prééminence du titre de Comte sur celui de Marquis : « Que la Pairie avait été « donnée à plusieurs comtes et non à aucun Marquis ; « que dos Comtes se trouvaient en France au sacre et a couronnement de nps Rois, non des Marquis, »
IIO DKS MARQUIS.
Cet auteurs 9 à l'égard de la qualité de Pair y sont dans r«Ttur; car rimmortel MaximiUen de Béthune,
Marquis de Rosny et Baron de Su/ljr, fut ëlevë à la dignité de Duc et Pair, par lettres-patentes de 1G06 ;
Le MarquiMU d« Fronsac fut érîgë en duché-pairie, en faveur de François d'Orléans, comte de Saint-Ptoul , en 1608;
Le Marquisat de Gh4teau-Roux (ai érigé en duchépairie, en fiiYeur de Henri de Bourbon, prince deCondé
et premier Pair de France, en 1G16 ;
Le Marquisat de Seure, en Bourgogne, fui érigé en duché-pairie, sous le nom de Bellegarde, en 16 19, en faveur de Roger de Saint-Lary,* grand ('cuyer de France;
Le Marquisat de ia Force fut érigé en duché-pairie, en bm» de Jacques Nompar de Caumont, marédial de France, en 1637 ;
Le Marquisat de Cœuvres fut érigé en duché-pairie, en fimreur du duc d'Ëstrées, maréchal de France, en 1648 ;
Le Marquis de Vitry, de la maison de IHopital , fit ériger son comté de Château-Vilain en duché-pairie, tout le nom de Vitiy, en i65o ;
Le Marquisat de Moriemart fut érigé en duché-pairie, par lettres-patentes du mois de décembre i65o, enregistrées, en i665 , en faveur de Gabriel de Rochechouart, marquis deMortemart, premier gentilhomme de la chambre du Roi et chevalier de ses ordres ;
Le Marquisat deVilleroy fut érigé en duché-pairie, en i65i , en &veur de Nic<^s de Neufville, Marquis de Villeroy, maréchal de France ;
Le Marquisat de Yerneuil fut érigé en duché-pairie, en lôSa^en &veur de Henri de Bourbon ;
Le Marquisat de Coislin fut érigé en duché-pairie, en i663, en faveur d'Armand de Cambout, Ghevalier des ordres du Roi, et lieiitenant-gëiiëral de ses années;
Marquisat kxïûn fut érigé en duché-pairie, en faveur de Louis- Antoine de Pardaiiian d'Antin^en 1711;
Le Marquisat de la Baume •d'Hosbm fiit érigé en duché*pairie , en faveur de Camille dHostun, comte deXalIard, maréchal de France, en 171 2 ;
•Le Marquisat de Saint-SorUn, érigé en fiiveur de Gaspard de Varax, par le Duc de Savoie, le 16 février 1460, n'est devenu le plus ancien de France, que depuis la réunion de la province de Bugq^ à la couronne.
Je borne ici cette énumération , que je pourrais ren<» dre plus volumineuse , mais que je crois suffisante pour prouver que les Marquisats et les Marquis ont eu, comme les auti^ terres et personnes titrées, Thonneur d'arriver à la Pairie. Ce serait donc une erreur préjudiciable à ce titre, que d adopter le système des au? teurs qae j'ai cités ci-dessus^ quoiqu'ils soient d'ailleurs Unès-estimables et très^eiMMnmandables, sous le rapport de la science.
£n Angleterre, les Marquis précèdent les Comtes; Guillaume Cambden et Thomas Miler assignent ainsi leur rang : « Après le Roi et le prince de Galles, sont a les Ducs , les Matyuis, les Comtes, les Vicomtes, les « Barons, les Yavasseurs, et les citoyens.» Cependant cette qualité ne fut connue en ce royaume qu'en i385, en la personne du comte d'Oxford.
En Italie et en Savoie, le titre dé Marquis avait encore la prééminence sur celui de Comte. Un édit du Duc de Savoie, du 3i octobre 1576, porte que, tant
jia DES MABQnS.
deçà que delà les Alpes, nul de ses sujets ne sera élevé an titre de Blarquis, s'il ne possède 5ooo ducats de
revenu annuel, ni au titre de Comte, s'il ne jouit de 3ooo ducats de rente.
En Lorraine, le titre de Marquis accompagnait celui de Duc, et marchait do pair dans le protocole des Souverains de cette contrée, qui prenaient liabituellement ces deux titres à la fois : Duc de Lorraine et Marchis (Marquis).
£a Allemagne, le Marquis de Brandebourg était Électeur de TEmpire et Souverain; les Marquis de Bade, deMisnie, deLusace, de Moravie, et deSilésie, étaient également Souverains, et exerçaient une très-grande influence sur les affaires de TEmpire.
n convient cependant de dire que, quant aux Souverains, les titres de Ducs, Princes, Marquis et Comtes, n'avaient de supériorité à l'égard les uns des autres, qu'autant que Tétendue de leurs Etats et le nombre de leurs sujets étaient plus considérables, et leur fournissaient, par conséquent, les moyens d'exeix^r une pré» pondérance plus forte , soit dans les congrès, diètes, ou les entreprises de guerre ou de partage; et que, quant aux particuliers , et surtout eu France, ces sortes de titres, quoique constituant une qualité supérieure par rapport à la nature des terres et des fiefe, n'en don* naient aucune en ce qui concernait la noblesse des familles en général, c'est-à-dire que les titres de Duc, Marquis ou Comte, concédés par le Prince à des &milles de moindre importance, mais qui s'étaient plus rapprochées de ses regards , pour quelque cause que ce puisse être, ne leur donnaient pas pour cela une force
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plus active, et4ine supériorité plus décidée sur la no*
blesse des aucienaes familles j on vit même dans le dixhuitième siècle des hommes qui s'étaient enrichis dans les laveurs des Rois' ou dans lés charges de finances , s'emparer de la plus grande partie des terres titrées, et faire prononcer en leur faveur des érections qui leur confirmèrent des titres qu'ils ne durent qu'à leurs richesses et non à leurs services ou à Tancienneté de leur noblesse.
' lia 'couronné de Marquis est un' cercle d'ôr enrichi
de pierreries et de perles, rehaussé et orné de quatt^ fleurons, alternés chacun de trois grosses perles mises . én trèfle.
Il4 l>£S COMTES.
CUAPliKJi Vil.
Dtt 0CMITB8.
Le, titre de Comte remonte au\ premiers Empereurs romains, qui nommèrent leurs conseillers conutes {pompa gnons)y puis comités à laiere leuirs Çamtes pak^ tins, c'est-à-dire, Comtes du palais ; ces grands-officiers ne cessaient jamais d'être auprès de la personne du Prince, et de donner des ordres pour son service. D'autres font dériver le titre de Comte du mot comedere , qui signiHe manger, parce que les Comtes quelquefois mangeaient avec TEmpereur, ou avaient droit d'être servis à sa cour.
Les Empereurs romains firent premiers Comtes de leur palais des généraux. d'année et des gouverneurs de provinces. Ceux qui avaient été vraiment Comtes de V Empereur avant que de passera d'autres dignités, gardaient ce titre comme le plus éminent.
n paraît aussi que le titre de Comte n'était pas toujours le titre d'un emploi ou d'un office particulier, que c'était souvent un titre d'honneur et de décora* tion, qui ne désignait par lui-même aucunes fonctions, mais qui les honorait toutes. Plusieurs auteurs prétendent qu'on peut comparer la comiti^e à nos ordres de chevalerie, qui décorent ceux qui en sont revêtus,
DES GOknES. Il5 '
skàé les tirer du rang où leur eniploi les met réellement ; mais , cependant , ce titre était généralement dévolu à ceux qui Entraient dans te^ fonctions ptdbli* qïîé^, civiles ou militaires.
Sous la république romaine , on donnait le nom de Comtes à ceux qui accompagnaient les I^rocbniuls ét lèk Prt>préteurs dans les provinces pour y servir la république. Le Proconsul ou le Propreteur se reposait sur les Comtes de tous les détails danis lesquels il ne piùûvaît èiitrér lui-iAêiAe. Ce titre d'àtnitié, dlit M. Gar« nier (^Dissertafion sur les Francs), devint celui d'un office 9 niâiis dont on' li'é peut se faire iiné idée trèseaiàcte, parce qu^il se <lonna à des fonélioiis bien dif-
-férentes. "
Tantôt il déàignà Un officier civil; dans d autres occàsîôiis \ Uu homihe revêtu de deux potlvû^t^;et d*àU» très fols, enfin, ce n'était qu'un litre d'honneur accordé à quelque emploi considérable, ou même à lâ vëtërance dans des emplois subalternes.
Ce fut rKaipereur Auguste qui appela des sénateurs dans son conseil , et les revêtit de diverses fonctions dails so'n palàis, d'oii ils furent appelés Comités Au^ gustiy et ce qui n'avait été qu'un emploi auparavant, devint, sous Constantin, une dignité. Eusèbe nous à^reudy dans la vie dë cfe Prin<^', qu'il divisa les Cofhie)5^ tirbîs ordres. Lés pt^'mîers portaient lé tîftre d'illustres ; les seconds celui de clarissimi, et ensuite spectahiles; lés troisièmes « càiân, se nommaient per^
feétùsintL Le séiiat ëtàit composé dés deux p^iAîei^ ordres : le troisième n'y entrait point j mais il jouisbait oè plusieurs privilëjfes des sénateiirs.