COCARDE
M. de boulaiiivillicrb dit que les cimiers turent d*abord de grandes figures, bu de cornes, ou d ailes, ou de monstres , ou d'autres choses frappantes et ^^ribles ,
que Von mettait pai ornement sur le haut ou la cime des heaumes, qui en étaient cousidérablement surchargés. On réduisit ces cimiers en plus |)etites figures, et les lambrequins n'en eurent pas moins de grâces, lînfin, on ôta les cimiers, auxquels succédèrent les panaches ou bouquets de plumes , d'où vinrent enfin les plumets.
I^s cimiers ù plumes d'autruche ou de liérou eut été plus généralement reçus par tous les peuples, et ces touffes de plume, dans les anciens tournois, étaient nommées pluituàls ou plitmaux parmi les Français , et cogmzances parmi les Anglais, parce que lesximiers servaient à faire connaître ceux qui les portaient. Les cimiers se faisaient aussi de cuir bouilli , de carton et de parchemin, peints au vernis, quelquefois ils étaient d'acier ou de bois.
cimier est héréditaire de même que les armes , et il sert souvent à distinguer les différentes branches d'une famille.
IjC vol-banneret , cpii est une image de la bannière ou drapeau carré , est composé des émaux de Fecu , il se met quelquefois pour cimier; mais il est fort peu d'usage, et ne -se montre que dans quelques anciennes armoiries de Chevalîcrs-bannerets.
Quelquefois aussi les Chevaliers faisaieàit leur cimier, de leur devise.
CoCARDi:. Depuis le règne de Louis XIII, la rose ou bouffette du ruban blanc au chapeau a été cons- ,