‹ De l'ancienne FranceChapitre 46 sur 105 · ARMURE ARMES DUS CHEVALIERS · texte numérisé non relu

ARMURE ARMES DUS CHEVALIERS

tammeiit la marque des guerriers , et , de chex nous , oel ornement militaire a passé chez les peuples voî«ns; cepends[^, on peut croire que cette distinction était encore pfps ancienne; car^ dans ie duel qui eut lieu entre les seigneurs de Jamac et de La Châteigneraye, en présence de Henri II, les parens et amis des deux champions qui les accompagnèrent au lieu du combat , selon la coutume d alors , se distinguèrent les uns des autres par des rubans de différentes couleurs ; ceux du parti de Jaruac en avaient de blancs et de noirs, et ceux des autres » de gris et de bleus : on les mettait au chapeau ou à la boutonnière du pourpoint.

M. Le Ducliat croit que le nom de cocarde vient de ce que ces nœuds ont succédé aux plumes de coq, cpie les Croates , et autres milices allemandes y faon^ groises ou polonaises, portent sur leurs bonnets, et les cocardes sont une imitation de ces plumes de coq.

Cette conjecture parait d'autant mieux fond^ que c'est aussi aux Croates, appelés en France Cramtes, que nous devons cet ornement du cou qui porte leur nom.

CoxxisR. La plupart des peuples anciens y tels que les Egyptiens , les Hébreux, les Mèdes, les Grecs, les Romains et les Gaulois, portaient des colliers d'or, d'argent, et de pierres précieuses; on en décorait les hommes de guerre pour récompenser leur braroure. Les Français l'adoptèrent aussi pour marque de leur ancienne Chevalerie, et, dans la suite, il servit de déèoration distinctive pour les Chevaliers de$ ordres institués par nos souverains.

CoiicELET, ou Corset, ou Ualleoiixt. C'était une cotte de mailles en foirmé de tuniqué, «jpii descendait

COTTE liàJàUlËSi.

depuis le col jusqu'au milieu du corps, et qui était formée de petits anneaux ou mailles de iii de fer tortillées et entrelacée» les unes dans les autres. Nicbt dit que « c'estoit la couverture et anneure de fer dont le gendarme et Je piquier estoient armés par lelîuste du corps, saus brassais, ne fauldières : qu*on Tappelle aussi corselet, parce qu'il n'arme que le corps, sans plus. « Sous François V\ les piétons portaient de ces corcelcLs ou hallecreU , faits de lames de fer, et Guillaume du Belay , seigneur de Lengei , nous dit « que la &con du temps éloît d'armer l'homme cl<^ pié d'un hallecret complet. >> Le corcelel et le pot en tete ont été l'armure du fantassin , jusqu'en i6aa.

COTTB d'armes ou COTTE DE MAILLES. Espèce de

casaque de mailles cle fer ou detoffe quon metUit par-dessus la cuirasse , et que les anciens ont nommée chlamys , paludamentum , sagum. Chez les Romains, le paludamentum était réservé aux Empereurs et aux géiuhaux d'armée, et le sagum était pour Ifss basoffîciers et les sotdate; le premier était de pourpre , le général le prenait lorsqu'il sortait de la ville, et le quittait avant que d'y rentrer, parce qu'il était, sans doute , le symbole de la puissance militaire, qui s'exerçait à l'armée, mais non dans l'intérieur des villes: c'était une draperie ou manteau qui s'attachait sur 1 épaule droite avec uae boucle ou ardillon. Les généraux romains élevaient très-haut cette cotte d'armes de pourpre, pour donner le signal du combat.

Tous les peuples de l'antiquité ont fait représenter^ sur leurs cottes d'armes, sur leurs boucliers o|i sur leurs casques, des images ou symboles qui rappelaient, ou les

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