CHAPITRE It
HB LA irOBLBSSB CHEZ VBB GAVLOI8 ET LES FEAITCV.
Des LeudeSf Anstrusùon.\ , tidèles et Ingénus.
Jules-César, dans son Traité de la guerre des Gaules, dk que les peuples cette contrée dtvisaieiit leur natien en trois états; le premier étak la noblesse ou les chei'aliers, qui j)oi talent les armes et s'adonnaient à la guerre; le second se composait des Druides, qui ser^ valent aux sacriffices et s^ocoupaient des affiiires importantes de rÉtat ; le troisième était formé par les diverses classes du peuple.
Lorsque les Romains eurent fait la conquête des Gaules, ik y établirent à peu près les règles de leur noblesse, en les faisant coïncider avec celles qui concernaient, la noblesse des Gaulois ; et lorsque les Fi>ancs vinrent d'au-delà du Rbin, sous la conduite de Glovts, pour envahir cette contrée, ils y trouvèrent des familles romaines et des familles gauloises qui étaient depuis plusieurs siècles en possession de ia noblesse.
La marque distinctivo des Chevaliers gaulois , était des grands colliers d'or et des anneaux d'or. Cu4a collunif dit Diodore de Sicile, parlant de ces
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peuples, torques gestanl, ex solido auio^ el in digitis annuhs attreos. Après que tes jeunes Gaulois airmient pris les premières armes, ils faisaient serment de ne porter
qu un anneau de fer jusqu'à ce qu'ils eussent fait quelque belle action qui les rendît digues de la chevalerie. Fofiissîmus quisque annulumferreum ( ignominiosum •
id genti) velut vinculum gestat, donec se aede liostis absolmi.
Ce collier des chevaliers gaulois était d'or fondu et fait de trois chaînes; torques mrumductum impiexum ex tribus quasi Juniculis quod gestabant de collo, Manlius iîit surnommé Torquatus^ du nom d'un de ces colliers, qu'il avait enlevé à un chevalier gaulois.
Césjar reconnaît donc les Chevaliers gaulois, el emploie les termes de nobles et très^nobiesy en parlant des principaux d'entre eux; leur amalgame, pendant plus de quatre siècles, avec les Romains qui leur prodiguèrent les droits de cité, n a pu que donner uu nouveau lustre à leur noblesse. L'empereur Claude, en parlant d'eux, dit : Galii ,jam moribus^ artibus, a/ftniteUibuSy nostris niixti sunt; et Gëréalis, général de l'empereur Yespasien, leur demandait : « Quelle différence y a-t*il « entre vous et les Romains? quel honneur, quelle di* tt gnité parmi nous, auxquels il vous soit interdit de tt prétendre ? » Effectivement , le sénat de Rome leur était ouvert; quelques«uns obtinrent des dignités curu* les, d'autres occupaient les premières places à la cour des empereurs, et les premiers emplois dans les armées.
Les Francs descendaient des Germains chez lesquels la noblesse héréditaire était établie, ce qui se justifie par ce qu'eu dit Tacite | qui rapporte que Ton choisis-