‹ De l'ancienne FranceChapitre 51 sur 105 · ARMURE ET ARMES DES CHEVELIEAS · texte numérisé non relu

ARMURE ET ARMES DES CHEVELIEAS

cinq pieds , surmonté d'un crochet ou fer plus ëchan-

crë , en forme de croissant , et terminé par une grande lame forte et aiguë.

La hallebarde était autrefois une armé fort commune dans les armées, où il y avait des compagnies de kcdlebavdiers. Les sergeus d'infanterie étaient armés de hallebardes.

On rappelait aussi hache danoise ^ parce que les Danois s'en servaient et la portaient sur l'épaule gauche.

Halecret. Ancienne armure défensive , qui consistait en un corselet de fer battu, composé de deux pièces, dont l'une couvrait la poitrine, et l'autre les épaules. Le halecret était plus léger que la cuirasse. La cavalerie française, qu'on ap|)elait, sous Louis XI, les hommes cT armes ^ portait le halecret.

Guillaume du Bellay dit : a La façon du temps présent est d'armer l'homme de pied d'un halecret complet ou d'une chemise ou gollettc de mailles et calebasset: ce qui me semble , ajoute-t-il, suffisant pour la défense de la personne , et le trouve meilleur que la cuirasse des anciens n'étoit. » Voyez aussi corcelet, page 2^5.

HAUBERGEOJiry diminutif de haubert. M. de Caseneuve dérive ces deux mots de imlsherga^ formé de l'allemand hais y qui signifie fe col y et de bergeriy garder^ conseiver, mettre à coui^erL En effet , c'était une cotte d'armes , qui d'abord ne couvrait que le col et l'estomac , et qui , ensuite , descendit jusqu'à mi-jambe ; elle était faite de mailles de fer; c'est à peu près la jacque ou la brigandine. Voyez cotte d'armes , pour hau-

BERGEOir et HAUBERT, page 2 7 5.

LAircE. oag

HOUHE ARMi DB TOUTES PlACBS OU DE PIED EN CAP.

C'était celui qui était couvert de rarmure complète , et sous le I apport de l'attaque, et sous le rapport de la défense; il était armé du casque ou heaume, du gor» gerin ou hausse-col , de la cuirasse , de la cotte de mailles, des épaulières, goussets, gantelets, tassettes, brassarts , cuissarts , grèves ou jambières , genouillères, soUerets et éperons , bouclier, lance, épëe, ou hadie d'armes.

Le cheval était housse , caparaçonné , bardé de fer à la téte et au poitrail ; il avait les flancs couverts de

flaiicois ornés des armoiries du Chevalier, et la tête armée et protégée par un ciiamfraiu de métal ou de cuir bouilli,

LMn&nterîe ne portait qu'une partie de Tarmure : le pot en téte (espèce de casque) , la cuirasse et les tassettes, mais plus, légères que celles des cavaliers*

HoQUETON. Voyez cotte d'armes , page ql'jS.

Jacque. Voyez aussi coite d armes.

JAMBiàBE& Voyez chaussure , page a65.

Jayelot et Javeune, Jaculum, Le javelot était employé par la cavalerie légère, et a été nommé pendant quelque temps angon, La japeline était une demipique dont se servaient nos hommes de guerre tant à pied qu'à cheval ; elle avait cinq pieds et demi de long, et son fer avait trois faces aboutissant en pointes.

Lange. L'écu et la lance ^usaient les prindpales armes des Lombards et des Français, seutum et lancea arma prœcipua Longobardorum et Francorum , selon Ducange. Ménage, au Supplément des Origines, dit que ce mot de lance est tout notre , comme nous venant

33o ARMURE FT ARMES DES CHEVALIERS.

(tes Guulois ; et il cite Dàodçre àfi Sicile , livre v , page 307, où cd Uislorien , parlant des^ arm^s des Gaulois , dit expressément : « Us portent devant eux des piqu^ qu'ils appèient lances.» Yarrou, continue Ménage, plua ancien que Diodore, dit, dans Aulu* gelle, (jue ce root est espagnol; ce qui peut être sans contradiction , pur Iç voisiuuge e^ le rappo^'t que les Romains ainsi que les Gaulois ont eu avec les Espagnols , dont ils ont pu emprunter ce mot. Pline, Uv. vij, cliap. 56, tlit que les Etoliens ont inventé lu lance, et que Sisenna, daQs Nocius MarçeUus, semble eu attribuer i'ipvention aux Allemands , dits Suèves ; enliji , de quelque part que viennent cette arme et son nom, il est constant que nos Français, dès oçusk" meneewent, se rendirent redoutaUes par leursi lances, dont le fer était fort long. Lanceù hngissimo hastili coiispicuis pt œ^a laisse Francos nostros clocuimiu iti notis ad jÉlesioiim, dit J)ucange au mot Imcea.

La lance était de bois de frêne , et composée de trois parties : la flèche ou le manche, les ailes, et le dai'd ou la pointe , qui était d acier h\e^ trempé et fort aigu ; etle était garnie d'un gonfenon ou d'une banderole» qui avait une queue longue et traînante.

Guillaume Le Breton , en pariant du combat c|e Çruillamne des Barres contre Richard d'Angleterre, auprès de Mantes, dit, en style pooliquc, que leurs hoMplicrs furent perces par le ircxie , c'estràrdire , par leurs lances de bois de frêne:

v troque per cljpeos ad corpora fraxinus ibat.

11 n'était permis qu'aux personnes de condition libre

de la porter dans les armées; et, sous le règne de Phi-

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