MAILLET
lippe «k Vakiît, tes Chevalîcra et la geiidamerie ,
cuiiibaltant à pied, rii laisaicMil encore usage, quoique généralement cetle arme iÛt affectée à la cavalerie.
Dans le dK>o des combats, les lances se fracassaient et sautaient en éclats. CVst pourquoi , dans les touruoisy pour dire un assaut de lances, on disait rompre une lance ; ainsi le combat à cheval ^ quand il se faisait à la lance, ne durait qu'un moment : on la jetait après le premier choc , et ou eu veuait à i'épée.
L'usage des lances dans les armées cessa vers la fin du règne d'Henri IV.
On appelait aussi Utnces ceux qui portaient cette arme; par exemple, un capitaine de cent lances^ pour dire un capitaine de cent lanciers.
Les lanciers étaient tous gentilshommes, et Henri Hl, par son ordonnance de i575, avait déclaré que nonseulement les lanciers , mais encore les archers des ordonnances devaient être nobles de race.
Dans Tancienne chevalerie, le combat de la lance, à course de cheval , passait pour la plus noble des joutes.
L'écuyer portait toujours avec orgueil la lance du Chevalier qu il servait; et il n'était permis au premier de se battre qu'avec Técu et l'épée, l'honneur de la lance était réservé au Chevalier.
Maillet. Cette arme est comprise au nombre de celles dont les Français faisiiient autrefois usage dans les combats; et Jean V<, Duc de Bretagne, dans un mandement pour convoquer les communes de son duché, leur marque, entre autres armes dont les soldatspouvaient s'armer, un mail de phmb.
En i35 1 , dans le combat des trente , si fameux dans
33a ARMURE ET ARMES DES CHEVALIERS.
les histoires de Bretagae , et qui fut ainsi nommé du nombre des oombattaos, qui étaient trente de diaque
côté , les uns du parti de Charles de Blois et du Roi de France , et les autres du parti de Moatfort et du Roi d'Angleterre , il est marqué que BiUefort , du parti des Anglais, frappait d'un maillet pesant vingt-cînq livres; que Jean Rousselet , Clievalier , et Tristan de Pestivier, Écuyer , tous deux du parti français , furent abattus d'un coup de mail; et Tristan Pestivier, autre Écuyer du même parti , blesse d un coup de marteau.
Les Parisiens, en i38i , voyant qu'au lieu de la diminution des impots qu'on avait publiée au sacre de Charles VI, on les augmentait tous les jours, éclatèrent en murmures. Us prirent les armes, et les fermiers des droits qu'on avait imposés , étant allé dans la halle pour les lever , il s'attroupa plus de deux mille hommes de la lie du peuple, sous prétexte de la liberté publique; ils coururent piller Tbotel-de-ville et Tarsenal, oii ils prirent des maillets de plomb , ce qui les fit surnommer maillotins. Ainsi armés, ils forcèrent le Cbàteleti ouvrirent les portes à tous les cri- ^ minels, et mirent à leur tète Hugues Aidnriot, prévdt de Paris, qui était alors en prison. Cet homme avait fait bâtir, sous Charles Y, les tours de la Bastille et du Petit-Châtelet : il leur promit mervdlles pour les^ amuser, prévoyant que cette rumeur cesserait bientôt.
En effet , les bourgeois ayant pris les armes, et mis des corps-de-gardes au coin des rues , tous ces gens ramassés se dispersèrent pendant la nuit, et le Roi, qui s'était retiré à Vincennes , revint à Paris. On pid>lia une amnistie, dont étaient exceptés ceux qui avaient
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forcé les prisons et l'hotel-de-ville; mais le lendemain, on arrêta un grand nombre de gens qui furent exécutés
en secret.
Les maillets étaient le symbole de la guerre , parce qu'en les employant on rompait, on cassait, on brisait tout ce qui s'opposait à Tattaque. Plusieurs maisons d'ancienne Chevalerie, telles que les de Maillj (i)^ les de Moachy^ les Martel^ et les ^ Bacqu/euiUey les adoptèrent pour meubles de leur écu. Voyez l'article suivant.
Masse, Ma^sss d'armes, Massue. Claifa massa. Les Francs, dès les premiers temps de la monarchie,
se sont servis de cette arme , qu'ils appelaient cateïes; et les mails, maillets et marteaux , n'eu furent qu une imitation.
La masse et le maillet furent les armes que préférèrent les ecclésiastiques, ëvêques et abbés qui, possédant fiefs, étaient dans l'obligation formelle, selon la loi des fiefs , de omduire leurs yassaux à la guerre, et de se trouver à leur tête lorsque le combat s'engageait; ils préférèrent, dis-je, cette espèce d'armes, pour se mettre à l'abri du blâme et des lois de l'église, qui leur faisaient défense de verser le sang, et de se
. (i) Ce nom est consacré avec reconnaîssance par les autrars de rancienne Encyclopédie, quL s'expriment ainsi : « Le nom ' « de François de Maîlly, Seigneur d'Haucourt, doit être cher
« aux bons citoyens. Loin d'entrer dans cette détestable con- « fédûration qu'on nommait la Sainte-Ligue, et qui fut forniic « en Picardie, il fit les derniers efforts pour ramener les re- «( belles à leur souverain. Son zèle et sa valeur furent récom- « -pensés par le collier de l'ordre du Roi. Il mourut en i63i. »