ORDRE ROYAL DU SAINT-ESPRIT
ft tacle, j'entreprendrais tout ce qui peut se faire; et ,<i mes efforts feraient voir combien j estime l'iioiiueur « qui m'est offert, et combiea la vie m'est peu con- <t sidërable, en comparaison de me rendre digne des « grâces dont il plaît à \ oLre Majesté de m'honorer.
(( Je suis , etc. »
A St'cJau, le II dt'ccmbic 1661.
Béponse du RoL
m Mon Cousin,
« Se ne saurais vous dire avec quelle estime pour « vous j'ai Iti, par votre lettre du 1 1 de ce mois. Tes- «f clusion que vous vous donnez vous-même pour le
cordon bieu, dont j'avais résolu de vous honorer, «c Ce rare exemple de probité me parait si admirable « que je le regarde comme un ornement de mon règne; « mais j ai un extrême regret de voir qu'un iiomme « qui, par sa valeur et sa fidélité, est parvenu si dire gnement aux premières charges de ma couronne, se u prive lui-même de celte nouvelle marque d'honneur, « par un obstacle qui me lie les mains. Ne pouvant « fiûre davantage pour rendre justice à votre vertu , je « vous assurerai du moins par ces lignes, que jamais te il n'y aurait eu de dispense accordée avec plus de « joie que celle que je vous enverrais de mon propre » mouvement, si je le pouvais sans renverser le fonde- « ment de mon Ordre. Ceux à qui je vais en donner le <( collier ne sauraient jamais en recevoir plus de lustre If daDs le monde que vous en acquérez par le refus
ai.
356 DES ORDRES ROTAOT DE CHKVALBIUE.
« que vous en faites, par un motif si vertueux. Je prie « Dieu, mon cousin, qu'il vous ait eu sa sainte et digne « garde. »
A Pari», le 29 décembre 1661.