S4 I^*^^ ORDRES DE CHEV ALERIE
ser et de défendre la religion du Christ; et certes, le le sang versé par les Templiers , dans toutes les parties du inonde, depuis leur institution jusqu'à leur extinction, prouve, de la manière la plus évidente, qu'ils ont tenu leur serment , et soutenu cette religion par les faits d'armes les plus éclatans, et le dévouement le plus sincère.
Quant aux débauches contre nature qu'on leur reproche : « C'est mal connaître les hommes, ^sent les a andens rédacteurs de l'Encyclopédie, de croire qu'il « y ait des sociétés qui se soutiennent par les maua valses mœurs , et fassent une loi de l'impudicité. On « veut toujours rendre sa société respectable à qui veut « y entrer, il ny a pas d'exemple du contraire; et si « des témoins ont déposé contre les Templiers, il y « eut aussi beaucoup de témoignages en faveur de « rOrdre.
« Si les accusés, vaincus par les tourmens qui font « dire le mensonge comme la vérité , ont confessé tant <c de crimes, peut-être ces aveux sont- ils autant à la « honte des juges qu'à celle des Chevaliers : on leur « promettait leur grâce pour extorquer leur confession.
« Les cinquante-neuf qu on brûla prirent Dieu à tén moin de leur innocence, et ne voulurent point la vie a qu'on leur offrait à condition de s'avouer coupables. • « Soixante-quatorze Templiers non accusés entreprirent c même de défendre l'Ordre, et ne furent point écoutés. »
Lorsqu'on lut au Grand-Maître sa confession rédigée devant les Cardinaux , ce vieux guerrier, qui ne savait ni lire ni écrii^, ainsi que ses confrères, s'écria qu'on Favait trompé ; qu'on avait écrit une autre déposition