ORDRE DIT TEMPLE
que la sienne; que les Cardinaux, ministres de cette
perfidie, méritaient qu'on les punît comme les Turcs punissent les faussaires, en leur fendant le corps et la tête en deux.
Enfin, on eût accordé la vie à ce Grand- Maître et à Guy, Dauphin d'Auvergne, s'ils eussent voulu se reconnaître coupables publiquement ; et on ne les brûla que parce que, appelé en présence du peuple, sur un échaiaud , pour avouer les crimes de l'Ordre , ils jurèrent que l'Ordre était innocent Cette déclaration, qui fit frémir le Roi , leur attira ce supplice; et ils moururent en appelant la vengeance céleste sur leurs persécuteurs.
L'abolition de leur Ordre, ainsi que le supplice de
tant (le Chevaliers, est un événement monstrueux, soit qu'on imagine que leurs crimes fussent avérés , soit qu*on pense, avec plus dé raison, que la haine, la ven* geance et l'avarice les eussent inventés. Il est triste, en parcourant les annales du monde , d'y trouver de tels faits.
Les dignités de l'Ordre étaient : celle de Grand- Maître , qui avait rang de Prince ; a** celle de Précepteur ou Grand'Prieur; 3^ celle de Fisûeur; 4^ celle de Commandeur.
L'étendart de l'Ordre était appelé le Beaucéant, On y lisait ces m<fts : Non nobù. Domine ^ non nobis, sed nomini tua da ghriam. Leur cri de guerre était : ^ moi , ùeau .Sire ! Beaucéant , à la rescousse ! Leur sceau portail cette inscription : Sigîiium Militum CAnsii.
La tour du Temple, à Paris, avait été bâtie, en 1. aS