DC7 GENTILHOMME DE HAUT PAHAGE, ET DE PARAGE SEULEMENT
Le Gentilhomme de haut parage était celui qui était descendu d'une famille illustre, tant en race qu'en Jief\ Le P. Honoré de SaintcvMarie dit cependant que tous les Gentilshommes illustres pouvaient u'étre pas toujours Gentilshommes de nom et d'armes^ attendu qu'ils pouvaient descendre d'une race qui avait la noblesse acquise d'une manière généreuse ,* par l'exercice des armes, qui s'était illustrée, et qui, en outre, possédait de grands fiefs, dont les revenus augmentaient l'éclat de leur existence, surtout lorsqu'ils jouissaient de grands emplois à la cour, ou qu'ils avaient formé de grandes alliances, ce qui les faisait qualifier de haut parage y mais cependant ne constituait pas l'origine de nom et
ou QMMnUÊOÊtUB J»B HAUT PAmAU, «tC. 44^
è^wmm* Le aire de Beemmotr, au oentrure^ dit «cpiis
« gentillesse est toujours rapportée de par les pères , et • jMtt de fer les mèree,. œ ipo ee doit eoteodre de la * « noUeiie de aang. Or, il 9t leiaarqae que le mot de « PARAGE est employé dans les auteurs pour la noblesse 4(de saAg, et être issu de haiU pamge, c*esê éU€ 'm Asc^mla étwm fmmUh MêHre tê anmenfte, Heur en
« race qu'en fief, »
Le poète rtMnain Garia parle ainst du kaut parage :
Jà es-tu riche, et trop de haut paaace? Quatorze Comtes as-tu de ton lignage ?
£t Guillaume Guiard :
Ms y lu, Mathieu de MaiUy, Comment ! quant Roi de France ammie»
Et messire Pien e de la Truye , £t maint autre de haut rAE^ôs?
On entendait par Gentilhomme de parage ( seulement), selon quelques anoiewieft coutume» de France, celui qui était Geotiihomrae de par son père^ el cdui* la pouvait être feit Chevalier, au lieu que celui qui était fils d'une mère GentUlefemme et d'un père roturier^ ne pouvait parveoir a k ehevaterie : oe dtrsier, cqpendant , n'en était pas moins Gentilhomme, et il pouvait tenir des fiefs. Àinsi Moustrelet , liv. I*'', chap. lvu , dit que Jean de Moatagu était né dans la ville de Pkris , qu'il était fils de M. Girard de Meirtagu , et qu'il était Gentilhomme de par sa mère ; ce qui est une preuve, avec le ohep. eux des ÉtaèiissemeHS de Saint^Laêts, et le 43hap« VLV dés GbutoMy de BeàmêmsîSf pm Beevmap- Boir, que la noblesse de par les mères avait lieu à Paris,
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de même que dans la plupart des provinces du royaume. Et, en effet, il y avait plusieurs coutumes oii Ton trouvait qu'elle était autorisée; telles, par exemples, que la coutume d'Artois, art. 198; celle de Saint-Michel, article 2, et celle de Champagne : tout cela sert à prouver que le privilège n'était pas particulier a la Champagne, comme Pithou et quelques autres auteurs se le sont imaginés.
Le mot de parage signifiait aussi le partage d'un fief qui se faisait entre des fvcreSy dont Taîné était appelé vhvmier, c'est-à-dire, chef de la succession, et les autres frères paragcaux , c'est-à-dire, partageant. Ces derniers étaient égaux en dignité avec le frère aîné: Sunl pares in J'cmlo, quijeudum tcticnt, jure parcigii. (Cujas. ) Cependant le chemier ( frère aîné) retenait pour lui les deux tiers du fief, et répartissait l'autre tiers entre ses frères co-partageans. L'aîné restait seul chargé de faire la foi et hommage dudit fief au Seigneur suzerain, tant pour lui que pour ses parageaux.