D£ LA NOBLESSE DE MAGISTRATURK
aulres jugest » qui devaient être docteurs jQK>ur arriver a . leur charge, ëtaii^nt appelas de robe. longue.
On établit également les dénominations do noblesse chevaltresqjue y noblesse, militaire , pour distinguer généralement, les familles ^inciennes de cet ordre , de çeiïes* de la magistrature, appelées noblesse de robe; mais ce serait une grande erreur - que de penser que l'une soit plus esttmablf que l'autre, parce qu'il s'est maintenu^' dans la magistrature des familles qui ne le cèdent en rien 9 pour 1 ancienneté e( Tillustration, à la noblesse^ d-épiée I et que d'ailleurs , ajant pris Tune et l'autre leur principe .dans des services éminens rendus au Prince et à TÉt^t , elles ont cliacune en particulier des droits égaux au respect et à la considération des peu- . pies , et à Testime paternelle du Souverain. La vertu militaire ne fut pas la seule profession noble de la société ; la paix eut se^ illustres aussi bien que la ^erre , et la science qui feit régner la justice ne mérite pas moins du corps social que la force qui conserve les États.
L'Aude et la science des lois attirèrent de tous les
temps la vénération ^r ceux qui les pratiquèrent ; car Maynier, dans son Histoire de la Noblesse de Piovence, dit que les gentilshommes de cette province ne dédaignaient pas de se qualifier jurisconsultes ; et que l'on trouve des cliartes des douzième et treizième siècles y oii les Castellanne, les Villeneuve , les d'Agout^les Yintimille, les Allamanon, les Amalric, les Aiguières et autres de cette condition , joignaient à leur titre de chancelier celui de jurisconsulte.
Les magistrats pouvaient , à l'instar des autres gen-