DE LA NOBLKSSÏ DE MAGISTRATURE
tilshommes , posséder des ducliés , des conittis , des baronnics, et en prendre le titre; le Roi en érigeait pour eux , comme pour les autres nobles ; nous en avons plusieurs exemples, entre autres celui du Chancelier Séguier, qui fut pourvu du duché-pairie de Villemor; mais il était d'usage, cependant, que les magistrats préférassent se faire appeler iWm titre <[ui annonçait la puissance publique dont ils étaient revêtus, plutôt que de porter celui d'une seigneurie, qui ne leur donnait aucun autre degré de considération que d'être signalés dans l'ordre de la noblesse ; et la plupart de ceux qui avaient des terres érigées en duché, marquisat, comté ou baronnie, préféraient les titres de premiers Prcsidens , Présidens , (iOnseillers , Procureurs ou Avocats- (iénéraux.
On a fait , en 1788, une énmnération , qui n'est pas encore exacte, des diverses charges ou oflices qui donnaient la noblesse au premier degré; en voici le résultat :
Charges (les Seertîtaires âi\ Uoi flos ç^i aïKlc cl pclile Clian-
cellcries, y compris les vOicr.iuces , cic. . . . ySo
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Parlcniens «îO^j
(chambres des Complet 686
Cours lies Aides 171
(]our des •Monnaie.'": 4-1
Bureau des fmances de l*aris ( 1 résorierî) <!e
France). la
Bureaux des finances des autres géncTalitcs,
qui donnent la noblesse gradueik* G5o
Total 3i39i
KOBL£SS£ JtfUMiCiPALE E£ d'kCHEVIN A.GE. 4? 7
Dans ce nombre on n'a point compris le Conseil
d'Etal, les maîtres des reqnétes, les anoblissemens par rëchcviuage y et autres foactious civiles ou de magistrature.