‹ De l'anémie consécutive aux hémorrhagies traumatiques et de son influence sur la marche des blessuresChapitre 9 sur 15 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Influence de l'anémie traumatique sur la marche

des blessures.

Nous ne devons pas oublier que la question de l’anémie traumatique n’est pas de théorie pure ; mais bien

qu’elle a un but essentiellement pratique. 11 s’agit en effet de savoir ce que deviennent les blessés qui ont perdu beaucoup de sang.

Déjà, dans l’exposé des symptômes, nous avons vu l’influence que l’anémie exerce sur le blessé lui-même, tantôt causant sa mort à bref délai, tantôt ne constituant pour lui qu’un état transitoire qui arrive bientôt à complète guérison ; dans quelques cas enfin amenant à sa suite un état général grave et persistant. Nous devons maintenant examiner la marche spéciale que l’anémie imprime à la blessure dans les cas où le malade a échappé aux premiers dangers.

Malheureusement cette partie du sujet, la plus intéressante pour le chirurgien, est passée jusqu’ici pour ainsi dire inaperçue; et trop souvent nous ne pourrons faire que poser les questions, sans apporter de solutions.

Comme tout état général, l’anémie est de nature à modifier tous les phénomènes, tant généraux que locaux, des blessures. Nous devons donc les passer successivement en revue, et nous demander quelle physionomie spéciale leur impriment les conséquences d’une grande perte de sang.

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