PARÉS
AGE | I'HIIHIUW à) \I (4 wn| x X | Xl a un ? roux De15à95ans | 9 15111111 47 95 à 30 ans | 6 | 6 o! 5 ÿ 1 , —|—|1|—|—|— À 30
cp T
30 à 35ansl413131614/2|1|114114|—|—| —-|— 24 29 6e (0 ET Ga ns og NE shout aut gelafole ble Fraa os 91 40 ans et plus | — IX — ae, LIAl—i—|—|—|—13 7 Age inconnu | 21 31113|—1|11)1 is 1 12 TOTAUX |21 és 7 16,11 # > fé 4|2/|—111|114148|
Pouvons-nous tirer des conclusions de ce tableau ? Je le crois. En effet les statistiques annuelles de la maternité de Bâle nous montrent que le nombre total des primipares est égal ou quelque peu supérieur au nombre total des multipares. Dans notre tableau les multipares dépassent de beaucoup en nombre les primipares. Les multipares semblent done être proportionnellement plus frappées que les primipares.
De même, d’après les mêmes statistiques, les femmes enceintes âgées de 15 à 25 ans forment le tiers du total des femmes enceintes, celles âgées de 25 à 30 ans, un autre tiers, celles âgées de 30 à 45 ans et au-dessus, le dernier tiers. (814 notre tableau nous donne un sixième de femmes enceintes âgées de 15 à 25 ans, environ un tiers de 25 à 30 ans et la moitié de 30 à 45 ans et au-dessus. Nous pouvons donc en tirer la conclusion que l’âge de prédilection de l’anémie de grossesse se trouve dans la période allant de 30 à 45 ans et au-
NE Are
dessus et que ce sont les jeunes femmes (de 15 à 25 ans) qui sont le moins exposées à cette maladie. Cela tient d’ailleurs probablement au fait que de 15 à 25 ans nous avons surtout à faire à des primipares et de 30 à 45 ans et au-dessus à des multipares. La fréquence de l’anémie de grossesse augmente donc en proportion directe avec la fréquence des accouchements et l’âge des parturientes.
Comment s'expliquer l’anémie de grossesse et comment des transformations si graves peuvent-elles survenir dans le sang de la femme enceinte? Jungmann (52) y voit simplement une aggravation pathologique des transformations physiologiques du sang dans la grossesse. Mais, la nature de ces transformations physiologiques est encore fort discutée. Doi (51), de même que P. J. Meyer (50), trouve que le nombre de globules rouges et la teneur du sang en hémoglobine sont chez les femmes enceintes et en travail, moindres que chez les femmes non-enceintes, ce qui viendrait à l’appui de la thèse de Jungmann (52). Dietrich, par contre, observe que le nombre des globules rouges et la teneur du sang en hémoglobine augmentent durant la grossesse jusqu’à l’accouchement. Dans ce cas-là, l’opinion de Jungmann ne se soutient plus. La question reste donc ouverte. En ce qui nous concerne, il nous paraît indubitable que l’anémie de grossesse rentre dans le vaste domaine des toxémies de grossesse. Labhardt (12) et Hüssy (53-55) ont trouvé comme éléments actifs dans les toxicoses (dans l’éclampsie, en particulier) des amines protéinogènes provenant du placenta. Il est probable que ces amines ont des propriétés hémolytiques, d’où destruction du sang, diminution du nombre des globules rouges et de la teneur du sang en hémoglobine. En outre, ces toxines ont une propriété de vaso-constriction et excitent les contractions de la musculature lisse. De plus, les glandes à secrétion interne travaillent plus activement pendant la grossesse (augmentation du goître) et leurs produits jouent un rôle d’excitateur sur la moelle osseuse. Ce surcroît de travail de la moelle osseuse, dû probablement aussi à une contre-réaction, suite de l’hémolyse, se manifeste par l'apparition de cellules jeunes (normoblastes, mégaloblastes, myélocytes, myéloblastes, ete.) dans le sang.
Or, que voyons-nous dans l’anémie de grossesse ? Tout d'abord, une hémolyse amenant les transformations caractéristiques du sang et la couleur sous-ictérique de la peau.