‹ De L'Anemie des Mineurs dite D'AnzinChapitre 17 sur 46 · ANNEES · texte numérisé non relu

ANNEES

Nombre D'ouvriers

Traitement des ouvriers

ATTEINTS de l' ANÉMIE

Totaux....

Moyennes par aDDoe

fr.

31660 fr. 17 c.

3166 fr. 01 c.

On voit que, malgré l'accroissement du nombre des ouvriers, les frais de traitement de l'anémie ont été progressivement en diminuant.

1859 (schœnfeld). — En 1859, Schœnfeld, médecin des mines de Charleroi, affirmait que, grâce aux ingénieurs, l'anémie avait complètement disparu des charbonnages belges depuis 1845-46. Il décrivait cependant divers « états de forme anémique », où « le

sang est manifestement diminué et altéré dans ses proportions chimiques " (i).

1861 (possiON ET FRANÇOIS). — En 1861, tandis que François attribuait l'anémie à l'action de l'hydrogène sulfuré, Fossion soupçonnait l'acide carbonique de contribuer pour une large part à sa production (2).

1862, (boens-boissau) anémie essentielle des bouilleurs de mons, charleroi et liège. — lo docteur H. Boens-Boissau, s'appuyant sur une pratique déjà longue au sein d'une clientèle houillère de plusieurs milliers d'individus, donne en 1862, dans son consciencieux traité pratique des maladies des bouilleurs (3), la description de l'anémie essentielle, telle qu'on la rencontre tous les jours dans la population charbonnière des trois grands bassins belges. Elle est, comme nous allons le voir, absolument semblable à ce qui s'observe actuellement à Fresnes.

La plupart des bouilleurs présentent déjà dans leurs conditions ordinaires de santé un premier degré d'anémie, caractérisé par la pâleur du teint, la mollesse et le peu d'abondance des chairs et la lenteur des principales fonctions de l'économie.

Symptômes (Forme cachectique). — « Lorsque l'anémie apparaît — dit l'auteur — le bouilleur se plaint chaque jour d'être plus vite fatigué, il s'essouffle facilement; malgré sa bonne volonté, il travaille avec moins de courage et se repose plus souvent.

(1) Loc. cit.

(2) Bulletin de TAcad. de Méd. de Belgique, 2« série, t. IV, 1861. Le mémoire de François a paru dans le Recueil de la Société des Sciences et des Arts du Hainaut.

(3) Traité des maladies des bouilleurs, Bruxelles, 1862.

« Cet état peut durer plusieurs mois.

« Alors on commence à apercevoir la décoloration des muqueuses, surtout aux paupières et aux lèvres ; la faiblesse générale augmente, le besoin de repos et de sommeil se fait vivement sentir, et les phénomènes suivants qui appartiennent à la maladie confirmée se montrent successivement.

« Le corps est sensible au froid, et l'extrémité des membres a perdu sa température ordinaire. La tête est pesante ; il y a des vertiges, surtout quand le malade se baisse ; il survient une douleur de tension vers les tempes, lorsqu'il monte une légère éminence ou un escalier ; les membres s'engourdissent facilement ; enfin le moral est affecté ; il y a découragement, dégoût de travail et des plaisirs.

« On remarque une tendance aux lipothymies et aux syncopes ; des névralgies dorso-intercostales, des gastro-entéralgies et des douleurs musculaires erratiques dans les membres.

« Les troubles intellectuels sont peu marqués, à l'exception de la perte de la mémoire, que nous avons souvent notée.

« Le pouls conserve sa régularité, mais il devient faible et facilement dépressible sous le doigt.

« Les voies digestives sont généralement affectées dans toute leur étendue. La muqueuse buccale est pâle ainsi que celle du pharynx. L'appétit est notablement diminué. Cependant le désir de manger s'éveille assez souvent, mais, dès que le malade a pris quelques aliments, il éprouve un tel dégoût que souvent il n'achève pas le repas commencé. La digestion est lente et laborieuse, accompagnée d'éructations et

de borborygmes. Il y a constipation ; les intestins sont distendus par des gaz, ce qui conserve au ventre une certaine ampleur au milieu de Tamaigrissement général qui se dénote peu à peu, c*est-à-dire beaucoup moins vite que dans les anémies cachexiques ou symptomatiques.

« Du côté des voies respiratoires, on ne remarque guère que la gène dont nous avons parlé tout-à-l'heure, et qui n*est manifeste que pendant des exercices ou une marche tant soit peu actifs. L* auscultation et la percussion de la poitrine ne révèlent aucun signe particulier.

« La circulation du sang n*a rien perdu de sa fréquence habituelle ; le calibre des vaisseaux semble un peu diminué ; les bruits du cœur sont clairs ; dans les gros vaisseaux du thorax et du cou on entend quelquefois, mais plus rarement qu*on ue Ta dit, des bruits de souffle simple ou double, signalés par divers auteurs. Indépendamment de ces phénomènes, on rencontre encore chez les bouilleurs anémiques, une anxiété précordiale, une oppression, qui simule parfois un accès d'asthme, et qui parait ôtreTeffet des modifications qu'éprouve le système nerveux ganglionnaire.

« Les organes génito-urinaires sont plus affectés chez les hiercheuses que chez les mineurs. Ceux-ci n'offrent guère, sous ce rapport, qu'un affaiblissement de la puissance génésique, des urines légères, aqueuses ; tandis que celles-là éprouvent une partie des phénomènes de la chlorose.

« Les sens sont généralement émoussés. La vue est faible ; il y a dans les yeux un état d'amblyopie

asthénique, un premier degré d'amaurose symptomàtique qui inquiète beaucoup de malades. L'ouïe aussi a perdu de sa finesse et de sa précision ; il y a des bourdonnements incessants dans les oreilles. La peau s'amincit, perd de son calorique. Le goût est quelquefois amorti ou perverti ; tandis que l'odorat peut être exalté. Mais ces derniers phénomènes sont beaucoup plus communs chez les chlorotiques que chez les anémiques.

« L'anémie essentielle est nécessairement de longue durée. Elle se développe très-lentement et elle disparaît de même. Quelquefois elle s'aggrave de plus en plus sous l'influence des causes qui l'ont produite en diverses circonstances malheureuses ; alors tous les phénomènes que nous venons d'énumérer augmentent ; les voies digestives surtout deviennent mauvaises, et il survient des accidents nerveux, des épanchements de sérosité, un marasme, des complications pulmonaires ou une affection intercurrente, qui enlève le malade. »

On est frappé de la ressemblance de ces symptômes avec ceux des observations d'anémie de Fresnes, rapportées par Tanquerel en 1843, et par nous dans ce travail ; et cependant, nous devons dire que, pour notre honorable confrère de Belgique, son anémie essentielle ne serait pas de même nature que l'anémie d'Anzin de 1803, qui, selon lui, résulterait d'un empoisonnement lent par des gaz délétères. Certainement, s'il avait eu connaissance de la forme sans troubles digestifs graves, que l'anémie a affectée depuis lors dans les mêmes veines de Fresnes, il eût reconnu, comme nous, l'identité des deux maladies. Cette identité de nature n'a point échappé à la sagacité de son

compatriote Kuborn, dont nous analyserons plus loin les travaux.

Nature. — D'après l'auteur, dans Tanémie essentielle il y a diminution des globules sanguins et augmentation du sérum ; la quantité de fibrine est plutôt diminuée; les principes minéraux du sang sont moins abondants qu'à l'état physiologique ; il y a aussi diminution de la viscosité, de la densité et de la coloration. L'anémie des bouilleurs consisterait donc dans l'insuffisance quantitative des éléments essentiels du sang.

Causes. — Cette maladie serait produite par la privation de lumière solaire, l'absence d'une certaine quantité d'oxygène et peut-être d ozone, et par les émanations méphitiques ou simplement irrespirables, qui s'échappent des entrailles de la terre, et qui se dégagent de la poitrine même des ouvriers et du foyer de leurs lampes.

Les attitudes mauvaises et les efforts musculaires pendant le travail contribueraient pour leur part à rendre l'hématose incomplète.

Les deux sexes sont généralement sujets à l'anémie des bouilleurs; les jeunes gens et les enfants résistent moins à tes causes que les adultes ; J'habitude rend l'ouvrier mineur moins sensible à leur influence.

Traitement principalement ferrugineux. — Après avoir soustrait le malade à l'action des causes qui on produit l'anémie, Boens-Boissau lui fait prendre, après chaque repas, une cuillerée à café d'élixir de Garus associé à la teinture martiale de Ludovic (i). Ce

(1) Nous n'avons pu nous procurer la foi'mule de la teinture martiale de Ludovic ;inais quelques pharmacopées étrangères

moyen bien simple lui a si souvent réussi pour guérir les anémiques, qu'il le considère comme le spécifique de la maladie des bouilleurs. Un mélange de bicarbonate de soude et de carbonate de magnésie fortement sucré, qu'il employa souvent, d'après les conseils du D"" Dieudonné, de Bruxelles, à la dose d'une cuillerée à café dans un verre d'eau, une heure après le repas, a été fréquemment suivi de succès. Les ferrugineux insolubles ont toujours été moins efficaces chez les charbonniers, que la teinture martiale de Ludovic.

En terminant, l'auteur ajoute que si l'on émettait des doutes sur la réalité de la fréquence des cas de chlorose et d'anémie chez les bouilleurs de son époque, il pourrait publier les observations par douzaines.

1863, (kuborn) statistiques. — En 1863, Kuborn, dans une étude sur les maladies particulières aux ouvriers mineurs employés aux exploitations houillères de la Belgique (i), signale l'anémie (forme cachectique) comme spécialement propre au bouilleur.

La maladie consisterait dans une diminution soit de la masse du sang, soit des principes essentiels de ce liquide, avec prédominance des parties aqueuses. Douze analyses du sang ont fourni les résultats suivants : 1® Diminution constante de l'élément globulaire, variable suivant le degré de l'affection ; le chiffre des globules est descendu, dans certains cas, à 90 pour 1000 en poids ; 2° Diminution fréquente, mais

indiquent sous le nom de poudre cachectique de Ludovic, une préparation qui parait contenir du Kermès, de Tantimoniate de potasse, du sulfure et du sulfate de fer et d'autres produits. (1) Mémoire couronné par l*Acad. de Méd. de Belgique ; Bruxelles, 1863.

non constante, de la fibrine ; variations dans les proportions de Talbumine qui, tantôt est diminuée, tantôt augmentée, tantôt enfin normale.

Dans Tobservation suivante de Kuborn, que nous résumons, on trouvera la description-type de la forme grave.

— Observation. S.., âgé de 30 ans, chargeur à la taille, travaille dans les mines depuis 18 années. Tempérament nerveux. Cet ouvrier, rangé et laborieux, n'a jamais été sérieusement malade. Son habitation est suffisamment spacieuse, sèche et bien exposée.

Il vient consulter, une première fois, au mois de mars 1857, pour des vertiges et des dérangements d'estomac. Depuis 6 à 8 mois, douleurs vagues aux lombes, aux cuisses, derrière le cou ; palpitations ; selles rares et dures.

Actuellement cet ouvrier se fatigue vite au travail, et sa respiration y devient très-gênée; souvent il éprouve une forte constriction à la base de la poitrine. Son teint est d'une pâleur cireuse, sa figure amaigrie, sans bouffissure ; le pouls est petit, à 82 pulsations ; les muqueuses buccale et oculaire sont exsangues. Résonnance parfaite du thorax ; ni voussure ni matité anormales précardiaques ; inspiration et expiration normales. Les bruits du cœur sont clairs, avec un léger timbre métallique, les mouvements en sont mous, les battements réguliers. Une mince couche de mucosités recouvre la langue. Le ventre et l'épîgastre sont souples et indolents.

Régime analeptique ; pilules de sous-carbonate de fer avec extrait de gentiane. S.... travaille de

deux jours Tun seulement, pendant 5 à 6 semaines.

Après deux mois de traitement, les vertiges sont moins fréquents ; bon appétit et digestions régulières ; l'essoufllement a diminué. Le travail est devenu plus facile, pourtant le malade est encore quelque peu courbaturé après la tâche. Le pouls plus ample, marque 75 ; teint meilleur, muqueuses moins pâles ; néanmoins le bruit cardiaque persiste encore, bien moins prononcé et peu constant.

Le 14 février 1858, après neuf mois pendant lesquels le traitement n'a été qu'irrégulièrement suivi, le malade revient consulter pour une névralgie hémicranîenne très-douloureuse avec exacerbât ions vespérales. Les symptômes, qui s'étaient amendés, ont reparu avec plus d'énergie : dyspepsie presque complète, nausées, vomissements, selles muqueuses, peu abondantes, mais fréquentes ; vertiges intenses. S... est devenu triste, mélancolique ; il se refroidit constamment et vacille sur les jambes. Pouls petit, à 88 ; bruit de souffle au V temps, bruit de diable dans les carotides.

Viandes grillées en très-petite quantité, bière fortement houblonnée, vin de Bordeaux ; chaque jour, près de 80 centigr. de limaille de fer et 40 centigr. de sulfate de quinine, avec extrait de gentiane, en pilules.

Le 17, les aliments sont rejetés, les pilules non digérées ; la névralgie persiste. Faiblesse excessive ; en outre, douleurs thoraciques et abdominales aiguës.

Viande de bœuf crue, hachée menu et liée avec du pain blanc trempé dans du lait. Chaque jour, en quatre doses aux repas, 80 centigr. de pepsine et 40 centigr. <le limaille de fer, en pilules ; décoction de quinquina jaune.

24 février. Quelques élancements névralgiques à la tête. Les aliments sont digérés, mais leur ingestion est suivie de fréquents rapports acides. Douleur épigastrique à la pression, avec gonflement ; selle demi-liquide.

Le 28, salivation très-abondante, inappétence, vomissement et pyrosis. Douleurs entéralgiques très-vives et selle sanguinolente.

Lavements au perchlorure de fer. Deux ou trois fois par jour, 2 cuillerées d'eau de chaux dans une demisoucoupe de lait ; 2 milligr. de strychnine par jour. Frictions sèches sur le ventre et Tépigastre.

3 mars. Disparition des douleurs. L'appétit à commencé à renaître ; une selle demi-consistante. Les bruits carotidiens persistent avec moins d'intensité ; 78 pulsations. Il y a eu un léger œdème qui s'eflface.

Poudres martiales, vin, viandes grillées ; promenades au grand air. L'amélioration continue.

Le 20 juin, les forces ont augmenté. Le teint a plus de fraîcheur; la coloration conjonctivale a commencé à se montrer. Le souffle a disparu au cœur ; il est presque imperceptible dans la carotide droite ; pouls moins fréquent, 74, plus résistant. Il n'y a plus d'oppression, si ce n'est après une marche un peu accélérée. Les forces sont suffisamment revenues pour que S... puisse reprendre son travail.

5 septembre. Tout a été bien pendant un mois ou six semaines. Mais peu à peu des douleurs vagues ont commencé à se manifester ; l'essoufflement et les palpitations sont revenues ; il s'est en outre manifesté un œdème assez marqué aux extrémités inférieures. Des saignements de nez indiquent la profonde détérioration qu'à subie l'économie.

Le traitement relaté plus haut est repris, en obéissant aux indications nouvelles, chaque fois qu'elles se présentent.

A la fin d'octobre, Tamélioration est manifeste. S... songe à se remettre au travail ; mais, comme il est convaincu que l'atmosphère et les travaux des mines sont causes de sa maladie, il se décide facilement à chercher de l'occupation au jour. Kuborn parvient à le placer en qualité de commissionnaire dans une station de chemin de fer, où il entre vers la mi-novembre. Depuis lors, sa santé a continué de se raffermir, et, n'étaient une pâleur mate du visage et une grande disposition aux vertiges, la guérison serait radicale.

D'après l'auteur, la maladie se manifeste ordinairement chez les sujets de 10 à 20, puis de 20 à 30 ans ; à partir de ce dernier âge, le nombre d'anémiques diminue sensiblement. Les meilleures constitutions n'en seraient pas à l'abri.

Les ouvriers de la taille ont fourni les trois-quarts des malades ; on est donc en droit de supposer, en dehors de l'absence de lumière, l'action d'influences spéciales à la houille.

Ce praticien a vu se manifester la puissance de Yhérédité chez des fils de vieux mineurs qui avaient souffert de la profession. Il a également observé des états anémiques dans plusieurs familles d'anciens bouilleurs, chez le§ enfants adonnés cependant à d'autres travaux que ceux des mines. Il fait néanmoins remarquer que plus de la moitié de ses anémiques n'étaient pas fils de mineurs.

Parmi les causes déterminantes, l'auteur cite l'ac-

tion lente et continue de' l'acide carbonique et peutêtre de Toxydc de carbone.

D'après la statistique de Kuborn, cette maladie se montre encore avec une grande fréquence dans les populations charbonnières. En effet, dans son premier relevé, qui comprend 540 malades sur 1518 ouvriers, il constate 81 cas d'anémie, dont 9 à un degré léger, 64 d'une intensité moyenne, et 8 avec les signes les plus prononcés. Dans une série de faits publiée ultérieurement, 74 cas nouveaux sont relatés sur 740 malades et 1630 ouvriers du fond : « et encore — disait-il — l'anémie a considérablement diminué dans nos bassins, grâce aux améliorations hygiéniques apportées dans leurs ateliers souterrains ?».

1869 (SCHOENFELD, KUBORN, BARELLA). — Comme

au cours de la célèbre discussion de l'Académie de Médecine de Belgique sur le travail des femmes dans les mines, Schoenfeld maintenait qu'il n'y avait plus d'anémie des bouilleurs en Belgique, Kuborn déclara, le 27 mars 1869, que dernièrement encore il avait visité, avec son collègue Sovet, le bassin de Charleroi, et qu'il en avait trouvé un assez grand nombre de cas. Dans la séance du 26 juin, le docteur Barella, médecin des charbonnages de Mariemont et de Bascoup, s'exprimait ainsi : « nous sommes porté à croire que chez un certain nombre de filles, la puberté est retardée par le travail dans la fosse : la preuve, c'est qu'il suffit de les faire travailler au jour, de leur donner un peu d'huile de morue et de fer, pour que, peu de temps après, se montre le flux menstruel. Ce qui parle en faveur de cette opinion, c'est que de jeunes ouvriers de 16 à 17 ans, nous ont présenté un état

chlproliqne manifeste, typique, lié à un retard dans révolution de la puberté. Cet état se dévoile aux yeux des parents par une langueur générale de l'économie et par l'absence de pollutions nocturnes. Lorsqu'un père vient nous consulter pour un cas semblable, il nous tient invariablement ce langage : — mon fils ne sait pas devenir jeune homme ».

1874 (riche). — D'après le docteur Riche, de Jeumont, l'anémie existait encore en Belgique en 1874 (i).

1875 (FÉLIX MANouvRiEZ). — Lo doctour Félix Manouvriez, Médecin des mines de charbon gras (flénu) de Quaregnon, près Jemmapes, nous a affirmé en 1875, que l'anémie y était alors très-rare. Les éruptions cutanées spéciales (gourmes) s'y rencontraient encore. La maladie était si fréquente il y a une quinzaine d'années, que le Gouvernement belge s'en émut et força les Compagnies à installer l'aérage ascensionnel par ventilateurs. On observait quelquefois de la diarrhée et souvent de la dilatation cardiaque et des hémoptysies. Traitement par le fer et les toniques.

1876. — Aux Vingt-quatre-actions, près Wasmes, où la ventilation est défectueuse, des cas d'anémie se montraient encore de temps en temps en 1876.

(I) Riche, Pathologie du houilleur ; Thèse de Paris, 1874.

Page 1