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Le récit de l'opération est emprunté à la thèse de Delbet. Bergmann se décide à faire la ligature des vaisseaux axillaires et l’extirpation de la tumeur.
L'opération entreprise le 26 juillet 4884 fut d'autant plus difficile qu'on ne put employer la bande d'Esmarch. Tout d'abord les vaisseaux axillaires furent dénudés au-dessous de la tumeur. La veine axillaire, grosse comme le pouce etanimée de fortes pulsations se présente d’abord ; derrière elle se trouvait une veine plus petite, et dans le fond l'artère axillaire. Cette dernière paraissait absolument normale. Elle n’était ni élargie ni sinueuse. Ensuite les vaisseaux furent isolés au-dessous de la tumeur e& liés au-dessus et au-dessous. Aussitôt les pulsations et le souffle s’arrétèrent complètement. |
L’extirpation présenta degrandes difficultés ; il fallut lier de nombreux vaisseaux : la tumeur était très adhérente aux parties molles, et les nerfs musculo-cutané et cubital étant absolument englobés dans la paroi de la veine. Le nerf musculo-cutané fut coupé parce que sa destruction ne devait pas amener des troubles fonctionnels importants ; le nerf cubital fut soigneusement disséqué. Mais il était si aminci et altéré, qu’on ne le jugea pas capable de remplir ses fonctions ; alors sans le sectionner, on réunit par des ligatures au catgut deux portions du nerf situées au-dessus et audessous de la partie altérée. La tumeur extirpée, on fit la suture du musculo-cutané : hémostase complète ; deux drains ; suture de toute la plaie.
Suiles opératoires. — Le deuxième jour!, la température s'élève à 3% 2, le troisième jour à 38° 2; puis elle
Eos
retombe à la normale. Réunion par premièreintention. La cyanose des doigts et de la main avait disparu dès le troisième jour. Au quatrième jour, lorsque le malade quitta l'hôpital, il jouissait de l'intégrité des mouvements de son bras. Le malade à été présenté au Congrès des chirurgiens allemands.
Le malade travaille ; la sensibilité est restée obtuse dans le domaine du *ubital.