GROUPE
Expectation.
1. — (Pelletan. Clinique chirurgicale, t. II, p. 66, 1810). — H., 24 ans. Région temporale droite et sommet de la tête. — Tumeur pulsatile. Artères afférentes dilatées. Carotide externe droite triplée de volume. La compression de cette artère arrête les pulsations, mais elle est douloureuse. Pelletan proposa la livature de la carotide externe, mais ne revit plus son malade.
2. — (Breschet. Mémoire de l’'Acad. de méd., 1833, t. III, p. 167). — F., 72 ans. — Consécutif à nœvus congénital situé sur la région occipito-mastoïdienne droite. Peu à peu Pangiôme gagna la face post. et sup. du crâne, entoura l’oreille et envahit jusqu’à la rég. temp. dr. — Peau rouge, violacée, brunâtre par places. La tumeur pulsatile, présente surface mamelonnée. Quelques ulcérations donnant lieu parfois à hémorrhagies. Les battements sont perçus par la malade, notamment dans le décubitus sur côté droit. — Mort à la suite d’hémorrh. — A l’autopsie, les artères très dilatées, flexueuses, formaient un réseau inextricable et les syst. capillaires artériel et veineux étaient eux-mêmes fort dilatés et constituaient de petites tumeurs. En certains points le tissu cellulaire était dur, lardacé. Dilat. et allong. de car. dr., de aorte et même des iliaques primit. Les art. malades ont parois minces et ressemblent à des veines.
3. — (Paget. Lectures on surgical pathology). — H., 83 ans. — Région auriculaire droite. Nœvus congénital ou développé dans la première enfance. Tumeur pulsatile formée par des artères dilatées, sinueuses, alimentée surtout par l’art. auricul. post. droite, dilatée elle-même.
4. — Crawfort. Liston, in Lancet, 1844, t. II, p. 276). — F., 25 ans. Régions temporale et pariétale droites. Suite d’un nœvus apparu à 11 ans. Masse pulsatile formée d’artères sinueuses. Les artères temporales droite et gauche, et la sus-orbitaire droite, sont fortement dilatées et aboutissent à la tu-
meur. Douleur sur le trajet des artères. Bruit de souffle. Liston conseille l’expectation. La tumeur serait restée stationnaire.
0. — (Wagner. Schriftliche Mittheilung). — F., 32 ans. Région frontale médiane. La malade aurait reçu à 43 ans un coup violent sur le front. Peu de temps après, apparition d’une tuméfaction bleuâtre qui se développa lentement et ne devint pulsatile que quelques années plus tard. Actuellement, tumeur du volume d’un œuf de poule, étendue de la racine des cheveux au nez et atteignant même le sillon nasal gauche. À son niveau, la peau est rouge, violacée. Elle est formée par des artères dilatées, sinueuses qui s’irradient dans toutes les directions. Réductibilité à la pression directe. La compression des deux carotides amène son affaissement. Douleurs lancinantes. Vertiges au début. Onze grossesses qui ont déterminé chaque fois un gonflement de la tumeur; les émotions et les boissons alcooliques produisent les mêmes effets. Depuis quelques années, la tumeur est restée stationnaire.
6. — (Streubel. De aneurysmate anastomotico. Diss. inaug. Lips. 1840, p. 12). — H., 37 ans. Région temporale gauche. Trois mois avant lPapparition de la tumeur, l’individu chargé d’un sac de grain était tombé dans un fossé et avait donné de la tête contre une pierre. La tumeur s’étendait à droite jusqu’au sourcil ; elle avait 3 pouces de circonférence et 1/2 pouce d’épaisseur. Céphalalgie continuelle. Rêves agités. ;
7. — (Verneuil. Gaz. hôp. 1870, p. 83). — H., Région occipitale. Double anévrysme cirsoïde des deux artères occipitales, ne formant pas de tumeur apparente à lextérieur, mais s’accompagnant de battements, de souffle et de douleurs névralgiques. Cet homme mourut un peu plus tard, à Bicêtre ; l’autopsie ne put être faite.
8. — (Decès. Thèse de Paris, 1857). — F., 82 ans. Région temporale. La maladie fut précédée de signes de congestion cérébrale, de sensations lumineuses, injection des yeux, amaurose. Ces phénomènes disparurent au bout de 9 jours. Il survint alors une dilat. de l’art. temp, qui s’allongea, devint sinueuse. La peau rougit, s’œdématia ; en même temps violentes douleurs de tête. Ces symptômes disparurent bientôt, mais alors les art. de l'avant-bras et de la main se dilatèrent. Tout rentra dans l’ordre quelque temps après.
9. — (Decès. Zdid., p. 30). — F., 75 ans. Tête. Survenue quelques jours après des phénomènes d’oppression et de congestion cérébrale. Les artères de la rég. temp. se dilatèrent, s’allongèrent, devinrent sinueuses, pulsatiles et se détachaient en relief sous la peau. Ces phénomènes disparurent au bout
de quelques jours.
10. — (Krakowitzer. Holmes. À system of surgery, 1870, T. LI, p. 542). — H., 45 ans. Tête. Origine congénitale. L’affection avait atteint un grand développement, sans donner lieu à des accidents. Les pulsations dont la
tumeur était animée disparurent; elle durcit, et le souffle perçu par le malade ne se faisait plus entendre tant qu’il restait au repos. — Amélioration.
11. — (W. Gibson. Znstitutes and practice of surgery, T. II, p. 371). — H... La tumeur est située entre l’angle de la mâchoire et l'oreille, qu’elle envahit même. Probablement congénitale. La tumeur est volumineuse, riche en vaisseaux et bat si fort, qu’une rupture est imminente, On conseille lexcision. À ce moment, l’enfant fut atteint d’une maladie fébrile très grave, pendant laquelle la tumeur diminua et disparut. Guérison spontanée. La peau qui recouvrait la tumeur offre l’aspect d’un sac vide.
12. — (Chevalier, Journal des connaissances méd. chirurg, 1851, p. 260). — F.,23 ans. Front. Origine inconnue. Les branches antérieures des deux art. temp. sont pulsatiles, sinueuses et atteignent le volume d’une plume doie. Les branches post. des temporales et les art. occipit. sont aussi dilatées, Guérison spontanée. Chevalier revit sa malade 2 ans plus tard. Toutes les artères étaient alors revenues à leur état normal.
13. — (Cloquet et Orfila. Bullet. acad. de méd., 1850-51, t. XVI, p. 590. —- H. -- Moitié droite de la tête. Le marquis de G..., voyageant en Espagne, avait été roué de coups de bâton. Peu de temps après, il se développa successivement un anévr. cirs. au côté droit du crâne et de la face, régions qui avaient été contusionnées. Les art. temp., occipit., auricul., énormément dilatées (quelques-unes avaient le volume du petit doigt), offraient des puls. très fortes, également perçues dans toutes leurs divisions. Le malade se refusa à toute intervention. Deux ans après, Cloquet vit le malade complètement
guéri 14. — (Heinecke. Billroth et Lueche. Deutsche Chirurgie, Lieferung 81, p. 132, 1882). — H. Région temporale. Un emphysémateux éprouvait des
douleurs insupportables et pulsatiles dans une des régions temporales. Le mal s'était développé en peu de temps et spontanément. La tempe malade était plus chaude que l’autre. L’art. temp. et ses nombreuses branches étaient dilatées, pulsatiles. On appliqua un bandage compressif. Deux jours après, tous les symptômes avaient disparu et les artères étaient revenues à leur
état normal.