‹ De l'anévrysme cirsoïde de la têteChapitre 23 sur 33 · Robert. Gaz. des hôp. 1851, p. 130). — (Voir IV · texte numérisé non relu

Robert. Gaz. des hôp. 1851, p. 130). — (Voir IV

3. — (Clémot et Verneuil. Thèse de Montpellier, 1851). — H., 22 ans. Sommet de la tête. Origine non signalee. Large tumeur, molle, fluctuante,

offrant des battements isochrones au pouls. Vaisseaux afférents et efférents dilatés. Le malade percevait les battements, se plaignait de céphalalgie et d’éblouissements. Ulcération suivie d’hémorrhagie. — Compression circulaire du crâne à l’aide d’une capeline dextrinée, qu'on change tous les 15-20 jours. Trois mois après, nouvelle ulcération et nouvelle hémorrhagie. Traitement continué encore 3 mois. Tout à coup symptômes de compression cérébrale et mort. — Autopsie. Tumeur formée par des artères et des veines dilatées. Parois artérielles amincies ; dans quelques points, la tunique moyenne n’était pas distincte, partout ailleurs très amincie. Tunique interne rouge, présentant deux ulcérations correspondant à deux ouvertures situées sur les os du crâne, par lesquelles le sang s’était épanché dans l’intérieur du crâne.

4. — (Gensoul et Bonnet. Gaz. hebd. de méd. et de chir., 1858, p. 332). — (Voir VI, 6).

5. — (Wagner. Schriftliche Mitiheilung des Vaters des Krankhen). — F., 21 ans. Région occipitale gauche. Développement spontané dans le premier âge. À 40 ans, on remarqua à la région occipitale gauche, près de la ligne médiane, une tumeur molle, pulsatile, du volume d’une noix, recouverte par les cheveux, indolore. À 18 - 19 ans, développement lent de la tumeur. La menstruation s'était établie 4 17 ans, mais elle était toujours irrégulière et douloureuse. Se marie à 19 ans. Vue par Wagner à #3 ans. Tumeur rouge, bosselée, d’où partent des vaisseaux animés de battements et présentant un bruit de souffle. Artères occipit., auricul. post., et rameaux auricul. de l’art. temp. fortement dilatés, depuis le volume d’une plume de corbeau jusqu'à celui du petit doigt. À droite, la dilat. vasculaire s’étend jusqu’au tronc de la carotide. De ce côté aussi, la tumeur arrive jusqu’à Voreille. À 21 ans, compression à l’aide de pelotes maintenues par un cercle entourant la tête. Elle n’est point supportée. À 23 ans, Wagner, en cherchant à éclairer son diagnostic, obtient par la compression des deux carotides un affaissement notable, mais non complet, de la tumeur. Il songe alors à pratiquer des injections de perchlorure de fer, mais n’ose y recourir, à cause de Pétat de gravidité de sa malade, Znsuccès. La tumeur reste stationnaire jusqu’après les couches.

6. — (Léon Le Fort et Bureau. Dict. encyclop. des sc. méd. Cirsoïdes (Anévrysmes), 1875). — H., 81 ans. Coup sur sommet de tête le 3 février 1868. Deux jours après, tumeur au point frappé. Elle est réductible, à contour irrégulier, de forme conique. Des vaisseaux dilatés, flexueux, pulsatiles y aboutissent. Cette tuméfaction va croissant, en même temps qu'apparaissent des tumeurs anévrysmales sur le membre inférieur droit. En 1871, l’anévrysme mesure 22 cent. transversalement, et 15 cent. dans le sens antéropostérieur. Au toucher et à l’auscultation, bruit de rouet. La compression en

un point du sommet de la tête, détermine une syncope. Les artères et les veines du cou sont dilatées presque uniformément, le thrillse perçoit sur tout leur trajet jusqu’au thorax. En les comprimant, on fait diminuer la tumeur de la tête. Battements de cœur très violents. 5 mars 4872, exophthalmie, douleurs intolérables dans toutes les parties du corps. Le malade se refusant à toute opération, Lefort conseille de recouvrir la tumeur avec des compresses imbibées de perchlorure de fer et maintenues par un bandage compressif. Ce traitement fut suivi sans résultat pendant 8 mois. La compression est continuée ensuite avec des appareils spéciaux, sans amener aucune amélioration. Mort le 6 décembre 1872. L’autopsie ne fut pas permise, mais Bureau put constater la disparition complète des os du crâne à l'endroit où existait la tumeur primitive.

7. — (Hulke. Medical Times and Gaz., juin 1877). — Compression inutile. (Voir IX, 8).

8. — (Hulke. Med. Times and Gaz. 1877, p. 612). — Compression. Insuccès. (Voir IX, 9).

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