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Le traitement est soigneusement discuté et basé sur l’analyse de 70 observations. l’auteur pose cette indication thérapeutique formelle : qu’il faut agir sur la tumeur, et non sur les branches afférentes. « D’une manière générale, dit-il, extirpation convient, surtout si l’élément tumeur lemporte sur l'élément dilatation périphérique des vaisseaux ; Pinjection de perchlorure de fer, dans les circonstances inverses. Si cependant la tumeur occupe une large surface, c’est encore au perchlorure de fer qu’il faut donner la préférence. »
En 1876, Wernher de Giessen (1) publiait une remarquable observation d’angiome rameux, qu’il fait suivre de quelques courtes réflexions, dans lesquelles il ne semble pas éloigné de croire que les dilatations vasculaires périphériques doivent surtout être rapportées à des ectasies veineuses, absolument analogues à ee que l’on trouve dans l’anévrysme artério-veineux dont il cite même un exemple.
Un travail de Kœærte(2), qui parut en 1880 à l’occasion d’un fait observé à l’hôpital de Béthanie dans le service de Wilms (IX, T0), préconise vivement la galvanopuncture dans le traitement de lanévrysme cirsoïde. Pour l’assistant de Berlin, la méthode des injections de perchlorure de fer, quoique généralement suivie de succès, est dangereuse, parce que, outre la suppuration fréquente du caillot qui peut entrainer des hémorrhagies, voire même l'infection purulente, on a vusurvenir dans des affections analogues des embolies mortelles. L’excision d'autre part entrainant des hémorrhagies excessives, n’est pas applicable à tous les cas. Seule, lélectrolyse ne présente aucun de ces inconvénients, et en aurait tous les avantages.
(1) Das verzweigte Aneurysma am Kopfe. Berl. Klin. Wochen, 1876, p. 165 (2) Zeitschrift zur Lehre vom Angioma arteriale racemosuum. (Deuische Zeitschrift für Chirurgie, XIII Band, I. u. 2 Heft p. 24, 1880